Monsieur Légionnaire
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Les traditions à la Légion étrangère
Les traditions de la
Légion étrangère font partie intégrante de son patrimoine et de sa culture. Elles ont été forgées au cours des ans, sont aujourd’hui garantes de son identité et de son unité et restent
un facteur essentiel d’intégration et de cohésion. Certaines sont très anciennes et trouvent leurs origines dans des coutumes antérieures à la création de la Légion étrangère. D’autres
sont plus récentes ; leur adoption prouve la capacité de la Légion étrangère à s’adapter à son temps et démontre que ces traditions ne sont pas figées, mais sont appelées à
évoluer.
Legio patria nostra - La Légion pour patrie
Servant avec le statut « à titre étranger », le légionnaire sert la France à travers la
Légion... La devise Legio patria nostra est apparue sans que l’on sache vraiment ni comment, ni depuis combien de temps. Pour les képis blancs, elle reflète le sentiment commun de faire
partie d’une unité d’élite et d’appartenir à une même famille. L’idée de patrie, moteur essentiel pour toute autre troupe, laisse le légionnaire souvent indifférent ; c’est là
qu’intervient le mystère de la Légion. Car, l’homme qui a rompu avec son passé, son cadre social, son milieu familial, va reporter sur la Légion son besoin d’idéal et ses affections
déçues. Il identifie bientôt l’idée de Légion à l’idée de patrie, au point de lui sacrifier tout avec une infinie générosité. Celui qui en a accepté les durs lois et règlements, celui
qui a servi avec loyauté, honneur et fidélité une institution qui lui a un jour offert un asile, celui-là peut s’enorgueillir d’être un digne citoyen légionnaire. Legio patria
nostra !
La devise « Honneur et fidélité »
Les drapeaux de l’armée
française portent tous les mentions « République française » et « Honneur et patrie ». Cette dernière est remplacée, depuis le 30 décembre 1920, par « Honneur
et fidélité » sur les drapeaux et étendards des régiments étrangers. Les képis blancs sont particulièrement fiers de cette particularité, car elle évoque l’attitude glorieuse de la
Légion au combat, l’esprit d’abnégation et le respect de la parole donnée, s’il le faut, jusqu’au sacrifice suprême
Les couleurs Vert et Rouge
Il est très
difficile de dire à quelle période exactement les couleurs Vert et Rouge sont apparues à la Légion étrangère. Bien souvent adoptées avant qu’une décision ne vienne en officialiser
l’usage, on les a vues apparaître et s’imposer peu à peu. Pour résumer on peut dire qu’elles ont été héritées des Suisses de la 2e Légion de 1835. On les retrouve sur les fanions des
compagnies, sur les épaulettes des légionnaires, sur les tambours de musiciens.
La grenade à sept flammes
C’est au
début de la Seconde Guerre mondiale que la grenade, ornement réservé à certaines unités d’élite de l’armée française, se voit attribuer sept flammes dont deux en retour, le plus souvent
accolées, et une bombe creuse portant le numéro du régiment. On doit son dessin au célèbre aquarelliste et ancien légionnaire Rosenberg. On la retrouve sur tous les frontons des
quartiers de Légion, sur tous les fanions, sur les uniformes des légionnaires.
Emblèmes et fanions
Les emblèmes (drapeaux
et étendards) des régiments étrangers portent l’inscription "Honneur et Fidélité" en lieu et place de l’inscription "Honneur et Patrie", en vigueur dans le reste de l’armée française.
Ils portent tous la mention "Camerone 1863".
La Légion a le privilège de disposer des emblèmes de ses régiments disparus et des anciens
drapeaux des régiments actuels. Ils sont conservés par le musée d’Aubagne et une partie d’entre eux est exposée dans la crypte. Les fanions des compagnies et escadrons sont vert et
rouge sur l’avers, diagonale descendante, le vert contre la hampe. Le revers présente les couleurs réglementaires correspondant à la numérotation de l’unité.
Le salut
C’est l’expression même de la discipline, la manifestation spontanée du respect envers le
supérieur. Celui-ci, par la qualité de sa réponse, doit prouver qu’il en est digne.
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Le salut au caïd
A l’arrivée du Chef
de corps au quartier, chaque matin, ou dans tout poste tenu par une unité légion, le poste de police lui rend les honneurs. Le clairon sonne " Au Caïd ", suivi par le refrain du Boudin,
avant qu’il ne passe la Garde en revue et que chacun se présente à haute voix. Tous ceux qui entendent les sonneries se mettent au gare-à-vous, face à l’entrée, jusqu’à la fin de son
exécution. Lorsque le " Caïd " est joué par une batterie, les tambours saluent de la main entre chaque roulement. Dans certaines circonstances particulières, l’exécution de la sonnerie
" Au Caïd " est une manifestation de courtoisie destinée à honorer une haute autorité très liée ou ayant servi à la Légion, les anciens Chefs de corps de Légion, par exemple. Le Général
commandant la Légion étrangère est accueilli par la même sonnerie, suivie des seize premières mesures du " Boudin ".
