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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 11:18

ASAF

Posté le mardi 22 décembre 2015

Noël est la fête légionnaire par excellence. Très vite après sa création en 1831, la Légion étrangère adopta Noël. Elle le fit avec d’autant plus de facilité qu’elle était composée essentiellement d’hommes venus de toute l’Europe et pour qui, même lorsqu’on était un « paria », Noël constituait une fête traditionnelle, à défaut d’être religieuse.

Voici comment, à Fez, le 2e étranger fêtait Noël en 1912 : « La veillée de Noël se passait autour d’une crèche vivante, comme c’était alors la tradition. Les draps, les chèches, les ceintures bleues constituaient l’essentiel des déguisements de la sainte Famille et des bergers ; une poupée représentait l’enfant Jésus et parfois un bourricot ajoutait au réalisme du tableau. À minuit, les officiers venaient dans les chambres et la veillée commençait alors autour de la crèche avec ses chants, ses chœurs allemands, russes, espagnols. » Depuis lors, le déroulement de la fête a peu évolué.
Au cours de la Grande Guerre, une dimension supplémentaire fut ajoutée avec la réalisation de spectacles, de jeux ou de sketches. Peu à peu, les crèches vivantes laissèrent la place à des crèches confectionnées par les légionnaires. Après la guerre d’Algérie apparaîtra le concours de crèches avec attribution de prix par un jury.

La fête de l’enfance, la fête de la famille et celle de l’espérance

Si la Légion s’est appropriée Noël, si cette fête s’est inscrite rapidement et naturellement dans ses traditions, c’est parce que l’on retrouve des fondements religieux, historiques ou culturels, communs à la fois à Noël et à la Légion étrangère : la nativité n’est-elle pas en effet la fête de l’enfance, la fête de la famille et celle de l’espérance ?

Pour la tradition chrétienne, Noël marque la venue au monde d’un enfant, promis et attendu pour sauver les hommes et en qui les chrétiens voient Dieu incarné. Le nouveau-né, comme l’enfant, est donc naturellement placé au cœur de cette fête. Au sein de la Légion : même principe. Les légionnaires sont au cœur de la fête, surtout les plus jeunes et les nouveaux arrivants. Ce sont eux qui reçoivent les cadeaux, ce sont eux qui conçoivent et réalisent la crèche, ce sont eux, encore, qui montent les sketches. C’est pour eux que les cadres restent toute la nuit, si bien que durant ces festivités, il n’y a plus ni cadres, ni légionnaires, mais seulement des compagnons d’armes.

Le monde entier a retenu de Noël l’image de la sainte Famille. Noël, dans la tradition chrétienne, est devenu ainsi la fête de la famille. Cette fête de la famille a largement dépassé la chrétienté, puisque toute famille, de par le monde, a le souci de se réunir à cette occasion. La Légion se présentant comme un refuge et une famille d’accueil pour tous ses hommes venus du monde entier, il paraissait naturel qu’elle intégrât cette fête à son patrimoine. Le légionnaire a fui ou quitté un métier, une patrie, des amis, une fiancée, et seule la chaleur d’une famille peut remplacer un tel vide dans le cœur et l’esprit d’un homme, surtout la nuit de Noël.

Enfin, cet enfant, né d’une vierge, était annoncé et attendu comme le sauveur du peuple d’Israël ; il devait apporter le salut aux hommes de bonne volonté, il était donc un signe d’espérance. Là encore, ce symbole d’espérance a trouvé naturellement sa place au sein de la communauté légionnaire, car la plupart des candidats arrivent en situation d’échec professionnel, affectif ou psychologique ; ils viennent chercher, consciemment ou non, quelque chose d’autre, qu’ils ont souvent du mal à exprimer. La Légion, où ils s’engagent généreusement, incarne à leurs yeux une nouvelle chance, un rayon d’espoir, voire une espérance.

Noël dans le cœur des hommes de bonne volonté. Noël, au cœur de la Légion étrangère.

Général Bruno DARY

Ancien commandant de la Légion étrangère

Ancien Gouverneur militaire de Paris

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 19:43

Mot du Président le général (2S) Rémy Gausserès :

Noël 2015 : il y a cent ans, en décembre, le RMLE montait en ligne, seul régiment de la Légion étrangère, engagé dans la Grande Guerre. Aujourd’hui, après les événements qui ont frappé la France et les résolutions adoptées, un élan de la Nation s’exprime pour la Légion, ses capacités, sa pérennité et sa dimension humaine.

