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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 16:25

Après  les évènements tragiques qui viennent de se dérouler en France et le sursaut national qui s’est s’exprimé dimanche dernier, l’ASAF rappelle que : l’armée française est engagée depuis de nombreuses années dans la lutte contre les groupes et mouvements terroristes islamistes ; elle a déjà perdu au combat plus de cent de ses soldats et un millier de blessés que ce soit en Afghanistan, en Afrique et au Proche Orient ...

 

Après  les évènements tragiques qui viennent de se dérouler en France et le sursaut national qui s’est s’exprimé dimanche dernier, l’ASAF rappelle que :

-          l’armée française est engagée depuis de nombreuses années dans la lutte contre les groupes et mouvements terroristes islamistes ; elle a déjà perdu au combat plus de cent de ses soldats et un millier de blessés que ce soit en Afghanistan, en Afrique et au Proche Orient ;

-          actuellement, au Sahel, en République centrafricaine  et en Irak, elle assure la défense avancée de la France et contribue à la protection des Français ;

-          simultanément, sur le territoire national, où elles participent au quotidien à la sécurité des Français, les armées ont renforcé dans l’urgence, à hauteur de 10 000 militaires, les forces de sécurité intérieure dans le cadre du plan Vigipirate, ainsi que les unités d’intervention (GIGN, RAID et BRI) spécialisées dans la lutte anti-terroriste.

-          A cet égard, l’ASAF tient à rendre un hommage tout particulier aux trois policiers tués dans l’exercice de leur mission et à adresser ses félicitations  aux trois groupes d’intervention de la gendarmerie et de la police qui ont éliminé les terroristes avec une grande efficacité.

 

 

Les Français comprennent maintenant qu’ils sont engagés dans une guerre contre des terroristes islamistes fanatisés, ayant une réelle expérience du combat.
 

 

L’ASAF demande donc  instamment  aux gouvernants et élus de la Nation de prendre toutes  les mesures qui s’imposent pour vaincre et en particulier :

-          d’identifier et désigner l’ennemi sans ambiguïté. Il ne peut y avoir de mobilisation durable des Français, d’engagement dans la durée de la Nation tout entière et de combat victorieux, si l’adversaire n’est pas désigné clairement aux Français ;

-          de mettre en œuvre une stratégie générale, une politique tant intérieure qu’extérieure de renseignement, de prévention et d’action, cohérente et compréhensible par tous ;

-          d’accorder aux fonctions régaliennes de l’Etat, garantissant la sécurité et la défense des Français, les moyens humains et financiers indispensables au succès. Concernant les armées, il serait inacceptable et impardonnable de poursuivre la politique de réduction des effectifs et des ressources financières qui est appliquée aujourd’hui. Il faut que le président de la République, chef des armées, décide au plus vite un moratoire dans l’inexorable diminution de nos capacités de défense et de sécurité et engage d’urgence leur remontée en puissance.

 


La REDACTION

(www.asafrance.fr

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 16:29

Posté le samedi 10 janvier 2015

Par Jean GUISNEL - Le Point

Que faire pour éviter qu'un tel massacre ne se reproduise ? C'est toute la question de l'antiterrorisme. Mais la réponse restera forcément incomplète...

Soupçonnés d'être les auteurs de douze assassinats perpétrés le 7 janvier à l'intérieur et à l'extérieur des locaux de Charlie Hebdo, les frères Kouachi ont pu préparer leur attentat dans la discrétion, sans se faire repérer par les policiers qui auraient pu et dû les en empêcher. Depuis des mois, sinon des années, tous les spécialistes prévenaient qu'une telle action allait se produire... Pour autant, est-il envisageable avec les moyens que la République consacre actuellement aux renseignements intérieur et extérieur - à la louche, un milliard d'euros par an - de dresser un bouclier infranchissable contre des hommes déterminés, organisés et prudents ? La réponse est négative.

