Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
  • Contact

Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

Recherche

Musique

16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 17:02

 

Après un sénateur de la majorité qui demandait hier au chef d’état-major des Armées de faire taire les militaires à la retraite, c’est cette fois-ci un ancien Premier ministre qui affirme, devant un parterre de jeunes étudiants et dans une expression digne de nos meilleurs comiques: « les militaire peuvent réfléchir mais il y a des limites à ne pas dépasser ».
Dans le même temps, mais en toute discrétion, le directeur de cabinet du ministre de la Défense envoie des lettres comminatoires à tous les officiers généraux dès lors qu’ils s’expriment sur des sujets d’actualité, en les rappelant à leur « devoir de réserve ».
 


L’armée n’a pas toujours été la « Grande Muette ».


Depuis quand les militaires d’active ne devraient-ils plus réfléchir et ne pourraient-ils plus s’exprimer librement, y compris devant les membres d’une commission composée de parlementaires ? Tout en se gardant, bien entendu, de dévoiler des informations secrètes et de remettre en cause la discipline dans l’exécution des missions qui leur sont confiées, devraient-ils cesser de faire connaître leurs réflexions sur les questions de Défense et de Sécurité qui sont au cœur de leur métier ?

 

Ils sont évidemment encouragés à s’exprimer par l’exemple d’illustres prédécesseurs : Lyautey, de Gaulle, Beaufre pour ne citer que les plus connus, car comme il a été rappelé récemment, l’armée n’a pas toujours été la « Grande Muette », mais elle l’est devenue.

 

Rappelons tout de même que les militaires qui s’expriment aujourd’hui sont d’abord des citoyens à part entière depuis que la République leur a accordé le droit de vote en 1945 et que, de plus, ils ont tous accepté le principe du sacrifice éventuel de leur vie au service de la France.

 

Dire la vérité.


Ce que certains leur reprochent aujourd’hui c’est d’exposer clairement des faits, d’analyser sans complaisance des situations anormales, de pointer des incohérences, de dénoncer des insuffisances voire des lacunes inacceptables, et de proposer des solutions souvent de bon sens, le tout de manière argumentée, sans langue de bois et sans esprit polémique.

 

Que des experts de haut rang, s’expriment sur les questions militaires dans un langage clair et en toute franchise en raison de l’urgence de certaines situations, suscite, il est vrai, l’attention et souvent l’admiration. Elle nourrit la confiance de la population envers ses militaires (exprimée à plus de 90% d’après les derniers sondages).



Les chefs d’état-major des armées sont régulièrement auditionnés par des membres de commissions parlementaires. D’autres, en situation de responsabilité, le sont au coup par coup. Il est pour eux inimaginable que leurs propos devant la représentation nationale ne soient pas complets et d’une totale franchise, que cela plaise ou non à l’auditoire. Il en va de la connaissance et de la compréhension des faits sans laquelle il ne peut y avoir de bonnes décisions. Si tel n’était pas le cas, l’exercice même de la démocratie en serait compromis car les élus sont, avant toute appartenance à un parti politique, les représentants du peuple et celui-ci a droit à la vérité. Aussi on ne comprend pas pourquoi le général Soubelet a été semble-t-il sanctionné par une mutation à la suite de ses propos devant la commission qui l’avait convoqué.

 

D’une façon plus générale, il est regrettable que les membres de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, par exemple, soient si peu nombreux à participer régulièrement aux auditions au cours desquelles les chefs d’état-major exposent les problèmes auxquels les armées sont confrontées. De même, trop peu de médias relaient leurs propos.
 


Le lien entre les Français et leur armée.


C’est pourquoi l’ASAF propose depuis plusieurs années que ces généraux qui conduisent les opérations en cours et préparent les forces armées pour les décennies à venir, puissent s’exprimer aux heures de grande écoute à la radio ou à la télévision, ou encore dans la presse écrite.


Nul doute que si les chefs militaires avaient cette possibilité et cette liberté, les Français s’intéresseraient davantage à leur armée, renforçant ainsi le lien armée-nation. Ils comprendraient mieux les raisons de nos engagements militaires et accepteraient d’autant plus les efforts financiers que la Nation doit consentir pour assurer sa Défense, préserver ses intérêts et garantir son indépendance.