La démocratie est en danger et les légionnaires assurent, dans la situation exceptionnelle née des attentats, la protection de nos concitoyens.

Noël à la Légion, au-delà du message de nos crèches, c’est aussi un acte d’offrande et une pensée à tous ces anciens qui ont écrit avec leur sang l’histoire de la Légion. C’est un moment privilégié de solidarité, de générosité, envers tous ceux qui sont isolés, voire abandonnés et qui dérivent sans gouvernail, ceux qui souffrent. Mais c’est aussi un moment fort de connivence avec nos jeunes camarades acteurs des luttes récentes, engagés dans la mission « Sentinelle », qui eux aussi écrivent la renommée de notre mère la Légion.

Enfin, c’est une pensée pour nos familles qui nous ont toujours soutenus et accompagnés avec une fidélité exemplaire et une discrétion remarquable malgré l’absence répétée du chef de famille éloigné pour raison de service.

2016, cette nouvelle année se présente pour notre Fédération avec sa mission prioritaire qui est l’accueil des « jeunes anciens légionnaires », réaction nécessaire face à un vieillissement inévitable de nos amicales, renaissance incontournable pour notre survie.

C’est l’année de notre XXXI ème congrès qui reste un événement majeur indispensable pour notre cohésion. Rendez-vous organisé tous les trois ans, acte de foi qui permet de se retrouver entre camarades et de regarder ensemble dans la même direction.

1916, il y a cent ans, le RMLE affichait de glorieux faits d’armes lors des batailles de Verdun et de la Somme dont la Légion peut s’enorgueillir.

Par ce message de fin d’année, je vous souhaite un joyeux Noël et une très bonne nouvelle année, soyez assurés de mon entière fidélité pour notre Légion et notre Fédération.


Communication FSALE :

Notre communauté légionnaire c’est avant tout un esprit de fraternité qui doit l’animer, mais c’est aussi un esprit de vérité, celui qu’ont connu nos grands anciens devant la mort quand le masque tombe, l’homme ne joue plus la comédie.

Il serait bien malheureux de ne plus voir des représentants de la Légion étrangère. L’immortalité des morts est dans la mémoire des vivants, nos anciens disparaîtraient avec nous, nous avons vis à vis d’eux, un devoir de mémoire.

Nos anciens nous ont appris que c’est l’esprit de paix qui comporte la haine de la guerre, celui des querelles déclenche la guerre et c’est encore et toujours l’esprit de discipline qui est aujourd’hui, pour chacun d’entre nous, un esprit de liberté qui assure le droit d’agir et de penser comme il lui plait.

Le temps cet impitoyable fossoyeur affiche son hideux visage sur bon nombre d’entre-nous, mais notre âme d’ancien légionnaire est toujours intense.

Le but des amicales, qui devrait être inscrit dans leurs statuts, est de « prêcher le rassemblement et de donner l’exemple, ainsi que de porter assistance à ceux d’entre-nous qui sont en difficultés. »

La vie commune à la Légion nous a appris à mieux nous connaître, à mieux nous respecter mais surtout à nous estimer.

La sagesse nous dit que toute querelle apparaît vaine et artificielle, nous n’irons pas à dire que notre chien à la rage si nous avons envi de nous en débarrasser...

En ces périodes de commémorations du centenaire de la Grande Guerre, notre position d’anciens légionnaires nous impose, d’êtres présents lors des actions des associations d’anciens combattants. Au niveau national, les associations patriotiques sont nombreuses et divisées; leur unité n’apparaît pas, le recrutement de chacune d’elles est trop hétérogène, politiquement et socialement, pour assurer leur cohésion... vouloir une unité permet de conjurer le spectre de la division, il nous faut participer.

Si nous n’avions à proclamer aucun message alors autant nous taire.

En ces moments difficiles que traverse notre pays, notre foi dans les destinées humaines, notre confiance dans l’efficacité du mouvement des anciens légionnaires soutenue par la Fédération des Sociétés d’Anciens de la Légion étrangère; notre conviction de pouvoir réaliser, à notre niveau, un peu plus de justice sociale et de paix, sont de nobles sentiments qui doivent animer notre raison d’agir ensemble.