De la même manière, les spécialistes de la protection rapprochée qui assurent la sécurité d'une personne menacée ne peuvent le faire de manière efficace contre un attaquant décidé. Dans la longue histoire de la police française - sous réserve d'inventaire et sauf erreur que nos lecteurs rectifieraient -, seules deux personnalités françaises ont dû leur survie aux tirs de leur "ange gardien" : Nafissa Sid Cara, secrétaire d'État chargée des Affaires sociales musulmanes dans le gouvernement de M. Michel Debré entre 1959 et 1962 - mais une balle tirée par son garde du corps avait tué un passant -, et le ministre de la Défense Charles Hernu, dont le policier chargé de la protection avait, en 1984, tiré avec son 357 Magnum dans la cuisse d'un homme qui fonçait sur le ministre au volant de sa voiture.

Mesures discrètes, efficaces, inédites

Aujourd'hui, plus de mille Français et Françaises se sont rendus en Syrie ou projettent de le faire. À ces suspects en puissance s'ajoutent tous les velléitaires qui ont tenté sans succès de le faire. Et persisteront à faire profil bas... Sauf à placer dix ou vingt policiers et gendarmes autour de chacun d'entre eux, et encore ! Il est matériellement impossible de surveiller tant de personnes. Comment faire ? D'abord, tenir compte de la réalité de cette menace invisible.

Pour ne parler que d'elles, les armées ont pris toute la mesure de ce problème. Sans entrer dans les détails, elles ont transmis de strictes consignes de sécurité à toutes les unités stationnées en métropole et outre-mer. Ces mesures de protection discrètes mais efficaces sont inédites par leur ampleur en ne visant pas seulement la présence des militaires quand ils sont amenés à se déplacer en uniforme. Elles concernent aussi la présence des soldats-citoyens-internautes sur les réseaux sociaux. Ils ont été invités à retirer toute allusion à leur activité professionnelle. Mais, pour le reste, les armées françaises seraient bien en peine de cacher qu'elles sont engagées depuis des années dans la lutte contre le terrorisme.

Nouveaux défis de la guerre des lâches

"La guerre est déjà sur notre sol", soulignait la semaine dernière un officier. Il poursuit : "Nous sommes engagés à l'extérieur de nos frontières, mais nous participons aussi à Vigipirate dans l'Hexagone." De fait, les armées françaises sont placées en première ligne. Depuis 2001 et les attentats du 11 Septembre, des dizaines de milliers de soldats français ont combattu d'abord en Afghanistan, puis aujourd'hui sur le sol africain. Les raisons de cette posture sont bien connues : les dirigeants français - tous partis de gouvernement confondus - considèrent que la meilleure manière d'éviter une propagation du terrorisme sur le sol national consiste à aller combattre ses inspirateurs et sponsors là où ils se trouvent : à Kaboul hier, dans la bande sahélo-sahélienne et en Irak aujourd'hui.

Cette attitude n'est pas contestée par nos concitoyens et les armées engagent en permanence des milliers de soldats et leurs moyens les plus puissants pour ce combat. Les services de renseignements y participent très activement en première ligne. Mais on mesure bien que l'on ne lutte pas avec un porte-avions ou des chars de combat contre des terroristes français bien de chez nous, formés sur le tas, dirigés à distance et sachant parfaitement jouer l'adhésion aux principes républicains, avant de surgir du néant l'arme au poing. Face à cette surprise stratégique, face aux nouveaux défis de cette guerre des lâches, toutes les questions sont sur la table. Reste à trouver les réponses.

Jean GUISNEL

Avis de l’ASAF :

Comme il est dit dans l’article, la réponse à une crise profonde n’est jamais exclusivement militaire, mais reconnaissons que les moyens militaires, toujours indispensables et qu’ils ne se construisent pas du jour au lendemain.

L’officier qui affirmait que « l’ennemi est déjà sur notre sol » n’est autre que le chef d’état-major de l’armée de Terre et ancien chef de la direction de la protection et de la sécurité de la Défense (DPSD), c'est-à-dire quelqu’un qui a une connaissance approfondie des menaces qui pèsent sur le territoire national.

