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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 20:48
Written by Constantin LIANOS    link
Friday, 30 November 2012 12:07

 

VERSION PRONONCEE

Discours

du Président Valéry GISCARD d’ESTAING

lors de la cérémonie de transfert des cendres du Général Bigeard au Mémorial des guerres en Indochine de Fréjus.

Camp militaire Lecoq

---

20 novembre 2012

Madame Marie- France Bigeard,

Monsieur le Ministre de la Défense,

Monsieur le Ministre délégué chargé des anciens combattants,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires et les élus,

Messieurs les anciens Ministres de la Défense,

Messieurs les Officiers Généraux,

Madame la Présidente de la Fondation Général Bigeard

Officiers, sous-officiers, légionnaires et soldats


Un ordre du jour émouvant vient d’être lu, comme c’est la règle, par Monsieur le Ministre de la Défense, que je salue cordialement.

Au cours de cette cérémonie, impressionnante et émouvante, le Gouvernement et l’Armée de Terre, mais aussi comme l’a écrit Victor Hugo, « un peuple entier », viennent rendre au Général Bigeard les honneurs qui lui sont dus.

Si, comme vous, avec vous, je suis venu accueillir l’arrivée de ses cendres dans cette terre militaire, c’est pour deux motifs : la reconnaissance en tant qu’Ancien Président de la République et la fidélité.

Le Général Bigeard a rendu de grands services à notre pays par ses actions d’éclat militaires. Lorsqu’il a sauté pour la deuxième fois sur la cuvette de Dien Bien Phu à la tête du 6ème BPC, le 16 mars 1954, chacun sentait que la fin du siège était proche. En venant rejoindre ses frères d’armes, il savait qu’il se condamnait à la mort ou à la captivité, cette captivité cruelle et humiliante qui a enchaîné 11.700 prisonniers, dont seulement un peu plus de 3000 sont revenus.

Je ne connaissais pas Marcel Bigeard.

Ma première rencontre avec lui a eu lieu dans la Cour des Invalides, le 27 Septembre 1974, lorsque je lui ai remis les insignes de Grand-Croix de la Légion d’Honneur. Il était devant moi, au garde à vous, en tenue de service.

Conformément à la règle il ne portait pas de décoration, mais je voyais briller sur sa croix de guerre, dans le souvenir que je gardais de sa célèbre photo, les palmes et les étoiles de ses vingt-cinq citations.

Lorsque je lui ai donné l’accolade, ce geste n’était pas conventionnel. J’ai eu le sentiment d’étreindre le dernier grand soldat de notre histoire militaire.

Certes il y aura toujours des officiers, des sous-officiers et des soldats courageux dans nos forces armées, comme en témoignent l’opération de Kolwezi et les actions en Afghanistan. Mais le changement d’époque n’offrira plus à personne, sans doute, de déployer son courage au service de son pays pendant 23 années consécutives sur les terrains de la France, d’Extrême Orient et d’Afrique.

De même que la victoire du 11 Novembre 1918 restera la dernière victoire militaire de la France dans un conflit mondial où elle exerçait le commandement des Armées alliées, de même le courage et le dévouement de Marcel Bigeard à toutes les causes où la France était engagée, feront de lui, le dernier soldat emblématique de notre histoire.

*

*         *

Je me suis souvenu de lui en 1975 lorsque notre armée traversait un malaise profond. En raison sans doute des économies excessives de fonctionnement décidées sous la Présidence précédente pour gager la mise en place des forces de dissuasion, des failles apparaissaient dans la discipline d’une armée qui était encore une armée de conscription, assujettie au service militaire. Des incidents éclataient dans les casernes, et à la gare de l’Est, lors des départs de train de permissionnaires …

J’ai fait venir Bigeard à l’Elysée.

Je lui ai parlé seul à seul en lui donnant pour mission de rétablir le moral et la discipline de notre Armée.

Il m’a répondu :

« Vous êtes Chef des Armées, je n’ai pas à discuter. Je suis prêt à assumer la mission que vous voulez me confier ».

Et je l’ai nommé Secrétaire d’Etat à la Défense.

Il est revenu me voir le 4 Août 1976 pour me dire :

« J’ai accompli ma mission. Je vous demande de me laisser partir ».

Il avait effectivement rempli sa tâche : la discipline avait été rétablie, la condition militaire revalorisée, et l’Armée avait retrouvé son allure.

Car Marcel Bigeard n’était pas seulement un combattant, mais aussi un organisateur, et surtout un entraîneur d’hommes.

*

*         *

La reconnaissance, mais aussi la fidélité !

Je l’ai revu plusieurs fois par la suite, à Paris et à Toul. Il m’envoyait chacun des ses livres, et m’écrivait des lettres d’encouragement. Quelques jours avant sa mort, j’ai entendu sa voix au téléphone. Il était à l’hôpital, toujours plein d’allant et d’optimisme.

Je ne l’ai retrouvé qu’un peu plus tard, dans son cercueil, déposé dans la Cathédrale de Toul.