Il ne s’agit ni de mandats, ni d’hommages, ni de fonctions. Il ne s’agit pas de proclamer l’agonie d’un monde essoufflé. Il s’agit d’avoir l’oeil net, l’esprit clair et le coeur solide, il s’agit, tout simplement, de comprendre pour agir et d’agir pour construire.

A tous, autour de vos crèches, JOYEUX NOËL et très bonne Année 2016.

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 17:45

Noël est là, votre magazine aussi.

Signifiant littéralement “jour de naissance”, cette fête a marqué, voici 2000 ans, le début d’une ère nouvelle. Noël à la Légion, en particulier pour les plus jeunes, ceux qui le vivent pour la toute première fois, c’est aussi le jour d’une naissance nouvelle, celle d’une vie exigeante mais aussi et surtout celle d’une solidarité sans égale, animant une institution, elle aussi unique en son genre.

Les évènements récents et douloureux qui ont ébranlé la communauté nationale ont engendré de nombreuses marques de soutien, d’aide, d’assistance, d’écoute… C’est un élan spontané de solidarité qui s’est emparé de nos concitoyens au coeur du territoire français. Il est né d’une journée noire, à jamais gravée dans la mémoire des hommes.

Riche de son histoire et de ses traditions, et elle aussi de ses “coups durs”, la Légion étrangère a compris très tôt que la promotion de la solidarité entre ses membres serait un gage d’exception et d’union. En l’érigeant en devoir quasi sacré, universel et permanent, elle offre à chacun l’opportunité de faire sa place dans ses rangs, de s’y maintenir avec dignité. Elle nous invite à considérer chacun, sa famille et ses proches, comme une “pièce unique”, méritant a priori le soutien et l’estime de tous.

Cette solidarité exceptionnelle débute discrètement dès l’engagement, par l’accueil des engagés volontaires dans leur section à l’instruction. Elle se poursuit à leur arrivée en régiment, famille qui ne les connaît pas mais qui les reçoit à bras ouverts. Parfois elle se manifeste bien après qu’ils aient déposé leur képi, notamment à Puyloubier ou à Auriol.
C’est encore en son nom que nous accompagnons quelquefois nos anciens pour le dernier voyage.

Dans notre patrie, notre honneur est fidélité. Il suppose cette fraternité sans égale, ce ciment qui unit jeunes et anciens, humbles et glorieux des quatre coins du monde. Le N°783 de Képi blanc se propose de vous en rappeler les tenants et les aboutissants, en particulier pour Noël, notre fête de famille.

Joyeux Noël légionnaire à tous et à chacun !

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 09:56
Voeux 2016
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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 19:17

Les massacres du vendredi 13 novembre à Paris nous rappellent cruellement que nous sommes en guerre et qu’à la guerre il n’y a pas de victoire possible sans une armée solide ayant l’appui d’un peuple déterminé et soudé qui fait corps avec elle. Aussi, les Français ont-ils le devoir, malgré la suspension du service national, de s’intéresser aux questions de Défense, de connaître leur armée, ses missions et ses moyens, ses spécificités, ses besoins, ses difficultés et ses insuffisances.

L’armée de tous les Français

Les massacres du vendredi 13 novembre à Paris nous rappellent cruellement que nous sommes en guerre et qu’à la guerre il n’y a pas de victoire possible sans une armée solide ayant l’appui d’un peuple déterminé et soudé qui fait corps avec elle. Aussi, les Français ont-ils le devoir, malgré la suspension du service national, de s’intéresser aux questions de Défense, de connaître leur armée, ses missions et ses moyens, ses spécificités, ses besoins, ses difficultés et ses insuffisances.

S’il n’en était pas ainsi, l’armée ne pourrait pas faire face avec succès aux multiples sollicitations actuelles et se préparer à celles du futur. Il ne faudrait pas s’étonner, ou pire l’accuser demain, comme on l’a fait si souvent, d’être en retard d’une guerre, car le constat est aujourd’hui alarmant. Les menaces s’accroissent, les engagements opérationnels se multiplient en Afrique, au Moyen-Orient et sur le territoire national.
Au regard de cette situation, la part des ressources que lui consacre la Nation n’a cessé de diminuer.