Le boudin
" Le Boudin "est la marche officielle de la Légion. Ce titre, à lui seul, évoque la merveilleuse
aventure des Képis Blancs. Mais quelle est donc l’histoire de cette marche, que nous considérons tous comme " la Marseillaise " légionnaire ? Les origines du mot, comme celles du
thème du célèbre refrain, sont assez mal connues. Les uns pensent au rouleau de toile long de 52
centimères roulé sur
le sac ou porté en bandoullière, et qu’on appelait volontier boudin, les autres à une origine plus gastronomique. La mélodie serait inspirée d’une oeuvre de Rameau, d’une adaptation du
refrain du 67ème R.I. en 1862 , ou d’une décision impériale prise en Crimée ou en Italie. Il est difficile de trouver une origine exacte. Mais peu de temps avant le départ du Régiment
étranger en janvier 1863 pour le Mexique, c’est Monsieur Wilhelm, Chef de musique qui dirigeait la fanfare du 2 ème Etranger qui compose à partir de ce thème des 16 mesures imposées
depuis 1840, une marche qui est devenue la marche de la Légion étrangère : " le Boudin ". L’origine de cette marche remonte à 1860, époque à laquelle , le Roi des Belges envoya des
hommes à la France, afin qu’ils fussent incorporés dans la Légion étrangère. Ils y furent notamment traités de " Tireurs au cul " par une majorité d’Allemands qui composaient à ce
moment là l’essentiel de la Légion. Quant aux paroles, il semble qu’elles aient
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Tiens voilà du boudin
connues des variantes dues à l’imagination fertile des légionnaires. Les paroles actuelles ont
probablement été adoptées vers 1870, alors que le roi des Belges avait demandé que ses sujets ne combattent pas en France et que de nombreux Alsaciens-Lorrains s’engageaient à la
Légion. Pour terminer, nous ne sauront sans doute jamais si les paroles sont dues aux épaules des légionnaires ou à leurs estomacs, mais il est indéniable que " le Boudin " est un
morceau qui exalte l’amour profond du légionnaire pour son drapeau et pour sa patrie d’adoption. Si l’on ne salue pas pendant l’exécution du Boudin, on l’exécute et on le chante au
garde-à-vous
Le
pas Légion est cadencé à 88 pas/minute (120 pas/minute pour le régime général et 140 pas/minutes pour les chasseurs alpins & chasseurs à pied). Cette cadence est héritée du rythme
de déplacement des armées de l’Ancien Régime et de l’Empire, dont le régiment Hohenlohe, duquel la Légion étrangère a conservé nombre de traditions.
Le képi blanc
Le képi blanc tel que
nous le connaissons aujourd’hui, objet de fierté pour le légionnaire et symbole distinctif de la Légion pour le public, n’est porté que par les militaires du rang ; officiers et
sous-officiers coiffant un képi ... noir ! S’il n’a pas toujours était de couleur blanche (symbole de pureté), on peut dire qu’il est officiellement devenu blanc à partir du 14
Juillet 1939, lorsque les légionnaires ont pour la première fois défilé sur les Champs Elysées vêtue de ladite coiffure. Depuis, il symbolise la Légion étrangère et son port est
interdit à tout autre troupe.
Le béret vert
D’abord porté par les légionnaires parachutistes (formation créée en 1948 en Indochine par le chef de bataillon Morin) pour se distinguer des parachutistes et autres
troupes d’élite de l’armée « régulière », il n’a été officialisé qu’à partir de 1957. La légende dit qu’il aurait été rapporté en Extrême-Orient par un officier de retour de
permissions. A la fin des année 1950, son port n’est plus réservé aux seuls légionnaires para, il est étendu à l’ensemble des unités de Légion.
Les épaulettes Vert et Rouge
En 1868, la suppression
des compagnies d’élites instaure pour chaque subdivision d’arme des épaulettes aux couleurs distinctives ; dès lors, la couleur actuelle des épaulettes (corps vert et franges
rouges) est attribuée à la Légion. On pense que le choix de ces deux coloris est à attribuer à l’uniforme des Suisses de la 2e Légion de 1855. On les retrouve sur les fanions des
compagnies et sur les tambours de musiciens.