 

L’adhésion et le soutien indéfectible de la Nation à son armée se construit sur la connaissance, la compréhension qui nourrit la confiance entre soldats et citoyens. L’Armée ne doit et ne peut plus être la « Grande Muette », sauf naturellement dans les seuls aspects véritablement secrets des opérations militaires.

 

Alors que des transformations rapides se produisent dans tous les domaines, pourquoi brider la réflexion et l’expression d’officiers sur des sujets d’intérêt militaire. Une telle sclérose imposée menace l’avenir de la défense de la France. En effet, qui, mieux que ces cadres y compris les plus jeunes, sont à même de combiner tradition et modernité, valeurs françaises et hautes technologies, nouvelle donne stratégique et tendances lourdes des peuples et des nations ?

 


A la suite des déclarations inacceptables de ce sénateur et de cet ancien Premier ministre, les prises de position de l’ASAF ont suscité d’innombrables réactions de soutien. Celles-ci ne peuvent que nous encourager à renforcer notre action en vue de continuer à informer en toute franchise et en toute liberté les décideurs et nos concitoyens sur les questions de Défense.

 

 

 

LA RÉDACTION

www.asafrance.fr

Partager cet article
Repost0
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 10:45

Dans le cadre d’un regroupement des amicales suggéré par le Général Bernard COLCOMB, les amicales du Grand Ouest se sont réunies le samedi 30 avril 2016 à Montjean sur Loire pour la cérémonie du 153ème anniversaire du combat de Camerone du 30 avril 1863.

Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Cérémonie de Camerone du 30 avril 2016 à Montjean-sur-Loire
Partager cet article
Repost0
3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 17:47

LA DEPECHE

02/05/2016

 

Pour cette 153e commémoration du combat de Camerone, présidée par le général de corps d'armée Éric Margail, fêtée par tous les légionnaires dans tous les pays, le beau temps n'était pas au rendez-vous à la caserne Danjou.

 

La pluie n'a pas empêché les fidèles, famille et amis, d'assister, ce samedi matin 30 avril, à la prise d'armes. Ils étaient plus de 2000 bravant la pluie et les bourrasques, debout, ne pouvant s'asseoir sur les gradins mouillés. Cette cérémonie était présidée par le général de corps d'armée Éric Margail. Les officiels étaient présents : le préfet Jean-Marc Sabathé, le député Jean-Paul Dupré, la déléguée à la région Hélène Giral, le président de la communauté des communes Philippe Greffier, le maire Patrick Maugard…

 

La prise d'arme commence par l'arrivée des pionniers barbus portant le tablier de cuir et la hache sur l'épaule de leur pas lent caractéristique. Arrive la troupe des musiciens de la légion. Ensuite chaque unité se met en place chantant son hymne. Solennité. Les anciens légionnaires se mettent en place. Le général Éric Margail rappelle dans son discours l'esprit de Camerone : «Prêts à faire Camerone dans les petites et grandes circonstances… une solidarité étroite qui unit les membres de la Légion, anciens comme nouveaux…» L'esprit de Camerone est le code d'honneur des légionnaires. Un serment de fidélité à la mission, à la parole donnée à la France que chacun renouvelle ce jour-là.

 

Puis vient la remise des képis blancs aux jeunes recrues qui sont promus légionnaires. Ils entrent tête nue et au signal vont coiffer avec fierté leur képi et dire ensemble les paroles d'engagement à la Légion. Moment émouvant pour ces jeunes soldats qui rejoignent le corps d'élite du 4e RE, prêts à partir sur tous les conflits pour défendre la France et ses valeurs.

 

La remise des médailles est aussi un moment émouvant. Huit ont été décorés dont une femme dentiste.

 

La cérémonie se termine par la narration de la bataille de Camerone, un combat qui opposa, le 30 avril 1863, une compagnie de la légion étrangère aux troupes mexicaines dans une hacienda du petit village de Camerone où soixante-trois légionnaires ont fait face à 2 000 soldats mexicains.