J’ai dit alors : « Les vieux soldats ne meurent jamais, ils s’effacent seulement à l’horizon ». Cet horizon aujourd’hui est celui du Mémorial des guerres en Indochine de Fréjus, où il est venu rejoindre beaucoup de ses camarades, qui ont participé aux mêmes combats, et été associés aux mêmes exploits.

Vous tous, ses compagnons d’armes, vous jeunes soldats, sous-officiers et officiers, vous jeunes officiers de la promotion « Général Bigeard » de l’Ecole Militaire Interarmes, quand vous vous souviendrez de cette cérémonie, rappelez vous la belle épitaphe du poète :

« Ici reposent les cendres et la semence de Marcel Bigeard »

- les cendres appelées à se confondre avec la terre de notre pays, mais aussi la semence, c'est-à-dire son courage, et son dévouement et surtout, bien qu’il soit déjà trop loin pour que nous puissions l’entendre, l’enthousiasme qui faisait battre son cœur pour toutes les grandes causes de la France.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 21:00
Written by Constantin LIANOS   
Tuesday, 27 November 2012 16:34

Madame, Monsieur,

1- Je vous adresse ci-dessous la lettre ASAF de novembre: "Un devoir de vérité".

L'ASAF estime urgent que l'opinion publique soit mieux informée des conséquences qu'entraînerait une réduction supplémentaire des crédits alloués aux armées sur notre appareil de défense tant la situation au sein de nos forces est critique.
Les chefs d'état-major ont à la fois la légitimité et la compétence pour expliquer en direct aux Français l'état des lieux de notre armée qu'ils ont exposé récemment à la représentation nationale.
Il est en effet aujourd'hui indispensable que l'armée, par la voix de ses chefs, s'exprime pour être mieux connue et comprise, car la Défense est l'affaire tous les Français et demeure le premier devoir de l'Etat.

2- En allant sur le site de l'association (www.asafrance.fr) vous pourrez retrouver de nombreux articles dont la lettre ouverte que l'association a adressée au sénateur communiste Guy Fischer qui a cru bon d’insulter la mémoire du général Bigeard.
A cet égard, l'ASAF a eu honte pour la France de constater que le mot Algérie avait été banni du texte de l'hommage rendu par le ministre de la Défense lors de la cérémonie de Fréjus.

Pourtant le général Bigeard, après avoir combattu avec courage et détermination les nazis qui occupaient la France ou le vietminh qui cherchait à imposer le communisme en Indochine, l’a fait de la même façon contre les terroristes du FLN en Algérie.

Cette forme de repentance par omission mine inconsciemment la confiance des Français. Elle est inacceptable pour des hommes et des femmes d'honneur; elle est à terme dangereuse, voire suicidaire pour notre pays.

Bien cordialement.

Henri Pinard Legry
Président de l’ASAF

Un devoir de vérité

Les chefs d’état- major des différentes armées ont expliqué récemment, au ministre de la Défense et aux députés de la commission de la Défense et des forces armées, la situation critique actuelle et celle encore plus grave dans laquelle les armées allaient se trouver en 2013 si les ressources allouées continuaient à diminuer comme elles le font depuis 30 ans.
De fait, le démantèlement de nos armées est en cours. Mais personne ne doit pouvoir dire demain, lorsque notre armée sera incapable d’agir efficacement face à une crise intérieure ou extérieure : « Comment se fait-il ? » ou « Je ne savais pas, personne ne me l’avait dit ». La classe politique ne souhaite pas s’exprimer sur ce sujet ; il y en de plus importants à ses yeux.Même si la Défense est le premier devoir de l’Etat, les responsables de la France refusent d’expliquer aux Français les conséquences des réductions budgétaires de la Défense. Cela leur est d’autant plus facile qu’ils savent qu’ils n’auront pas de syndicat à affronter, de grève ou de manifestation à craindre d’un corps où la discipline et le sens de la mission priment tout.
En revanche, le haut commandement militaire a, en conscience, un devoir de vérité vis-à-vis du peuple français, non seulement parce que les responsables politiques ne l’assument pas, mais d’abord parce que l’armée, qui est au cœur de la Nation, demeure son ultime recours.Au delà des calculs politiciens et des visions à court terme, les chefs militaires sont les garants, dans la durée, de la valeur de l’institution qui leur a été confiée, au service exclusif de la Patrie.
Déjà, la réduction des effectifs a conduit à la création d’un système technocratique inefficace « les bases de défense » qui dissocie les moyens de combat et de soutien ; une aberration ! Dans le même temps, la centralisation, au moindre coût, du système de paiement de la solde au niveau du ministère de la Défense, piloté par les contrôleurs du ministre, conduit à une situation inacceptable. Depuis plus d’un an, près de 20% du personnel de l’armée de Terre, la première à être passée sur le système « Louvois », ne reçoivent pas le montant exact de leur solde.
Mal soutenue, mal payée, l’armée est maintenant sous équipée et revoit à la baisse son entraînement.Son moral est en chute libre comme l’atteste la diminution de plus en plus importante des renouvellements de contrat.
Devant le silence qui recouvre cet affaiblissement dramatique et prévisible de nos forces, il est urgent que les chefs militaires puissent alerter l’opinion. Ils doivent le faire dans les médias, à la télévision lors du journal de 20 heures ou au cours d’émissions de grande écoute, pour faire comprendre à leurs compatriotes, dans un langage simple et vrai, la situation réelle de nos forces et les conséquences des choix budgétaires. Il en va de l’intérêt du pays à travers l’existence même de son armée.

Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 12:23

invitation221112

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 12:16

Source, journal ou site Internet : Le Point

Date : 23 novembre 2012 

Auteur :   Jean Guisnel

Coproduit par le ministère de la Défense, un documentaire sur la Légion dérape sur la torture.

 

Philippe Picart et Jérôme Lambert ont réalisé un documentaire sur la Légion étrangère qui sera diffusé le 2 décembre sur Arte. © AFP  La Légion étrangère ne cesse de fasciner. Passée de 40 000 hommes du temps de sa splendeur à 8 000 aujourd'hui, elle demeure cette troupe d'élite que les dernières coupes d'effectifs n'ont pas affectée. Quelle armée serait assez folle pour se priver d'une force comptant 10 candidats pour un poste, composée d'hommes tous dévoués à un pays qui les accueille alors qu'ils se trouvent souvent dans de graves difficultés économiques, voire judiciaires (mais pas accusés de crimes de sang) ? C'est l'approche choisie part les documentaristes Philippe Picart et Jérôme Lambert, dans un film qui sera diffusé le 2 décembre sur Arte.

 Comprendre les ressorts de la Légion

L'intention est louable et la réalisation léchée, qui cherche à comprendre les ressorts de cette institution militaire vraiment pas comme les autres. De la naissance sous le Second Empire pour conduire la conquête de l'Algérie aux cercueils des soldats tués à Uzbin, dont l'un était celui de l'héroïque infirmier légionnaire Rodolphe Penon, en passant par l'Indochine et toutes les guerres coloniales françaises, la Légion n'a jamais cessé d'accueillir à bras ouverts soldats égarés, prolétaires, aristocrates ou fils de la violence. La mythologie populaire s'en est emparée, d'Édith Piaf avec son légionnaire qui "sentait bon le sable chaud" à Hollywood ou au cinéma français avec Jean Gabin ou Alain Delon, entre autres. Mais ce n'est pas la seule chanson et le film nous en fait entendre d'autres chantées par une chorale légionnaire.  Le film revient, comme il se doit, sur les faits d'armes, Camerone et l'absolu de la mission jusqu'au bout, Bir Hakeim et une poignée de vainqueurs déchaînés, Diên Biên Phu et son piège mortel. Des images parfois très dures des guerres coloniales, sorties des archives de l'ECPAD (Établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense, coproducteur avec Program33), montrent aussi que la guerre ne se fait jamais en dentelle et que la Légion fut (elle le demeure) une troupe de combattants coriaces. Au détour d'une image, un salut hitlérien vient rappeler que les soubresauts de la planète ont servi d'agents recruteurs : Allemands avant et après la Seconde Guerre mondiale, Russes après la guerre froide, ressortissants de l'ex-Yougoslavie après les cataclysmes balkaniques, etc. Tous affluent à la Légion, provoquant ce prodigieux paradoxe, que relève finement le cinéaste Éric Deroo : "C'est la marque de sa réussite, la Légion étrangère a fini par totalement s'intégrer dans le paysage français puisqu'un légionnaire est un soldat comme tous les autres, il n'est pas une chair à canon plus qu'un autre !"

Questions qui fâchent

Ce documentaire n'évite pas les questions qui fâchent : le 1er REP et sa dissolution après le putsch d'Alger et surtout la torture. Ancien capitaine au 1er REP, Dominique Bonelli explique sans fard la route qu'il suivit voici un demi-siècle en Algérie : "Lorsqu'on arrête un poseur de bombes, on a deux solutions. Ou on le défère à la justice, ou on le presse de questions. Nous avions opté pour le presser de questions. Vous dire que c'était amusant, ce serait mentir. Mais... que faire ?" Passé beaucoup plus récemment dans la Légion (1994-2001), un certain Guillaume de Saint-Phalle revient sur ce thème, mais veut l'actualiser en assénant en longueur et de manière fort abrupte : "Y a pas d'autre méthode ! On n'en connaît pas. Il faut que les mecs parlent, que les gars disent ce qu'ils ont à dire. C'est très problématique, mais si vous voulez faire la guerre, ça implique ça ! Il n'y a pas de guerre sans torture, ça n'existe pas ! Vous connaissez une guerre où il n'y a pas de torture ? La vraie question n'est pas : vous, les soldats, acceptez-vous ou n'acceptez-vous pas de le faire ? Évidemment qu'on accepte... Parce que, sinon, on ne s'engage pas !"  Mais que vient faire dans ce film cet homme simplement présenté comme "légionnaire" ? Pourquoi donner un tel espace à ces propos complaisants sur la torture dans un documentaire par ailleurs de bonne tenue sur la Légion ? Pourquoi donner tant de place à cet avis n'engageant que son auteur, qui prétend faussement parler au nom des militaires français en général et des légionnaires en particulier ? Ces propos sont ineptes ! Car, rappelons-le, la torture est contraire aux lois de la guerre et proscrite par les conventions internationales que la Légion, bien évidemment, respecte comme le reste de l'armée française. Une interview du général Benoît Royal, à lire ici, est explicite sur ces points. Nous ne saurions que conseiller à M. de Saint-Phalle la lecture de l'opuscule "L'exercice du métier des armes dans l'armée de terre", qui, lui, fait autorité...