La France doit donc se préparer à affronter des menaces très diverses, celles connues d’aujourd’hui et celles encore inconnues de demain. Or les moyens des militaires sans cesse réduits sont maintenant insuffisants pour conduire efficacement nos opérations extérieures actuelles. Ils le seraient encore davantage, si nos armées devaient être engagées demain en soutien d’opérations d’envergure sur le territoire national: contrôle de zones urbaines ou rurales sensibles, … compte tenu de la faiblesse des effectifs et de l’insuffisance de certains moyens (hélicoptères par exemple).

Ces capacités militaires devraient d’ailleurs continuer à diminuer dans les années à venir à moins que les récents évènements fassent prendre conscience aux dirigeants politiques de la nécessité d’arrêter l’hémorragie des finances et des effectifs consacrés à la Défense et engager une véritable remontée en puissance de nos forces.

Source : Le Point

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 16:19

http://www.honneur-patrie.com

Le chef du Kremlin vient de signer le décret autorisant les étrangers à combattre dans les armées russes.L’un des premiers décrets signé par Vladimir Poutine en ce début de 2015 autorise des citoyens étrangers à servir sous le drapeau russe.

Image: ReutersPersonne ne sait s’ils sentiront le sable chaud et défileront, képi blanc sur la tête, en chantant «tiens voilà du boudin». Mais une chose est sûre: l’un des premiers décrets signé par Vladimir Poutine en ce début de 2015 constitue une petite révolution puisqu’il autorise des citoyens étrangers à servir sous le drapeau russe.

S’inspirant de la célèbre Légion étrangère créée le 9 mars 1831 en France par Louis Philippe, le décret du maître du Kremlin permet à tout non-Russe de plus de 18 ans de servir – sous contrat – dans l’armée russe.Selon les termes du décret présidentiel, ces légionnaires à la mode russe pourront «être engagés dans des actions de combat, en accord avec les principes et les normes du droit international et de la législation russe». Les conditions d’admission physiques et sanitaires seront les mêmes que pour les recrues russes.

Toutefois, et contrairement au modèle hexagonal qui n’exige pas la maîtrise du français, les aspirants à la «légion de Poutine» devront parler le russe. Pour ceux qui souhaiteraient cacher leur passé, précisons que les étrangers sous enquête ou en passe d’être jugés, ceux ayant commis un crime ou purgé une peine de prison seront écartés. Enfin, autre différence notoire par rapport au modèle français, il n’est pas prévu – pour l’heure – de créer un corps séparé pour les «contractors», mais les étrangers seront intégrés dans les unités russes existantes.

Le décret de Vladimir Poutine concrétise une longue réflexion commencée après la chute de l’URSS. Confrontés à une démographie en chute libre et à une «crise des vocations», les militaires russes ont de plus en plus de peine à garnir les rangs d’une armée d’un peu plus d’un million d’hommes.

Du coup, l’idée s’est fait jour d’aller chercher, prioritairement dans les ex-républiques soviétiques, les recrues manquant à l’appel sur le sol national. Sachant que quelque 25 millions de Russes de souche vivent encore sur ces marches de l’ancien empire dans des conditions économiques difficiles, les généraux de Poutine pensent pouvoir facilement les attirer dans leurs rangs avec des contrats alléchants. Enfin, pour éviter la longue procédure de naturalisation, le modèle de recrutement de la Légion étrangère s’est imposé.

Restent deux questions essentielles: celle de savoir si la greffe prendra et à quoi serviront ces soldats de fortune? Au vu de la situation internationale, on peut penser que les stratèges du Kremlin savent déjà où ils déploieront ces combattants motivés. Quant à savoir si les candidats légionnaires seront nombreux, seul l’avenir le dira.

(TDG)

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 18:51

Connaissez-vous le lieutenant John Hasey? Cet Américain d’origine s’est engagé dans les Forces françaises libres dès 1940 avant d’être affecté à la 13e Demi Brigade de la Légion étrangère (DBLE). Il sera fait Compagnon de la Libération et terminera la guerre avec les galons de capitaine. Il continuera ensuite sa carrière à la CIA.