L’armée, une richesse pour la France

Pourtant l’armée est indispensable à la survie de la Nation dans la mesure où elle assure la protection, la liberté des Français et, en ultime recours, la survie de la France. Mais elle est parallèlement une institution tout aussi vitale comme expression vivante de l’unité et de l’identité de la Patrie, qui reflète la cohésion de la communauté nationale.
Que surviennent des attentats ou une catastrophe naturelle en France, et l’armée agit dans l’urgence en complément et en appui des unités de sécurité et de secours. Ses unités peuvent le faire car elles sont organisées et équipées pour agir dans le « chaos de la guerre » ; elles savent combattre sur tous les types de terrains et dans les conditions climatiques les plus difficiles face à des menaces protéiformes.

La France possède à ce jour un instrument de combat et d’intervention sur terre, sur mer et dans les airs d’une grande qualité. Il repose sur des savoir-faire individuels et collectifs acquis durant des décennies d’engagements opérationnels et sur un savoir-être, fruit d’une formation morale permanente et exigeante.
C’est bien cette richesse humaine qui constitue aujourd’hui l’élément essentiel de la valeur de notre armée. La France peut en effet s’enorgueillir de recruter et former des jeunes Français et d’attirer de jeunes étrangers prêts à la défendre et à garantir sa liberté face à tout type de menaces. Il est significatif et rassurant que des jeunes de 20 ans acceptent les difficultés et les privations de l’entraînement, l’inconfort et les sacrifices des déploiements dans l’urgence, et soient disponibles au coup de sifflet, en mesure de s’engager partout dans le monde pour une durée indéterminée et à y risquer leur vie à tout moment.

Des valeurs pour la France

Dans cette vie de service et de nomade, la mission est sacrée. La cohésion est indispensable dans les combats pour espérer le succès. La fraternité d’armes se doit d’être exemplaire car chacun sait que sa propre vie tient à la vigilance de l’autre ; enfin la victoire n’est possible que grâce à la confiance accordée en celui qui commande afin d’atteindre le but : remplir la mission fixée. Cet ensemble de valeurs qui s’imbriquent les unes dans les autres représente un patrimoine exceptionnel pour notre pays.

Ces valeurs, cultivées à l’extrême par nos soldats en vue de la guerre, constituent autant de références, autant de repères pour un pays en crise ; car enfin, le respect, la discipline, le courage, la disponibilité et la fraternité ne sont-elles pas des valeurs qui permettent de faire face à l’adversité ? De quoi manque notre pays aujourd’hui si ce n’est d’un but clair qui exige le goût de l’effort, le sens du respect et du service du bien commun, le sentiment d’appartenance à une communauté nationale et où chacun a sa place mais ne peut survivre seul ?
Il est urgent, pour la Nation, de renforcer sa cohésion, comme les militaires la cultivent au quotidien dans la camaraderie et la fierté mais aussi dans la souffrance au combat.

Soutenir notre armée

Aujourd’hui la France engage son armée simultanément sur le territoire national et sur plusieurs théâtres d’opérations extérieurs, pour assurer « sa défense de l’avant ». Elle le fait avec des moyens qui s’avèrent très insuffisants. Cette situation est la conséquence directe de plus de 30 ans de réduction continue de la part du produit intérieur brut (PIB) consacrée à la Défense qui est passée de 3% en 1982 à moins de 1,5% en 2015.
Parallèlement, la dette, résultat de 40 années de budgets votés en déficit, a explosé au point que ses intérêts annuels s’élèvent à près de 50 milliards, soit une fois et demi le budget de la Défense.

Face à ce constat accablant, la France doit inverser cette tendance mortifère. Les Français doivent exiger des autorités politiques qu’elles accordent au budget de la Défense des ressources suffisantes pour que notre armée ait au plus tôt les effectifs nécessaires et les équipements indispensables à la bonne exécution des missions d’aujourd’hui et à la préparation de celles de demain.
Un tel défi ne peut être relevé que si toute la Nation soutient son armée. Elle est son unique soutien, le seul qui puisse faire prendre les décisions qui s’imposent avec force, car ce sont les intérêts supérieurs du pays qu’il s’agit de défendre.

C’est précisément ce combat que mène l’ASAF, association strictement indépendante, qui souhaite rassembler le plus grand nombre de Français voulant servir leur pays.