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 19:25
Written by Constantin LIANOS    link
Thursday, 15 November 2012 12:52

Le 2ème REG a participé comme chaque année aux cérémonies commémorant l’armistice du 11 novembre 1918, en assurant une présence sur pas moins de sept piquets d’honneur.

Cérémonies du 11 novembre, le 2ème REG sur tous les fronts

Comme chaque année, les légionnaires du 2ème REG ont participé aux cérémonies commémorant le 94ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918. Chaque compagnie avait ainsi déployé un piquet d’honneur dans sa commune de jumelage : St Christol pour la 5ème compagnie, Banon pour la CAS ou Sault pour la CCL.

Une importante délégation a pour sa part participé aux cérémonies sur Apt en présence des  autorités civiles et élus locaux. Une démonstration de matériel avait également été organisée place de la Bouquerie afin de présenter aux aptésiens les savoir-faire du 2ème REG. Un VAB de commandement (véhicule de l’avant blindé), un PVP (petit véhicule protégé) et un VAC (véhicule articulé chenillé) particulièrement utilisé lors des déplacements en montagne, avaient ainsi été déployés. Petits et grands ont pu également échanger avec nos commandos montagne qui ont fait découvrir une partie de leur matériel employé sur leur mission de renseignements.

Cette cérémonie s’est conclue par un défilé de la 2ème compagnie qui a fait une forte impression aux aptésiens venus en masse les applaudir.

Parallèlement, le chef de corps et la garde au drapeau étaient présents à Paris pour la cérémonie, en présence du chef de l’Etat, sous l’Arc de Triomphe. Le président de la République a en effet tenu à rendre hommage, cette année, aux soldats morts pour la France et en particulier ceux tombés en Afghanistan. En quatre années d’engagement dans ce pays, le 2ème REG a perdu cinq des siens dont quatre l’hiver dernier. A cette occasion, la famille du caporal Goran Franjkovic décédé le 14 novembre 2011, avait fait le déplacement depuis la Serbie, pays d’où était originaire notre frère d’arme, et fut reçu par monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Enfin, le samedi 10 novembre, le chef de corps ainsi qu’un piquet d’honneur étaient présents sur la commune de Saint-Martin-Lalande (Aude) afin de rendre un hommage au major El Gharrafi, décédé en Afghanistan le 29 décembre 2011. En présence de sa famille et de nombreuses autorités civiles, son nom a été inscrit sur le monument aux morts de cette commune ou il résidait.

Le chef de corps, le colonel BONINI a déclaré que le major El Gharrafi était « une vigie qui doit nous interpeller et qui nous rappelle que la paix se défend parfois au prix de sa vie »

Cette vie, les légionnaires qui sont des étrangers au service de la France, sont prêts à la donner pour leur pays d’adoption.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 19:21

JORF n°0268 du 17 novembre 2012 page 18225
texte n° 35

 


NOR: ANCM1239011A


Par arrêté du ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants, en date du 23 octobre 2012 :

I. ― Sont nommés membres de la Commission nationale du diplôme d'honneur de porte-drapeau :


En qualité de membre du conseil d'administration
de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre


Titulaires :
M. Beauchesne (Jean-Pierre).
M. Bouares (Hocine).
M. Delaye (Derwich).
Suppléant :
M. Attar-Bayrou (Laurent).


En qualité de représentant d'association œuvrant
pour la sauvegarde du lien entre le monde combattant et la nation


M. André (Jean-Claude).
M. Cristiani (Jacques-Dominique).
M. Verdier (Pierre).
II. ― L'arrêté du 13 octobre 2006 portant nomination des membres de la Commission nationale du diplôme d'honneur de porte-drapeau est abrogé.