Pour en savoir à son sujet, il faut vous procurer l’agenda 2015 de la Légion étrangère, qui, au fil des semaines, met en lumière le parcours d’un légionnaire, connu ou inconnu.

C’est même plus qu’un agenda puisque toutes les informations relatives à la Légion étrangère y ont été regroupées. À commencer par le Code d’honneur du légionnaire, dont l’article 2 dit : « chaque légionnaire est ton frère d’armes quelle que soit sa nationalité, sa race ou sa religion. Tu lui manifestes toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d’une même famille ». En ces temps où il est question du « vivre ensembe », ce n’est pas un luxe que de le rappeler.

Cet agenda 2015, intitulé « L’épopée héroïque de la Légion 1915-1945″ vise à rendre un hommage à tous les légionnaires anonymes des deux guerres mondiales ainsi qu’à ceux qui, aujourd’hui, sont venus librement servir la France.

Les bénéfices tirés de la vente de cet agenda 2015 (12€ pour la France et Dom/Tom, 17€ pour les autres pays) serviront à financer le plan d’action social de la Légion étrangères (Institution des Invalides de Puyloubier, prestations complémentaires à Cellule d’aide aux blessés de l’armée de Terre CABAT, etc).

Vous pouvez vous le procurer auprès de la boutique officielle de la Légion étrangère ou de la rédaction du magazine Képi Blanc (*) en imprimant et en envoyant, avec votre règlement, le bon de commande qui vous est proposé sur son site Internet.

(*) Le magazine Képi blanc – rédaction Quartier Viénot – BP 78 – 13 673 AUBAGNE cedex

Un agenda 2015 dédié à l’épopée héroïque de la Légion étrangère
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 19:02

Publié le 19 décembre 2014 par légionnaires-officiers

Avant-propos

Je me garde bien de me proclamer “historien”, trop n’en faut, alors même que nombreux sont ceux qui n’hésitent pas à s’attribuer cette appellation et à déformer par le menu le passé en l’interprétant à leur manière, rendant les faits très différents de ceux réellement vécus. Ces manipulateurs de l’histoire agissent souvent pour survivre aux yeux des autres ou s’enrichir, alors que d’autres utilisent ce travestissement à des fins partisanes ou idéologiques. “Avec le recul, plus rien n’est bon, ni mauvais. L’historien qui se mêle de juger le passé fait du journalisme dans un autre siècle.” Emile Cioran. En fait, je me situe plutôt dans la catégorie naïve des “contemplatifs”, de ceux qui mémorisent et qui partagent leurs impressions, leurs réflexions et leurs coups de gueule et de cœur. J’ai retenu de mes lectures que chaque fois que l’homme fait un pas en avant dans ce qu’il appelle “le progrès”, il perd quelque chose…

Histoire de communiquer, je vous propose de passer un petit moment ensemble en lisant cette nouvelle intitulée “Avant Camerone”.

Mardi 15 avril 1844, Louis Philippe, roi des Français et Monsieur Guizot, chef du gouvernement, animent une séance à la chambre des Pairs. Le prince de la Moskowa, Joseph Nay, s’est étonné que la France ait cédé devant l’Angleterre en rappelant de Tahiti, le contre-amiral Dupetit-Thouars. La reine Pomaré joue la carte anglaise contre le protectorat français. Monsieur Guizot manque de dignité, dit-on dans les journaux et pourtant, la France à cette époque était prospère. C’était l’expansion des chemins de fer, l’amélioration des routes. Le commerce se portait à merveille, les “Magnifiques Galeries”, un des ancêtres de nos grands magasins, vendait des nouveautés qui attiraient bien du monde. A Paris, le prix du pain prenait deux vitesses ou deux prix, celui pour les riches et cet autre pour les pauvres qui devaient se contenter d’une seconde qualité… la France s’ouvrait, et particulièrement Paris, à l’art sous toutes ses formes, ainsi s’annonçait au théâtre “Le Français”: “Charles VII et l’Etourdi” et “Les mystères de Paris” à la porte Saint-Martin pendant que les mélomanes se rendaient au concert de Franz List au « Théâtre italien ». La littérature, quant à elle, n’était pas en reste, la maison Fournier annonçait la publication de “Cent proverbes de Grandville” et le “Siècle” offrait à ses lecteurs “Les trois mousquetaires”. Les publicités apparaissaient dans les journaux; l’eau milanaise enlevait les taches de rousseur, l’eau circassienne teignait les cheveux, les cigarettes “Raspail” étaient très efficaces contre l’asthme.