LA REDACTION

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 19:04

Terrain d'investigation


RESUME

Chaque année, 8 000 candidats se présentent au centre de sélection de la Légion étrangère à Aubagne. Ils ont entre 17 et 40 ans et viennent du monde entier. Certains fuient la misère, d'autres un lourd passé ou simplement un chagrin d'amour. Seul un sur dix sera retenu. Quelles que soient leur origine, leur religion, leur nationalité, la Légion étrangère leur offre une nouvelle chance pour une nouvelle vie... Mais le défi est lourd à relever. Nous avons suivi les jeunes recrues, depuis leur sélection jusqu'à la fameuse marche du képi blanc. Une épreuve épuisante de 50 kilomètres avec un sac de 30 kg sur le dos et un fusil d'assaut en bandoulière

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 19:02

La Voix du Midi

13/12/2015 à 09:51 par Lola Monset

La cérémonie de remise du képi blanc se déroule lors de la cinquième semaine de l’instruction tout de suite après l’épreuve de la ferme

C’est sous les ailes du moulin de Cugarel que sont réunis ceux qui deviendront au cours de cette cérémonie, des légionnaires. Pour eux l’instruction n’est pas terminée. Mais ils viennent de passer l’épreuve la plus difficile. « Le plus dur pendant la ferme ? La simulation du combat de nuit », raconte le futur légionnaire Bouyoucef, d’origine algérienne.

La cérémonie débute. Un légionnaire s’avance. Le plus méritant a l’honneur de représenter sa section pendant la cérémonie. Il déclame le code d’honneur suivi par l’ensemble des soldats en cœur. Le récital fini, les légionnaires se coiffent de l’emblématique képi blanc. Le menton haut et la poitrine gonflée, ils attendent avec fierté que les gradés leur remettent l’insigne de la légion.

La cérémonie est sobre et courte. L’ensemble des soldats se dirige alors vers le buffet. « Chez nous c’est comme chez Astérix et les Gaulois, ça se finit toujours par un banquet », ironise François Hervé-Bazin. Les légionnaires se détendent, discutent et rient.

Un esprit bon enfant règne et l’insouciance se dessine sur les visages de ces soldats soulagés d’en avoir fini avec cette ferme. Ils sont jeunes pour la plupart. Presque candides. Si bien que l’on a peine à les imaginer, une arme à la main, au fin fond d’un désert du Moyen-Orient.

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Le képi blanc est porté pour la première fois en 1939. Avant la légion ne servait qu’à l’étranger et pour protéger le képi du sable et autres éléments, une housse kaki recouvrait le képi. à force de la laver cette housse est devenue blanche. Elle est l’un des symboles de la légion.

La ceinture bleue servait au départ à protéger le ventre des douleurs abdominales pour le personnel d’Outre mer.

La devise « Honneur et Fidélité » remplace « Honneur et Patrie » de l’armée

La grenade à sept flammes est le symbole présent sur différentes parties de l’uniforme du légionnaire notamment sur le béret où le corps de la bombe porte le numéro du régiment.

Le 88 pas minute (120 pas dans la « régulière ») viendrait du fait que la deuxième légion en 1835 était composée par la garde suisse qui marche à 88 pas minute. De même les couleurs vert et rouge viennent des Suisses.

La musique de la légion étrangère se distingue aussi par son 88 pas minute. Ses musiciens se produisent régulièrement en dehors des cérémonies militaires et font des tournées à l’étranger.

Le béret vert initialement porté uniquement par les parachutistes est généralisé à l’ensemble de la légion après la guerre d’Algérie.

La tenue des pionniers avec la barbe, le tablier de buffle et la hache est la tenue des premiers légionnaires qui étaient des soldats bâtisseur. Certains sont choisis, lorsqu’ils le souhaitent (et qu’ils ont une belle barbe !) pour représenter les pionniers. Ils sont placés en tête des défilés et chargés de l’entretien et de l’amélioration de l’infrastructure du quartier.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 19:19

MIDI LIBRE

SÉBASTIEN HOEBRECHTS

Militaire puis détective privé, le Montpelliérain Patrick Féré, devient finalement chanteur lyrique à 53 ans. Récit.

J'ai "commencé à chanter à l'âge de 6 ans. Mais ma mère me disait de me taire car elle trouvait que je chantais mal", confesse Patrick Féré. Alors, persuadé qu'il n'avait aucun talent, ce Montpelliérain de 53 ans s'est longtemps éloigné de son vieux rêve : devenir un baryton reconnu !