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 19:15

Source, journal ou site Internet La croix

Date : 20 novembre 2012

Auteur :  Antoine Fouchet


Deux ans après sa mort, les restes de l’ancien commandant des parachutistes coloniaux sont transférés, mardi 20 novembre, au mémorial des guerres d’Indochine de la cité varoise. L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing était sur place pour rendre hommage à son ancien ministre. Les cendres du général Marcel Bigeard ont été transférées mardi 20 novembre au mémorial des guerres d’Indochine à Fréjus (Var), lors d’une cérémonie d’hommage en présence de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et du ministre délégué aux anciens combattants Kader Arif. Cette cérémonie est l’aboutissement de deux ans de controverses sur la destination des restes de l’ancien résistant et baroudeur des guerres coloniales, devenu secrétaire d’État à la défense de Valéry Giscard d’Estaing, puis député et écrivain.

De Dien Bîen Phu à  Alger

Commandant des parachutistes coloniaux, Marcel Bigeard a attaché son nom à la guerre d’Indochine, notamment à la chute de Dien Bîen Phu, puis à la guerre d’Algérie, surtout à la bataille d’Alger. Longtemps plus tard, au début des années 2000, après les révélations du général Paul Aussaresses sur l’existence de la torture, il a justifié l’usage de cette dernière en Algérie comme « un mal nécessaire », tout en affirmant ne l’avoir jamais pratiquée lui-même.

Il souhaitait que ses cendres soient dispersées

Avant de mourir le 17 juin 2010, dans son domicile à Toul (Meurthe-et-Moselle), à l’âge de 94 ans, Marcel Bigeard avait souhaité que ses cendres soient dispersées au-dessus de Dien Bîen Phu. Mais ses dernières volontés s’étaient heurtées au refus des autorités vietnamiennes. L’urne contenant ses restes était, depuis, entreposée au crématorium de Nancy.

Transfert aux Invalides compromis

Fin 2011, le gouvernement Fillon annonçait leur transfert à  l’Hôtel des Invalides, où reposent les gloires de l’armée française. En réaction, des élus souvent proches du PCF, des associations et des intellectuels de gauche avaient aussitôt fait circuler une pétition pour s’opposer à cet hommage, en raison du rôle joué par le général lors de la guerre d’Algérie. Plusieurs officiers supérieurs et députés UMP soutenaient au contraire le transfert aux Invalides, estimant que Marcel Bigeard avait été « un grand chef militaire ». Après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre de la défense, a essayé de trouver une solution en concertation avec la famille du défunt. S’est alors imposée l’idée de transférer Marcel Bigeard au côté de ses compagnons d’armes d’Indochine, à Fréjus. Des personnalités de gauche ont de nouveau manifesté sur Internet leur hostilité à tout hommage officiel au général Bigeard.

À Fréjus, les corps de milliers de soldats

La cérémonie s’est déroulée à midi sur le site de la nécropole nationale qui abrite les corps de milliers de soldats morts en Indochine. La date retenue, mardi 20 novembre, est la date anniversaire de l’opération Castor, au cours de laquelle Bigeard a sauté en 1953 sur Dien Bîen Phu à la tête de ses parachutistes.

Hommage de Giscard à  son ex-ministre

Valéry Giscard d’Estaing a, avant l’inauguration d’une stèle, prononcé un discours en hommage à celui qu’il avait appelé au gouvernement, en janvier 1975, pour mener des réformes au sein des armées, gagnées par la contestation face à une condition militaire jugée détériorée. Cette mission ministérielle dura une année. Marcel Bigeard fut ensuite député UDF de Meurthe-et-Moselle de 1978 à 1988. Après quoi, il se retira dans sa maison de Toul, où il écrivit des ouvrages racontant sa carrière militaire ou proposant ses réflexions sur l’évolution de la France. Ses funérailles ont eu lieu en la cathédrale de Toul, le 21 juin 2010.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 11:34

Monsieur Légionnaire  link

Thursday, 08 November 2012 11:45

Le rapporteur UMP François Cornut-Gentille a évoqué « un budget largement dans la continuité » de ceux qui ont été présentés ces cinq dernières années.

L'Assemblée nationale a adopté mercredi soir le budget de la Défense de 31,4 milliards d'euros pour 2013, un montant quasiment stable par rapport à 2012 dans l'attente du Livre blanc qui définira les nouvelles priorités stratégiques de la France. La gauche a voté pour, l'UMP contre, les centristes se sont abstenus.

Un budget qui selon le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, tient compte de la nécessité de redresser les finances publiques, tout en garantissant « les ressources essentielles de nos priorités les plus cruciales ».

Au premier rang de ces priorités, il a cité « l'entraînement et la préparation opérationnelle des forces » et l'entretien de leurs matériels. La Défense devrait ainsi bénéficier en 2013 de 30,1 milliards de crédits budgétaires, et de recettes exceptionnelles provenant de cessions immobilières et de fréquences radio pour un montant attendu de près de 1,3 milliard d'euros.

Le projet prévoit 7.200 nouvelles suppressions de postes, dans le cadre de la politique de réduction du format des armées entamée en 2009. 22.000 militaires et civils devraient être parallèlement recrutés en 2013, la Défense restant l'un des premiers recruteurs de l'Etat.