Les dames étaient en capotes, châles et manches à gigot et les messieurs en chapeau haut-de-forme, cravates à multiples tours et redingotes. Tout ce petit monde se donnait des émotions à domicile. Ils se réunissaient beaucoup entre eux et faisaient “salon” en lisant Alexandre Dumas, Eugène Sue et Balzac qui venait de donner pour la première fois le titre de “Comédie humaine” à ses œuvres.

Petits et grands bourgeois ne se préoccupaient guère de la misère atroce dans laquelle étaient plongés les ouvriers de la grande industrie naissante, celle-ci n’intéressait pas les parisiens enfermés dans leur bulle, seules Lille et Mulhouse et leurs environnements étaient concernés.

Loin de cette atmosphère au début de 1845, le chef de bataillon Vinoy, le futur général de 1870, était commandant supérieur à Sidi-Bel-Abbès, un modeste camp, perdu dans le bled où les troupes en opérations s’installaient en bivouac.

Une vingtaine d’années plus tard, après quelques sanglantes échauffourées, une ville naîtra, peuplée de 5 000 habitants. Un siècle plus tôt, les Deraouas et les soldats français s’étaient entr’égorgés à la même place. En 1865, s’y élèvera une cité prospère et pacifique. Les terres jadis incultes des alentours produiront de riches moissons.

En 1862, débute l’expédition française au Mexique, la Légion avait “l’arme au pied”. Lorsqu’un homme de guerre sait qu’une bataille fait rage quelque part, il brûle d’y participer. C’est ce qui se produisit ; la Légion était bien lasse de faire le service de garnison, de construire des routes, de creuser des puits, d’assurer la garde des pénitenciers de Ben Youd et de Boukanefis et de protéger quelques points isolés.

Elle ne figurait pas sur l’état des troupes envoyées au Mexique ni, d’ailleurs, sur celui du corps expéditionnaire de Cochinchine. Les officiers subalternes du régiment adressèrent une pétition à l’empereur qui eut le premier réflexe de punir les plus anciens de chaque grade, mais face à l’échec des contingents français devant Puebla, le 19 janvier 1863, arrivait l’ordre de mettre sur pied de guerre un régiment de marche destiné à renforcer le corps expéditionnaire au Mexique. Il ne restait plus en Algérie que le 3°bataillon et le dépôt.

Le régiment embarquait le 9 février 1863 et arrivait à Vera Cruz le 28 mars, 33 jours avant ce célèbre 30 avril où « L’armée française assiégeait Puebla… » mais c’est une toute autre histoire qui se préparait et qui fera l’objet d’une suite à cet article.

Christian Morisot

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 18:49

Publié le 25/12/2014 à 03:50, Mis à jour le 25/12/2014 à 07:39

Noël et Nouvel an - Castelnaudary (11)

L'une des crèches visible aujourd'hui à la légion étrangère de Castelnaudary/Photo DDM, Gladys Kichkoff

C'est une tradition et un moment fort pour la Légion étrangère. Six crèches (une par compagnie) sont ouvertes au public aujourd'hui de 14 heures à 18 heures au quartier D'Anjou.