 

 

Partager cet article
Repost0
26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 17:41
Olivier Sopt, Jacques Vendrell et Bernard Sireau (de g. à dr.) sont venus restituer à Jean Stamm ses nombreuses décorations. ALIBERT FAUSTINE

Olivier Sopt, Jacques Vendrell et Bernard Sireau (de g. à dr.) sont venus restituer à Jean Stamm ses nombreuses décorations. ALIBERT FAUSTINE

A quelques jours de la fête de la Légion étrangère symbolisée par le 153 anniversaire du combat de Camerone du 30 avril 1863, l'amicale des anciens de la Légion étrangère de la Vienne a tenu à honorer un de ses anciens: Jean Stamm, de Charroux.

Mardi dernier, Jacques Vendrell, vice-président, Olivier Sopt, secrétaire et Bernard Sireau, trésorier, sont venus au foyer-logement de Charroux afin de restituer à Jean Stamm ses décorations qu'il ne possédait plus.


Né en 1925, c'est tout jeune homme qu'il s'engage dans les FFI (Force française de l'intérieur). Le 7 septembre 1944, il a servi dans la Résistance à Hissé, Bélâbre, Tercé, Chauvigny et Aigrefeuille. Blessé, il a servi jusqu'au 2 avril 1946. A ce titre, il est décoré de la croix de guerre 39-45 avec une citation (étoile de bronze).


En 1949, il rejoint l'Algérie, s'engage dans la Légion étrangère et part pour l'Indochine où il participe à de nombreuses opérations, titulaire de la croix de guerre avec palme, après quatre années jusqu'à la bataille finale de Diên Biên Phu. Prisonnier du Viet Minh, ils marcheront 900 km vers le triste camp 122. Libéré en septembre 1954, il rejoint l'Algérie; il est démobilisé en mai 1955 et entame une carrière civile.


En 2017, la Légion d'honneur lui sera remise.

La cérémonie de Cameronen se déroulera cette année à Scorbé-Clairvaux, le samedi 30 avril.

Partager cet article
Repost0
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 17:59

A l’heure où nous commémorons le centenaire de la bataille de Verdun et alors que notre pays est envahi par la morosité dans laquelle il semble se complaire, nous devrions nous interroger sur les ressorts qui ont permis à des hommes, appartenant à toutes les classes sociales, aux niveaux scolaires et culturels les plus variés et dont les vies antérieures allaient de la plus confortable à la plus rude, de tenir.

 

Si, dès les premiers des trois-cent-un jours de la bataille (du 21 février au 18 décembre 1916), la résistance fut aussi acharnée, c’est parce que les combattants acceptèrent, de tenir le terrain à tout prix (formule souvent utilisée dans les ordres du jour des chefs) sans aucune tentation de révolte et souvent dans les pires conditions. Pourquoi ? Parce que ces hommes défendaient leur territoire tout autant qu’ils obéissaient à leurs chefs. Chaque soldat défendait avec acharnement son morceau de créneau, sur parfois à peine plus d’un mètre de terrain, parce qu’il avait conscience que derrière lui se tenait le pays tout entier et, en son sein, sa mère, sa femme ou encore ses enfants. Son moteur ? La force morale ! Verdun fut avant tout le triomphe des forces morales.

 

 

A l’heure où nous commémorons le centenaire de la bataille de Verdun et alors que notre pays est envahi par la morosité dans laquelle il semble se complaire, nous devrions nous interroger sur les ressorts qui ont permis à des hommes, appartenant à toutes les classes sociales, aux niveaux scolaires et culturels les plus variés et dont les vies antérieures allaient de la plus confortable à la plus rude, de tenir.

 

Si, dès les premiers des trois-cent-un jours de la bataille (du 21 février au 18 décembre 1916), la résistance fut aussi acharnée, c’est parce que les combattants acceptèrent, de tenir le terrain à tout prix (formule souvent utilisée dans les ordres du jour des chefs) sans aucune tentation de révolte et souvent dans les pires conditions. Pourquoi ? Parce que ces hommes défendaient leur territoire tout autant qu’ils obéissaient à leurs chefs. Chaque soldat défendait avec acharnement son morceau de créneau, sur parfois à peine plus d’un mètre de terrain, parce qu’il avait conscience que derrière lui se tenait le pays tout entier et, en son sein, sa mère, sa femme ou encore ses enfants. Son moteur ? La force morale ! Verdun fut avant tout le triomphe des forces morales.