Le texte entérine par ailleurs des « reports de commandes et de livraisons » d'équipements pour un montant de 5,5 milliards d'euros. Les crédits d'équipement s'élèveront à 16 milliards, pour financer notamment les programmes lancés dans le cadre de la Loi de programmation militaire de 2008.

Le rapporteur UMP François Cornut-Gentille a évoqué « un budget largement dans la continuité » de ceux qui ont été présentés ces cinq dernières années, tout en mettant en garde contre « le risque de déclassement des armées », avec un effort de Défense qui ne représente plus qu'environ 1,5% du PIB de la France.

Livre blanc attendu en février

Comme annoncé par le président François Hollande, le budget sanctuarise les crédits de la force de dissuasion nucléaire dans ses deux composantes, sous-marine et aéroportée, à hauteur d'environ 3 milliards d'euros. Un amendement des députés écologistes visant à supprimer ces crédits, pour relancer selon ses auteurs le débat sur le sujet, a été rejeté.

Au moment où les troupes françaises se retirent d'Afghanistan, l'enveloppe destinée à financer les opérations extérieures des armées (Opex) est par ailleurs maintenue à 630 millions d'euros.

Avec ce budget 2013, la défense participe à l'effort d'économie sans anticiper les conclusions du Livre blanc. « Il n'est pas possible d'affecter à la défense des ressources qui n'existent tout simplement pas », a prévenu la présidente de la commission de la Défense de l'Assemblée, Patricia Adam (PS), membre de la commission du Livre blanc.

Lors de la discussion en commission, les chefs d'état-major des armées avaient mis en garde les députés contre des décisions irréversibles qui compromettraient les capacités opérationnelles des armées.

Attendu en février, le Livre blanc permettra d'élaborer la future loi de programmation militaire pour les années 2014-2019. Il devra redéfinir les priorités françaises en matière de défense en fonction des nouvelles menaces, tout en tenant compte de la nécessité de réduire les déficits. « J'attends du Livre blanc une cohérence entre les ambitions que l'on formule et les moyens dont nous disposons », a souligné le ministre.

SOURCE AFP
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 21:10
Written by Constantin LIANOS    link
Monday, 05 November 2012 18:20

De : La Saint-Cyrienne
Envoyé :
lundi 5 novembre 2012 18:00
À :
constantin.lianos(at)monsieur-legionnaire.org
Objet :
2e communiqué spécial relatif au 19 mars 1962


2e COMMUNIQUE SPECIAL

Proposition de Loi sur le 19 mars 1962

Un risque grave de division !!

Seule une mémoire partagée peut renforcer la cohésion nationale


Le Comité d’Entente, représentant plus d'1.200.000 adhérents, a pris acte du report au 8 novembre 2012 (au lieu du 20 novembre initialement annoncé) de la discussion en cours, au Sénat, visant à faire du 19 mars une journée nationale à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des évènements en Tunisie et au Maroc.


Il souhaite que les dernières heures à venir contribuent à approfondir toute réflexion individuelle ou collective sur les risques de division que générerait une telle loi. En effet le début de la discussion, le 25 octobre, a confirmé la profonde divergence entre parlementaires et aussi entre anciens combattants sur le choix de cette date de commémoration. Cette proposition de loi, exhumée 10 ans après son vote à l’Assemblée, n’est ni opportune ni utile sinon pour satisfaire deux associations minoritaires au détriment de l’ensemble des combattants d’Afrique du Nord et des Français en général.

Le Ministre délégué aux Anciens combattants, M. Kader ARIF, n’a d’ailleurs pas souhaité s’engager et s’en remet à la sagesse du Parlement.


Le 19 mars ne peut pas être une date de recueillement car il rappelle, hélas, pour trop de Français, le deuil et l’exode. S’en tenir au 19 mars serait bafouer la mémoire des dizaines de milliers de harkis massacrés après cette date, comme celle du million de nos compatriotes victimes d’une véritable épuration ethnique. Faut-il rappeler qu’il s’agissait notamment de descendants des révolutionnaires de 1848, des patriotes d’Alsace-Lorraine, enfin des anciens républicains espagnols exilés, refusant la dictature et tous ceux qui se sont engagés, plus que d’autres, dans les campagnes de la Libération de la France entre 1943 et 1945. C’est aussi leur voix qu’il faut écouter, c’est celle des Français.


Lorsque la Nation a voulu honorer ceux qui ont donné leur vie pour la France dans tous les conflits, le Parlement, à sa très grande majorité, a voté le 28 février dernier une loi que l’on peut qualifier de « mémorielle », retenant le 11 novembre comme journée de commémoration pour tous les morts pour la France. Cette loi exclut la suppression de commémorations existantes, officielles comme associatives.


Une nouvelle loi serait superfétatoire venant notamment de sénateurs qui avaient voté la loi du 28 février dernier. Aussi le report de cette discussion s’avère une opportunité à saisir pour s’interroger sur son bien-fondé.