Avec Camerone le 30 avril, Noël c'est l'autre fête de la Légion étrangère. La première s'ouvre sur le monde extérieur, celle-ci est interne, intime, c'est la fête de la famille Légion, fêtée depuis la nuit des temps, depuis, en fait, que la Légion existe. Ce soir-là, officiers et sous-officiers, et plus généralement tous les cadres, recréent la chaleur d'un foyer. Tous partagent la veillée avec leurs hommes et non leur épouse ou compagne, et leurs enfants. «Le plus ancien témoignage sur cette tradition est oral et date de 1912, à Fès au Maroc, avec des veillées articulées autour des crèches vivantes et, à minuit, des officiers qui allaient partager un verre avec leurs hommes», rapporte le commandant François Hervé-Bazin, officier supérieur adjoint en charge de la communication au 4e régiment étranger de Castelnaudary. Rien n'a changé. Le soir de Noël, le repas est amélioré, chaque légionnaire reçoit un cadeau. Le colonel Lobel, chef de corps, et ses adjoints ainsi que les présidents de catégorie rendent visite à tous, compagnie après compagnie, et commencent par ceux qui ne sont pas de la fête mais soit de garde ou d'intervention ou malades consignés à l'infirmerie. «Que pouvons-nous offrir de plus beau à nos légionnaires que cette veillée de Noël, que pouvons-nous leur offrir de mieux, nous, officiers français, que le sacrifice librement consenti de cette plus belle soirée de l'année à ces étrangers venus librement servir avec honneur et fidélité un pays qui n'est pas le leur» ? Il parle de la magie de Noël, de ce soir où ces légionnaires qui n'ont pas l'habitude de s'épancher sur leur passé auront envie de se confier, de demander une aide particulière. «Ce soir-là, il n'y a pas de barrière».

La crèche, l'autre tradition de la légion, celle à laquelle sacrifie tout légionnaire, où qu'il soit dans le monde, en garnison comme en opération, avec quatre bouts de bois, un peu de ficelle mais beaucoup d'imagination et de débrouillardise. «Souvent marquée par les souvenirs d'enfance de chaque légionnaire qui y fait vivre ses coutumes locales et y met un peu de sa culture. C'est ce qui fait la richesse de ces crèches». Loin des débats sur la laïcité qui agitent la société civile, elle est ici symbole de cohésion, de fraternité, loin des clivages de religions, de races, la crèche ici ne divise pas, au contraire, elle rapproche. Réalisée après la journée d'instruction, «à reculons au début, avec passion ensuite. Au départ, c'est compliqué de leur faire faire une crèche, ils ne comprennent pas et puis ils se prennent au jeu». C'est à qui fera la plus belle, la plus symbolique, la plus artistique, la plus, la plus… Il faut séduire le jury pour le concours du 24, une autre tradition. On raconte qu'en 1962, à la maison mère alors à Sidi-Bel-Abes, le colonel Vaillant, au prestigieux passé de légionnaire, en avait visité trente-trois, le soir de Noël.

Aujourd'hui, au «4», il y a six crèches à voir, une par compagnie, qui seront ouvertes au public l'après-midi du 25 décembre, de 14 heures à 18 heures. Une visite qui voit affluer au quartier Danjou des centaines de visiteurs et briller les yeux de tous, petits et grands.

Gladys Kichkoff

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 19:08

Noël légionnaire…

Noël est la fête de la famille Légion, c’est un moment particulier pour les légionnaires, notamment les plus jeunes. Avec près de 150 nationalités représentées, certains se sentent loin de chez eux et de leurs proches en cette fin d’année.

C’est pourquoi, officiers, sous-offi ciers et militaires du rang passent la veillée de Noël ensemble, entourant les jeunes légionnaires, la Légion étant devenue leur famille d’adoption. Noël est cet instant unique où la communauté légionnaire se retrouve pour un moment de cohésion et de fraternité partagée, sans aucune considération de grade ou de qualité, où les liens humains se resserrent.

À Noël, il existe une tradition qui perdure, le concours de crèches au sein des compagnies de chaque régiment. Pour le légionnaire, la crèche, avec Marie, Joseph et le “petit Jésus”, symbolise cet esprit de famille. Ainsi faire une crèche pour un légionnaire, c’est reconstituer la vie de famille en y intégrant des éléments personnels. En général, une unité représente dans sa crèche un thème choisi au sein de la compagnie avec le commandant d’unité.