 

La victoire de Verdun montre ce que peut faire un peuple qui ne veut pas mourir. C’est précisément cette volonté que le peuple français d’aujourd’hui a perdue et qu’il doit retrouver. Depuis quatre ans, des sondages répétés montrent que les Français font preuve d’un immense pessimisme et, parmi eux, les jeunes plus encore que leurs aînés. Au sein de l’Union européenne, ils sont médaillés d’argent et seule l’Italie se montre encore moins confiante en l’avenir. Les Français n’éprouvent que peu d’attrait pour l’engagement collectif (associations, syndicats, partis politiques).

 

Tout cela pourrait apparaître comme une caractéristique bien française, une forme d’individualisme bien connue, bref, un péché véniel. Sauf que, comme ne cessent de nous le répéter nos responsables politiques, « nous sommes en guerre ». Or, la guerre est précisément la circonstance qui exige, de la part des habitants d’un pays attaqué, le sursaut moral le plus grand. Il n’y a pas d’événement supérieur à celui-ci en termes d’exigences ! De surcroît, ce sont précisément des jeunes qui ont constitué, le 13 novembre dernier, l’essentiel des cibles des terroristes qui ont frappé à Paris. Ce sont donc ces jeunes qui, en priorité, doivent trouver les forces morales permettant à notre pays de rester debout.

 

Pour ce faire, les jeunes Français peuvent prendre pour références ces autres jeunes du même âge, et qui pourraient être leurs frères et sœurs (qui le sont peut-être dans certains cas) et qui combattent sur terre, sur mer et dans les airs, au Sahel, dans le Golfe arabo-persique ou en Méditerranée orientale, en Irak et en Syrie, ou encore à tous ces soldats qu’ils croisent dans leur quotidien dans nos villes dans le cadre de l’opération Sentinelle. Ces soldats, comme leurs lointains parents de 1914 (oui, parents, car pas une seule famille française n’a pas eu au moins l’un de ses membres, proche ou lointain, mobilisé entre 1914 et 1918) n’ont pas seulement le sentiment d’avoir derrière eux des dunes de sable, des regs, des vagues soulevées par la houle ou des nuages plus ou moins menaçants, mais aussi leur maison, celle de leurs parents ou de leurs amis. En traquant les terroristes jusque dans leurs repaires, c’est le territoire national français qu’ils défendent.

 

D’ailleurs, un certain nombre de nos jeunes compatriotes ne s’y trompent pas puisque l’on n’a jamais autant enregistré de candidatures pour rejoindre les rangs de l’armée, de la police, de la Gendarmerie ou des sapeurs-pompiers. Mais cet élan, constitué d’individualités, vers un service au profit de notre pays n’aurait aucun sens s’il n’était accompagné d’une mobilisation politique au profit de notre Défense et des forces de sécurité.

 

Pour ce qui concerne les aspects strictement militaires, qui sont ceux qui, au premier chef, intéressent l’ASAF, il faut que la France retrouve son rang de puissance. Non seulement il faut cesser immédiatement la politique de réduction des moyens militaires, mais il faut rehausser singulièrement les budgets qui leur sont consacrés pour reforger un outil crédible, moderne, efficace, capable de gagner non seulement et ponctuellement des batailles, mais la guerre [1]. Cet accroissement des moyens doit s’accompagner d’une doctrine militaire adaptée à une nouvelle vision en matière de politique étrangère en direction du Moyen-Orient, de l’Afrique, mais aussi de l’Europe où nous ne pouvons durablement accepter que nos « partenaires » nous laissent bien souvent seuls pour faire le boulot quand bien même la menace les concerne aussi.

 

Nous devons aujourd’hui faire preuve de courage pour gagner la guerre qui est portée sur notre sol. Cependant, la valeur de notre outil militaire dépend, en très grande partie, du moral de la Nation car d’une part, dans notre démocratie, c’est elle-même qui règle notre organisation militaire et d’autre part, parce que nos soldats en émanent et que leur état d’esprit ne peut pas être très différent de celui de leurs concitoyens. Enfin, n’oublions jamais qu’en dernier ressort, et quelles que soient la quantité et la qualité des équipements militaires dont on dispose, c’est toujours avec son âme que l’on se bat.