En s’inspirant de personnalités aussi différentes que le Général de Gaulle ou François Mitterrand, qui l’un comme l’autre avaient refusé cette date, chaque sénateur devrait pouvoir s’exprimer en son âme et conscience. Soit rejeter cette proposition de loi au nom de l’unité et d’une mémoire collective apaisée, confirmant le sens du vote de la loi de février dernier, soit choisir de réveiller une division profonde entre Français de toutes catégories et de toutes origines, en la votant pour satisfaire une fraction minoritaire du monde combattant.


Une telle « loi mémorielle » votée à une courte majorité, serait certes légale mais sans légitimité faute de consensus national.


Depuis février 2012 les 30.000 soldats morts ou disparus d’Afrique du Nord ont toute leur place au Panthéon des tués de toutes les guerres honorés maintenant chaque 11 novembre, même quand les derniers anciens combattants d’Algérie, du Maroc et de Tunisie, auront disparu. Accrocher leur mémoire à une date spécifique, comme le 19 mars, c’est finalement les condamner à l’oubli.


Toutes les associations signataires du monde combattant et du monde civil, représentant plus de 1.200.000 adhérents, mettent à nouveau en garde les représentants de la Nation sur le risque grave de division au moment où l’unité nationale n’a pas besoin d’épreuves supplémentaires.


Le Général de corps d’armée (2S) Dominique DELORT

Président du Comité d’Entente

Président de la Saint-Cyrienne


Liste des associations signataires du Communiqué


- Société des Membres de la Légion d’Honneur (SMLH)

- Le Souvenir Français

- Fédération Nationale André Maginot (FNAM)

- Union Nationale des Combattants (UNC)

- Union des Aveugles de Guerre (UAG)

- UBFT «Les Gueules Cassées»

- Association amicale des élèves et anciens élèves de l’Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr, La Saint-Cyrienne

- Association des anciens élèves de l’Ecole Navale (AEN)

- Association des anciens élèves de l’Ecole de l’Air (AEA)

- Société d’entraide des élèves et anciens élèves de l’école des officiers de la Gendarmerie Nationale (Le Trèfle)

- Association Nationale des Réservistes de la Gendarmerie Nationale (ANORGEND)

- L’Epaulette, Association d’officiers de recrutement interne et sous contrat

- Association Nationale des Officiers de Carrière en Retraite (ANOCR)

- Association des Anciens Elèves du Prytanée National Militaire (AAEPNM)

- Association des Combattants de l’Union Française (ACUF)

- Association des Anciens Enfants de Troupe (AET)

- Association Nationale des Anciens et amis de l’Indochine et du souvenir indochinois (ANAI)

- Association Nationale des Commissaires de la Marine (ANCM)

- Amicale de l’EMSST (MINERVE)

- Promotion Victoire Coëtquidan 1945

- Association Maréchal Lyautey

- Amicale des Anciens Combattants Indochinois

- Association Nationale des Anciens Prisonniers et internés déportés d’Indochine (ANAPI)

- Les Amis de Saint-Cyr et Coëtquidan

- La Fraternelle Militaire

- Union Nationale de l’Arme Blindée Cavalerie et Chars (UNABCC)

- Union Nationale de Coordination des Associations Militaires (UNCAM)

- Union Nationale des Associations de l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (UNAALAT)

- Union Nationale des Anciens Combattants d’Indochine, des TOE et d’AFN (UNACITA)

- Union Nationale des Sous-officiers en Retraite (UNSOR)

- Association Nationale des Participants aux Opérations Extérieures (ANOPEX)

- Association Nationale des Réservistes de l’Infanterie (ANORI)

- Association Nationale des Croix de Guerre et de la Valeur Militaire (ANCGVM)

- Union Nationale des Parachutistes (UNP)

- Fédération Nationale de l’Artillerie

- Fédération Nationale des Sous-officiers de Réserve (FNASOR)

- Fédération Nationale des Amicales de Chasseurs à pied, alpins et méca (FNAC)

- Association Nationale des Cadres de Cherchell, Officiers de réserve et élèves(ANCCORE)

- Union nationale des Officiers de Réserve (UNOR)

- Fédération pour le Rayonnement et l’entraide des Soldats de Montagne (FRESM)

- Fédération des Sociétés d’Anciens de la Légion Etrangère (FSALE)

- Fédération Nationale des Anciens d’Outre-mer et Anciens Combattants des Troupes de Marine (FNAOM/ACTDM)

- Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF)

------

L'AACLEM est affiliée à la FSALE et partage totalement et sans réserve le sens du 1er et 2ème communiqué du Comité d’Entente

Lieutenant-colonel (er) Constantin LIANOS

Président de l'AACLEM

Last Updated on Monday, 05 November 2012 18:46
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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 11:17
LIBRE OPINION : Messieurs les politiques, attention DANGER!      

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Jeudi, 01 Novembre 2012 18:26

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par le Général de corps d'armée (2S) Marc ALLAMAND.....