Le challenge est lancé aux légionnaires qui avec de l’imagination et les moyens dont ils disposent, vont confectionner la crèche la plus originale possible, et parfois même des crèches vivantes. Même en opération extérieure à l’étranger, les légionnaires réaliseront une crèche coûte que coûte, avec ce qu’ils ont. Le 24 décembre au soir, le concours vient récompenser l’unité qui a réalisé la plus belle crèche. Elles ont été secrètement gardées tout au long du mois écoulé, au sein des unités avant d’être dévoilées au jury. Au cours du réveillon, le chef de corps passe dans les compagnies pour annoncer la position tenue par les crèches respectives.

Il remet fi nalement le premier prix du concours au commandant d’unité de la crèche gagnante. Tout un symbole et la reconnaissance de l’investissement de chaque légionnaire qui s’est ingénié à donner le meilleur de lui-même.

Noël concourt aussi à la fête de la solidarité légionnaire, autour des notions d’accueil, de générosité et d’échanges. C’est notre dossier du mois avec “l’entraide FELE en action”.

Toute l’équipe de Képi blanc vous présente ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année 2015.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 19:08

L’Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d’Indre et Loire

vous souhaite un Joyeux Noël et ses Meilleurs Vœux pour l’année 2015

Voeux 2015
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 19:46
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 19:41

Publié le 11/12/2014

Jacques Bompard et sa mini-crèche (Photo issue de son profil Facebook)

LE SCAN POLITIQUE - Le député d'Orange a diffusé sur les réseaux sociaux des photos d'une mini-crèche qu'il a introduite à l'Assemblée, en pleine polémique sur l'interdiction administrative des crèches de Noël dans l'espace public.

C'est ce que l'on appelle faire d'une pierre deux coups. Le député-maire d'Orange se veut à l'avant-garde du combat mené contre l'interdiction administratives des crèches dans l'espace public. Jacques Bompard en a donné de nouvelles preuves mercredi, en diffusant sur les réseaux sociaux les images de son dernier acte de «résistance» pour «la défense des traditions». L'élu a introduit dans son bureau l'Assemblée une mini-crèche de Noël cachée dans un petit képi de légionnaire. Une façon de rappeler au passage son opposition au départ du 1er régiment étranger de cavalerie de sa ville de garnison.

Deux jours plus tôt, l'édile diffusait des images de la crèche installée dans sa mairie d'Orange, et annoncée en grande pompe sur Twitter. Son épouse, maire de la ville voisine de Bollène, a fait de même. Et le couple s'en est expliqué par communiqué: «Nous sommes convaincus qu'aucun idéologue ne peut en réalité attenter à l'identité française. Nos terroirs et notre pays n'ont jamais eu besoin qu'un gouvernement de juges ou de frères leur expliquent quelles sont les traditions qui méritent d'être maintenues», s'indignent les chefs de file de la Ligue du Sud.

Et pour ancrer ce combat dans la durée, Jacques Bompard annonce avoir déposé un projet de loi à l'Assemblée pour assurer «la défense des traditions françaises» en précisant «certaines des aspérités de la loi du 9 décembre 1905 (loi concernant la séparation des Eglises et de l'Etat, ndlr) afin que plus jamais les Français ne se voient privés de crèches, du son des cloches, des processions ou de la galette des rois».

La polémique sur l'interdiction des crèches dans certains lieux publics a suscité un certain émoi à droite depuis que le tribunal administratif de Nantes a fait retirer celle du conseil général de Vendée au motif qu'elle constitue un symbole religieux. À Béziers, le maire proche du FN Robert Ménard a refusé de céder aux injonctions d'associations laïques, et a maintenu la crèche de Noël installée au sein de sa mairie. Il a reçu cette semaine la visite et le soutien de l'ancien élu vendéen et souverainiste Philippe de Villiers.

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