 

 

LA REDACTION
www.asafrance.fr

 

 

[1] Lire l’excellent ouvrage que vient d’écrire le général (2S) Michel FORGET : Nos armées au temps de la Ve République (collection Economica) qui met en perspective notre effort de Défense actuel.

Partager cet article
Repost0
24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 17:57

Posté le jeudi 21 avril 2016

 

 

L’apprentissage du français est un des enjeux majeurs de la formation des engagés volontaires.

Le 4ème RE dispose de la méthode « Képi-blanc », pragmatique, concrète et très efficace, cette dernière a su évoluer avec son temps.
L’objectif de la méthode est simple : permettre aux engagés volontaires qui ne parlent souvent pas un seul mot de français lors de leur engagement de maitriser 100 mots de vocabulaire à la fin du premier mois, qui se déroule dans une ancienne ferme, puis 500 mots au bout de 4 mois avant de partir en régiment.


L’implication du chef de section et des cadres de contact est primordiale. Pour cela ils vont utiliser au maximum les quelques engagés volontaires francophones qui seront chargés de faire répéter leurs binômes étrangers et faciliteront ainsi l’assimilation des leçons réalisées en salle de cours.
Quoiqu’il en soit, chaque occasion au cours des 16 semaines d’instruction initiale, est utilisée, au quartier, à la ferme ou sur le terrain pour faire acquérir, par la répétition, de nouveaux mots de vocabulaire ou des structures grammaticales
.


Cette belle mission qu’est l’apprentissage du français mérite d’être connue et attire d’ailleurs la curiosité de l’Education Nationale qui n’hésite pas à se déplacer au régiment pour assister à des séances d’instruction. La réussite de la formation n’est plus à prouver lorsque des sous-officiers étrangers ayant eux-mêmes appris la langue française à Castelnaudary deviennent, à leur tour, quelques années plus tard, de véritables professeurs de français.

 



Le grand Atlas
Revue périodique du 4ème régiment étranger
Régiment de formation de la Légion étrangère

 

Source : Le grand Atlas Revue périodique du 4ème régiment étranger Régiment de formation de la Légion étrangère

Partager cet article
Repost0
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 18:22

centrepresseaveyron.fr

6 avril

Impressionnante cérémonie de remise de képis blancs que celle qui s’est déroulée, mardi après-midi, dans la cour de la préfecture de l’Aveyron. En déclamant en chœur leur honneur et leur fidélité à la France, les 47 légionnaires ont impressionné aussi bien les élus et autorités militaires présentes, que les Ruthénois qui passaient par là.

 

Issus de 29 nationalités différentes (dont beaucoup de Népalais et d’Ukrainiens), ils ont rejoint la Légion il y a quelques semaines. Et cette cérémonie officie en quelque sorte leur intégration. État d’urgence oblige, c’est dans un lieu «fermé» que celle-ci s’est déroulée.

 

«En temps normal, c’est en public» précise l’officier de communication Bazin. «Pour qu’ils rencontrent ceux pour qui ils vont servir ». Avant d’arriver à Rodez, ils ont d’ailleurs effectué 50 kilomètres de marche en deux jours, depuis Saint-Beauzély.

 

Quelques-uns rejoindront le camp du Larzac

Cette cérémonie n’a pas de véritables liens avec l’arrivée de la 13e demi-brigade de la Légion étrangère dans le camp du Larzac. Ces recrues sont actuellement incorporées au sein du 4e Régiment étranger de Castelnaudary.

 

Là-bas, ces recrues suivent une formation intensive destinée à leur inculquer «les valeurs de la Légion» et à leur enseigner le français. «Ils sont en formation depuis trois semaines, ont acquis une centaine de mots. Ils devraient en acquérir 500 au terme de leurs 4 mois de formation», explique l’officier de communication. Après quoi, ils rejoindront leur nouvelle affectation, qui sera le camp du Larzac pour quelques-uns d’entre eux.

 

Après la cérémonie, dans les salons de la préfecture, où les légionnaires ont entonné le traditionnel «Tiens, voilà du boudin», le colonel Dufour a rappelé l’importance que revêt ce moment. «Ils rejoignent leur nouvelle patrie, la Légion, prêts si nécessaire à se sacrifier pour la France. Et je vous demande juste, si un jour vous en croisez, d’avoir une pensée au fond de vous pour l’engagement de ces hommes».