Dans une récente conférence, un ancien Chef d'Etat-major de l'Armée de Terre a posé la question suivante: les opérations extérieures sont elles une justification fonctionnelle pour nos armées, ou une nécessité nationale?
Autrement dit,  les militaires  poussent-ils à la roue pour faire la guerre, ou bien  les politiques  prennent-ils les décisions d'engagement de nos forces en fonction des intérêts de la Nation? Au delà de cette question, nous pouvons en poser une autre: une Armée pour quoi faire?

Il faut bien reconnaître que pour le Français moyen, la réponse n'est pas évidente. Après tout, les menaces se sont estompées à nos frontières, les Français, vaccinés par les saignées des deux guerres mondiales et des guerres post-coloniales, aspirent à la paix. Par ailleurs, les caisses de l'Etat sont vides et les opérations extérieures coûtent cher.

Alors pourquoi partir en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Libye et peut-être demain au Mali? Est-ce pour permettre aux soldats d'acquérir de l'expérience, de tester des matériels, que les industriels de l'armement s'efforceront de leur vendre? Et poussant le raisonnement plus loin, pourquoi entretenir une armée si cher avec toutes ses capacités, alors que l'on pourrait mutualiser nos moyens avec ceux d'autres nations européennes?

Sans pouvoir nier qu'une armée aguerrie est plus efficace qu'une armée qui reste dans ses cantonnements, force est de constater que  la politique suivie par nos Présidents de la République successifs, ne nous permet pas de discerner facilement la cohérence entre les ambitions nationales affichées et les moyens donnés à notre diplomatie, dont les armées font partie, et à notre défense.
On dresse bien un tableau exhaustif de nos ambitions et des moyens correspondants, de Livre blanc en Livre blanc, en s'empressant d'en oublier les contraintes au moment du vote des budgets annuels.

Mais comment les Français pourraient-ils être éclairés sur cette problématique, lorsque celle-ci disparaît complètement des débats électoraux présidentiels, alors que c'est de leur sécurité et peut-être de leur survie qu'il s'agit. On parle de consensus à préserver pour évacuer le problème, préférant  laisser à quelques stratèges en chambre le soin de ratiociner.
Et pourtant, les Français sont capables de comprendre qu'à l'heure de la mondialisation , nous ne pouvons pas vivre à l'écart du monde, qui  est  nécessaire à notre pays pour ses approvisionnements en énergie, en terres ou  minerais rares, comme pour son commerce, donc aussi à leur niveau de vie de tous les jours, à condition que ce monde  reste stable. Or ce monde est dangereux. Les opérations extérieures, menées par la France avec d'autres nations, devraient contribuer, avant tout, à maintenir cette stabilité.
Il n'est pas honteux de vouloir préserver nos intérêts économiques, en garantissant la liberté de nos compatriotes et de nos entreprises qui travaillent à l'étranger, tout comme la liberté de navigation sur les mers. Encore faudrait-il que nos hommes politiques l'affichent clairement et ne  se cachent pas derrière des motifs uniquement humanitaires, aussi louables soient-ils.

Pour défendre nos intérêts nationaux et internationaux, nous devons disposer d'un outil militaire cohérent et efficace. Or, l'effort budgétaire français de défense a quasiment été divisé par deux en l'espace de trente ans et malheureusement l'Europe suit la même pente : de 29% des dépenses militaires mondiales en 2001, elle est passée à 20% en 2011, alors que de nombreux pays réarment de par le monde.
S'en remettre aux autres pour défendre ses intérêts, comme par exemple en mutualisant nos capacités avec celles des pays européens, supposerait qu'il y ait une communauté de vue et d'intérêts entre ces pays, donc une Europe politique forte, avec des ambitions mondiales communes. Cet objectif, sans doute souhaitable, est bien loin d'être atteint et risque, si ce chemin est emprunté trop rapidement, tentation facile de nos jours, de nous voir s’affaiblir, sans bénéficier, en contre partie d'assurance tous risques.
Maintenir notre outil en national, sans consentir, malgré la période difficile que nous traversons, l'effort budgétaire nécessaire, revient à perdre des capacités, également de manière irréversible. Peu de Français savent qu'aujourd'hui notre Armée de Terre, pour ne parler que d'elle, n'est pas mieux équipée que l'armée Suisse, et qu'en 2014, elle tiendra totalement dans le stade de France.

Nous sommes donc à un tournant stratégique pour notre pays. Des décisions prises aujourd'hui par nos hommes politiques en matière de défense dépendra peut-être la survie de notre pays dans quelques décennies. Les plus hautes autorités militaires françaises ont alerté nos dirigeants sur la situation critique de nos armées. Ou bien notre pays se maintiendra dans le rang des puissances moyennes, pouvant prétendre faire entendre sa voix au conseil de sécurité de l'ONU et préserver ses intérêts, ou bien la France sera déclassée au rang de pays de seconde zone, et devra renoncer à sa place au conseil de sécurité et à son rang dans le monde.

Messieurs les Politiques, vous aurez alors à répondre de vos responsabilités.

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