Il s'engage dans la légion à 18 ans

Pourtant... "Mon grand-père était prestidigitateur et ma grand-mère voyante", explique-t-il de sa voix grave et puissante. Dès l'âge de 13 ans, il foule les planches du théâtre du Chemin vert, sous la direction de Robert Hossein. "Un monument." Mais le manque d'enthousiasme familial aura raison de son engagement. "À 18 ans, je me suis engagé dans la légion étrangère car, à l'époque, j'avais besoin d'un cadre et de quelqu'un qui me dise ce que je devais faire", explique Patrick Féré, qui tient à préciser que son "casier judiciaire était vierge".

Puis il devient "détective"

À 21 ans, après s'être fait tatouer l'intégralité de ses deux bras, ce dernier quitte la carrière militaire et devient "agent de recherche privé". Comprenez détective. Ses missions le mènent partout en France. Sa spécialité est la protection de personnalités mais il prend un malin plaisir à mener des filatures. C'est dans ces moments-là qu'il prend l'habitude de se grimer, pour échapper à la vigilance de ses cibles. "J'y prenais beaucoup de plaisir car cela me rapprochait de la comédie." Et, à la tombée de la nuit, il n'est pas rare que l'homme prenne des cours de chants. Histoire de prendre confiance en son talent. Histoire de ne pas renier son rêve.

Il démantèle un réseau pédophile

Patrick mène aussi des enquêtes au long cours. Comme celle qu'il conduit entre 2001 et 2006. "J'ai traqué un conseiller municipal d'une grande ville qui était suspecté d'être un pédophile." À force d'abnégation, il découvre que cet homme est en réalité "l'arbre qui cache la forêt" et qu'il est en face d'un réseau de pédophilie de grande ampleur, impliquant des hommes politiques et des magistrats. L'affaire fait à l'époque grand bruit. Et aujourd'hui, "toutes ces personnes dorment en prison". Une fierté pour le détective. Mais cette affaire a laissé des traces dans son esprit. Il décide de tout plaquer. Et de rouvrir la partition.

Ne pas renier son rêve

Dès 2009, Patrick Féré court les castings et les auditions. Au cours de l'une d'elles, une professeur de chant le repère et le présente à Richard Alexandre Rittelmann, l'ambassadeur du lyrisme français dans le monde. Ce dernier explique au chanteur débutant qu'il sous-estime sa voix. "Patrick était un diamant brut qui s'ignorait. Il a le même profil que Franck Ferrari, c'est-à-dire un baryton verdien", explique Rittelmann, qui ne croit pas que son âge soit un handicap. "Il n'est jamais trop tard ! Alain Fondary a commencé à 40 ans, après une carrière de souffleur de verre. Alors il faut qu'il y aille !" Tous ces compliments encouragent Patrick. "Je n'y crois toujours pas. Cela me donne une grande confiance", explique ce père de sept enfants, nés de quatre femmes différentes.

En 2013, celui-ci joue son premier opéra, à l'auditorium de Bordeaux, où notre baryton tient un rôle dans L'Odyssée de l'espace. "En posant le premier pied sur scène, j'ai pensé à ma mère, qui me mettait des tartes lorsque je poussais la voix", avoue l'artiste qui a enchaîné, depuis, une vingtaine de concerts. Et désormais, Patrick peut voir l'avenir avec optimisme, grâce à son entourage. Épaulé par un chef de chant et un coach vocal, ce dernier peut également compter sur les conseils de son amie, Marinelle Alagna, la sœur et agent de Roberto. Son ambition "d'intégrer l'Opéra de Montpellier" est donc à une corde de se réaliser.

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 19:08

En octobre dernier, la rédaction a pu pénétrer entre les murs de la légendaire légion étrangère de Castelnaudary. Reportage.

11/12/2015 à 15:23 par Lola Monset

Depuis sa création, la légion étrangère passionne et captive l’attention de l’opinion publique. De nombreuses légendes et mythes circulent à son propos. Tantôt perçus comme des super-héros, tantôt comme des tortionnaires, les légionnaires, toujours, fascinent. Parce qu’ils sont des hommes de guerre formés pour combattre et donc pour tuer. Parce qu’à la différence de l’armée, « la régulière » comme ils la surnomment, ils sont pour la plupart étrangers, prêts à donner leur vie pour la nation française. Parce que cette formation qui réussit l’exploit de modeler 152 nationalités différentes en un même moule est unique au monde.

Cette fascination est d’autant plus vraie aujourd’hui, à la lumière des événements récents. Les attentats du vendredi 13 novembre à Paris ont ravivé la flamme nationaliste et avec elle la soif de combattre l’ennemi qui porte désormais le nom de Daech. De même que le débat sur le service militaire obligatoire est déterré, nombreux sont les jeunes français qui vont, selon les dires de l’armée de terre, grossir les rangs des corps armés ces derniers jours.