 

Ravi de recevoir la Légion étrangère, le préfet Louis Laugier a souligné pour sa part que tout serait fait pour le bon accueil des légionnaires sur le Larzac. «Et j’espère que Rodez restera gravé dans votre mémoire comme la ville où vous avez reçu votre képi» leur a-t-il lancé.

Partager cet article
Repost0
3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 18:33

 

Mise à jour : 29/03/2016 13:14 - Auteur : Capitaine Seznec

Installé depuis 1966, à Aubagne, au sein de l’ancien domaine du château de La Demande, agrandi et rénové de 2011 à 2013, le Musée de la Légion étrangère est l'unique musée d'histoire militaire de la région marseillaise. Il invite chacun à découvrir cette institution de renommée mondiale et ces étrangers venus servir la France.

 

 

Le parcours muséographique permanent vous plonge dans une épopée qui commence avec la création de la Légion étrangère en 1831 et vous fait voyager dans le temps, sur l’ensemble des continents, jusqu'aux théâtres d'opération les plus récents. Le musée possède également une annexe consacrée aux uniformes légionnaires, au château de Puyloubier.

 

2000 objets chargés de souvenirs et d'émotions y sont exposés. Ils évoquent l'histoire de la Légion étrangère, faite d'expéditions lointaines, de travaux pharaoniques et de combats héroïques.

 

Droits : Armée de Terre

Partager cet article
Repost0
3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 18:30

Beau geste, Hans Hartung, peintre et légionnaire à Aubagne

 

Peintre majeur du XXème siècle, maître de l’abstraction lyrique et l’un des précurseurs de l’action painting, Hans Hartung est doublement à l’honneur à Aubagne où il est exposé du 16 avril au 28 août à la fois dans Le Centre d’art les Pénitents noirs et au musée de la Légion étrangère.

 

Cette double exposition, « Beau geste, Hans Hartung, peintre et légionnaire », produite avec le concours de la Fondation Hartung-Bergman tend à confronter sur deux espaces une partie de la production artistique de Hans Hartung (1904-1989) :
La désolation de la guerre, au musée de la Légion étrangère et les sublimations du sud, au Centre d’art les Pénitents noirs. « Beau geste, Hans Hartung, peintre et légionnaire », c’est La désolation de la guerre où le public pourra découvrir des pièces d’archives et des oeuvres inédites réalisées à la mine de plomb, au pastel, au fusain, à l’encre, à l’huile et/ou à la tempera : 6 toiles de 1942 à 1945, 12 peintures sur papier de l’été 1940, 10 oeuvres sur papier de 1939 et 17 oeuvres sur papier de 1942-1944 dans des vitrines. Période figurative de l’artiste, certaines oeuvres sont parfois d’inspiration picassiennes.

 

Les sublimations du Sud mettent en scène 17 acryliques sur toiles de différents formats créées entre le 11 et le 16 juillet 1989. Cinq journées où l’artiste a peint dans l’urgence, sorte de sursaut dans son oeuvre qui marque l’idée d’une finitude. Handicapé par son amputation, Hans Hartung parvient à mettre en place des moyens de création qui subliment son invalidité. Ses oeuvres gagnent en ampleur et en puissance grâce à des systèmes de projection qui lui permettent d’appliquer la peinture sur la toile. Cette exposition est la marque de l’engagement militaire d’Hans Hartung. Son engagement dans la Légion aux côtés de soldats de toute nationalités et religions et celui face au nazisme.

 

Les expositions seront l’occasion d’organiser des actions de médiations auprès des publics scolaires et de groupes constitués. Des événements culturels prendront vie autour de ces expositions. Hans Hartung aimait à créer en musique, concerts et intermèdes musicaux donnés par les élèves et professeurs du conservatoire de musique et de danse d’Aubagne rythmeront les deux expositions.

 

Le commissariat de l’exposition est confié à Fabrice Hergott, directeur du musée d’Art Moderne de la Ville de Paris et la scénographie à Cécile Degos qui signe depuis près de 15 ans des scénographies pour des sujets aussi bien classiques que contemporains.

 

Partager cet article
Repost0
28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 11:28

Défense - Armée - Légion étrangère

 

La Solidaire, c'est une épreuve cyclosportive caritative organisée par le 4e régiment étranger de Castelnaudary au profit des anciens de la Légion. La 7e édition aura lieu du 14 au 17 juin, au départ de Castelnaudary.

 

À la Légion étrangère, la solidarité n'est pas un vain mot. Mieux, elle est inscrite dans le marbre, récitée même, avec le code d'honneur, par les jeunes engagés volontaires lorsqu'ils coiffent leur képi blanc. Solidarité envers le camarade «quelle que soit sa nationalité, sa race ou sa religion», solidarité aussi envers les anciens, tous ceux qui, un jour, ont porté le béret vert, s'ils ont besoin d'aide. «Chaque légionnaire qui a effectué un contrat, pour peu qu'il ait servi avec honneur et fidélité, reçoit en partant un certificat de bonne conduite – c'est le cas de 97 % d'entre eux. Il devient ainsi ayant-droit à vie de la solidarité Légion», souligne le commandant François Hervé-Bazin, du 4e régiment étranger de Castelnaudary, qui explique comment, à ce titre, si l'ancien képi blanc est un jour «âgé ou pas, sans ressources, sans emploi ou bien malade… il sera accueilli à Puyloubier, dans les Bouches-du-Rhône, à l'Institution des invalides de la Légion étrangère. Là, on lui confiera, dans la mesure de ses capacités, un travail à l'atelier céramique, vigne ou reliure de cuir, et il recevra un peu d'argent pour vivre dignement. On dit de la Légion qu'elle est une seconde chance ; là, c'est la deuxième chance de la deuxième chance».

 

 

Puyloubier n'est pas une fin, c'est même tout le contraire, c'est une aide, le pied à l'étrier pour repartir. «On considère que notre plus belle réussite, c'est quand un résidant en part avec un projet, un emploi…». La solidarité a un coût, et l'institution, pour fonctionner, a besoin d'un million d'euros par an sans aucun soutien de l'État français. Le bénéfice de l'activité des foyers des régiments, la vente du vin ou des céramiques de Puyloubier rapportent chaque année quelque 800 000 €. Les 200 000 € manquants, ce sont les dons, legs et actions de solidarité comme… la Solidaire, la bien nommée, née en juin 2010 de la volonté du 4e régiment étranger.

De la sueur contre des dons pour les anciens

La Solidaire, c'est une randonnée cyclosportive caritative, un peloton d'une centaine de coureurs – chacun roule pour un ancien de Puyloubier, c'est un véritable exploit sportif avec, au fil des éditions, le passage de cols prestigieux inscrits au Tour de France. La Solidaire, c'est un appel aux dons et, depuis l'an dernier, une cagnotte, via le Net, sur Leetchi ; la Solidaire c'est aussi et surtout un but : améliorer le quotidien des anciens à Puyloubier. C'est un formidable élan qui a permis, au fil des années, de belles réalisations dont le remplacement des chaudières, la rénovation de menuiseries, l'installation d'une ventilation mécanique contrôlée, pour n'en citer que quelques-unes. Cette année, la Solidaire se déroulera du 14 au 17 juin. Elle partira de Castelnaudary vers Leucate, via le pic de Nore et Mazamet, et reviendra dans la cité chaurienne où elle compte de nombreux soutiens tant dans la population que dans le monde économique. L'ambition est de récolter 120 000 € qui permettraient de refaire la boucle d'eau chaude dans les chambres des pensionnaires et de réhabiliter un hangar de stockage dont le toit menace de s'effondrer. Les dons, pour l'instant, s'élèvent à près de 30 000 €. Un bon début. L'an dernier, avec la Solidaire 2014, ce sont plus de 101 000 € de travaux qui ont pu être réalisés.

 

Pour participer : c'est soit par Internet, sur https ://www.leetchi.com/c/solidarite-de-institution-des-invalides-de-la-legion-etrangere ; ou par chèque à l'ordre du FELE à adresser à l'officier supérieur adjoint du 4e régiment étranger, quartier Capitaine-Danjou, 2400, route de Pexiora, 11452 Castelnaudary cedex. Possibilité de défiscalisation à partir de 100 € et, pour les entreprises d'être sponsor dès 2000€.

 

Gladys Kichkoff

Partager cet article
Repost0