Même si notre reportage prend place avant les attentats du 13 novembre, ils n’ont finalement pas eu d’impact sur le fonctionnement du 4ème régiment qui est un régiment d’instruction. Il n’est pas question d’envoyer des jeunes non performants sur le terrain. « Nous pouvons mobiliser le régiment à condition que cela rentre dans l’instruction. Nous l’avons déjà fait en 1999 pour venir en aide à la population après la tempête et les inondations dans la région. Monter la garde peut aussi faire partie de l’instruction », explique François Hervé-Bazin, officier supérieur adjoint du 4ème régiment, notre guide (voir article).

Par contre notre enquête débute après ceux de Charlie Hebdo du 7 janvier dernier. Et c’est à cette date que les chiffres changent véritablement.

Avant 2015, le président François Hollande avait engagé une déflation de 34 000 hommes dans les rangs de l’armée. Un chiffre qui devait se traduire par des départs en retraite non remplacés, des recrutements revus à la baisse et des renvois. La légion étrangère recrutait donc entre 800 et 1 000 hommes par an.
Après les attentats de Charlie Hebdo, la déflation a été corrigée à 24 000 hommes.
La légion est donc passée depuis le mois d’avril à un recrutement de 1 800 légionnaires par an.

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C’est lui qui nous ouvre les portes du 4ème régiment étranger. Il sera notre guide tout au long de ce reportage : le Chef de bataillon François Hervé-Bazin, officier supérieur adjoint est également en charge de la communication du régiment.

Qui de mieux placé pour nous parler de la légion qu’un soldat qui enregistre près de 25 ans de carrière dans ces régiments étrangers ?

Passionné par son métier, l’officier supérieur adjoint tient son poste à Castelnaudary depuis plus de deux ans. Sans tabou, le chef de bataillon connaît le quartier Danjou sur le bout des doigts et répond à toutes les questions posées.

Issu du 2ème régiment étranger de parachutistes, François Hervé-Bazin est l’exemple type de l’ascenseur social que représente la légion. Ce système se veut basé uniquement sur le mérite et sélectionne et forme ses élites en son sein, sans apport extérieur.

Bon à savoir

1831 : création officielle de la légion étrangère par le roi Louis-Philippe pour l’employer en Algérie
1863 : l’emblématique bataille de Camerone où une soixantaine de légionnaires de la compagnie du capitaine Danjou résistèrent à 2000 Mexicains pendant une journée
1976 : arrivée du 4ème régiment de la Légion étrangère à Castelnaudary
20 millions d’euros : c’est ce que rapporte la légion à la commune de Castelnaudary chaque
année

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12 décembre 2015 6 12 /12 /décembre /2015 19:07

Le 4ème régiment étranger de Castelnaudary, régiment d’instruction, voit passer tous les futurs légionnaires. Il forme également les caporaux et sous-officiers.

11/12/2015 à 15:20 par Lola Monset

Le 4ème régiment de la légion étrangère est un régiment d’instruction uniquement. Cela signifie donc que tous les légionnaires passent par le régiment basé à Castelnaudary. Une sélection des candidats est d’abord effectuée au centre de Paris (Fontenay-sous-Bois).

Officiellement, seuls les étrangers de 17 à 39 ans sont admis. Dans la réalité, il y a de nombreux français à qui l’on donne une identité d’emprunt pendant l’instruction. La formation de légionnaire dure 16 semaines, dont quatre semaines au sein de la ferme (voir article, samedi 12 décembre).

Le « moule » à la française

Toute la difficulté mais aussi la richesse de cette formation sera de créer un « produit dégrossi » identique. Tels sont les mots employés par François Hervé-Bazin. 152 nationalités se côtoient entre les murs du régiment. Mis à part ceux originaires de pays francophones, la plupart ne savent pas un mot de français en arrivant. À la fin de cette période, ils ressortent avec un bagage d’au moins 500 mots de français. La langue n’est d’ailleurs pas la seule difficulté. « Il y a une grande différence de culture entre un Japonais et un Russe par exemple, commente l’officier, on leur apprend la culture française, comment se comporter dans un restaurant ou respecter les femmes. »

Le « produit dégrossi » devra donc comprendre :
> le savoir-faire : sport, tir, combat, rusticité et santé au programme.
> l’intégration : elle comprend l’apprentissage du français et le brassage des cultures
Plus qu’une formation, la légion se veut une grande « famille ». Le code d’honneur et moral est un aspect majeur du légionnaire. Un certificat de bonne conduite lui sera d’ailleurs remis au terme de ces quatre mois.

Viendra ensuite le moment de l’affectation en régiment (parachutiste, infanterie, cavalerie, génie). Ces affectations peuvent être imposées, même si la plupart du temps le choix du légionnaire est respecté. « À 90 % il y a une bonne répartition qui se fait, ils ont tous des choix et des envies différentes », explique le commandant.

Les autres formations

Le 4ème régiment a l’apparence d’une petite ville. Il dispose d’un ensemble de structures entre ses murs afin d’assurer l’ensemble de ses formations : piscine couverte, restauration, hôtellerie, piste d’instruction de conduite, salle de simulation de tirs, etc.

Au sein de ce régiment sont aussi formés des cadres, caporaux et sous officiers. Les meilleurs légionnaires sont repérés en régiment puis renvoyés à celui de Castelnaudary pour y suivre une formation de caporal.
De même, le régiment de Castelnaudary assure la formation de spécialistes : santé, administration, restauration, mécanique, etc. Nombreux sont ceux qui sont renvoyés au 4ème régiment pour l’instruction élémentaire à la conduite. D’autres sont affectés à des stages de neuf semaines dans le domaine de l’administration. « Il s’agit généralement de francophones, nous confie François Hervé-Bazin, il y a des prérequis et un niveau minimum demandé en français. En général, on a beaucoup de Malgaches. » L’officier avoue d’ailleurs que pour la plupart des légionnaires cette spécialité est imposée, rarement choisie. C’est le cas d’un jeune légionnaire présent au stage qui nous confie être là à cause d’un problème au genou.

« La différence avec la régulière (l’armée) c’est que tout le monde sait se servir d’une arme. Ils doivent être capables de tenir à tout moment un poste de combattant », explique François Hervé-Bazin. Le légionnaire pourra donc se spécialiser en mécanique ou en cuisine, il reste avant tout un soldat.

Les droits du légionnaire

Chaque légionnaire signe un contrat de cinq ans qui comprend une période probatoire de six mois, renouvelable une fois. Il pourra renouveler ce contrat autant de fois qu’il le souhaite.
Ils obtiennent un titre de séjour de dix ans et peuvent demander la naturalisation française à partir de trois ans de service s’ils le souhaitent. Ils deviennent également des ayants droit à vie à la solidarité de la légion étrangère.

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« Nous ne cherchons pas à connaître le passé de nos légionnaires. Ça ne nous regarde pas. Tout le monde a le droit à une seconde chance », prévient François Hervé-Bazin.

Le recrutement des candidats n’est plus celui d’antan. Parce qu’il n’y a pas de fumée sans feu, la légion a donné pendant un temps la possibilité aux criminels d’acquérir une nouvelle identité et d’endosser le passé du légionnaire. « Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Nous avons assez de candidats pour ne pas s’embêter avec des criminels. Pour une place, on a jusqu’à douze postulants. Nous pouvons accepter les petits délinquants parce qu’ils peuvent avoir des compétences intéressantes sur le terrain comme les hackers ou même les voleurs de mobylettes. Mais nous n’acceptons ni les violeurs, ni les assassins », explique François Hervé-Bazin.

Et pour s’en assurer une enquête est menée lors de la sélection des candidats. L’identité et le passé du postulant sont vérifiés minutieusement. Il se peut que le candidat passe trois semaines dans l’enceinte du centre de recrutement afin que toutes ces données soient examinées. « Ils m’ont gardé pendant des semaines parce qu’ils voulaient savoir pourquoi mon père avait fait de la prison. Alors que moi-même je n’étais pas au courant ! », nous confie un légionnaire d’origine malgache.

Bon à savoir

Le recrutement de la légion est le reflet de la situation géopolitique internationale du moment. À l’heure actuelle, les légionnaires accueillis à Castelnaudary sont originaires :
25 % du monde slave et Asie du nord
20 % d’Europe centrale et balkanique
18 % du monde occidental
11 % de France
10 % d’Asie
10 % d’Afrique et monde arabe
6 % d’Amérique latine
Chiffres en constante é
volution et donc approximatifs

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