La ceinture bleue
Longue de 3,40 à 3,60
mètres et large de 13 à 17 centimètres, la ceinture de laine bleue a été officiellement attribuée à la Légion étrangère en 1882. Son rôle initial était surtout pratique, car, portée
lors de la conquête de l’Algérie, elle devait protéger des affections intestinales dues notamment aux grands écarts de température entre le jour et la nuit. Elle se portait sous la
capote ou la veste.
La cravate verte
Avant le deuxième
conflit mondial, la couleur de la cravate portée à la Légion n’était pas définie. Son apparition s’est faite à compter de 1945, du fait de la récupération de surplus de cravates vertes,
provenant des Chantiers de jeunesse. Le port n’a pas été généralisé dès cette date et il faudra attendre 1947 pour voir l’ensemble des légionnaires porter cette nouvelle marque
distinctive.
Les chevrons d’ancienneté
De nos jours, la Légion est la seule détentrice de cette vieille tradition des chevrons
d’ancienneté, dont l’origine remonte à une décision royale de 1771. Supprimés, puis remis au goût du jour à de nombreuses reprises, ils sont institués une dernière fois en 1948. Un
chevron correspond à cinq ans d’ancienneté, deux chevrons à dix, etc. Seuls les militaires du rang et les sous-officiers subalternes sont autorisés à les porter.
Les origines du gilet d’arme remontent à l’Armée d’Afrique et à la conquête de l’Algérie. Mais
sont port devient obligatoire, à la Légion étrangère, seulement dans les années 1950. Dès lors, il sera uniquement de couleur verte, ce qui n’était pas le cas auparavant... Comportant
dix-huit petits boutons dorés ou argentés, il n’est porté que par les officiers et les sous-officiers supérieurs. Les jeunes officiers doivent avoir assisté au moins une fois à la
commémoration du combat de Camerone avant de pouvoir le porter.
Parce que
« Rigueur » n’est pas un vain mot à la Légion étrangère ... Les chemises des légionnaires comportent des plis réglementaires. Ils sont définis avec une précision qui ne tolère
pas l’à-peu-près ; leur exactitude est vérifiée avec le plus grand des sérieux par les supérieurs en charge de leurs subordonnés. C’est ainsi que le jeune légionnaire apprend dès
son incorporation à travailler finement, précisément. On lui inculque le « soucis du détail », on lui transmet « l’amour du travail bien fait » et cela passe aussi
par sa tenue vestimentaire. Certains plis doivent être espacés de 5,3 cm, d’autres de 3,5 cm !!! Alors, prêts à relever le défi ?
Les pionniers
Les pionniers sapeurs
sont apparus en France dès le XVIIIe siècle. Mais la création des pionniers à la Légion étrangère ne date que du XXe siècle. Ils perpétuent la tradition de bâtisseuse que s’est forgée
la Légion à travers le monde. Les pionniers, tous barbus, portent une hache et sont revêtus d’un tablier de buffle. Le tablier et la barbe sont des héritages du XVIIIe siècle, le fait
de porter sur l’épaule droite la hache et non le fusil, témoigne de la vocation de bâtisseur des pionniers. Ils doivent par leur action permettre au reste de la troupe d’avancer en
échange de quoi, celle-ci doit les protéger. Ce sont les précurseurs. C’est d’ailleurs cette notion, déjà présente dans la Grande Armée napoléonienne, que l’on retrouve lorsqu’à la
parade on les voit précéder les légionnaires en armes, ainsi que le drapeau du régiment et le chef de corps.
La poussière est une cérémonie qui semble tirer son origine d’une coutume de l’armée d’Afrique,
et notamment des colonnes mobiles. L’eau était rare, parfois plus que le vin, aussi avant le repas prenait-on le temps de rincer les vers avec une goutte de vin que l’on se gardait bien
de jeter. Le cérémonial traditionnel correspond aux commandements suivants, chacun s’assure que son verre contient un peu de vin, rouge en général :
" Attention pour la
poussière ! " Les convives au garde-à-vous, tiennent leur verre à la hauteur du menton, coude droit collé au corps.
Envoyez ! Puis le
popotier, ou le maître de chant, entonne " Le Boudin " , précédé ou non du refrain de l’unité.
La popote des officiers, et tout particulièrement celle des lieutenants est le lieu où se
cultivent et se perpétuent certaines traditions moins solennelles mais dont l’importance ne sauraient être mésestimées, ne serait-ce que par le sens d’un certain cérémonial, d’un
certain goût du panache, qu’elles développent. A cette réunion qui n’a pour but que de resserrer les liens de camaraderie, doivent régner une gaieté et une atmosphère de bon aloi. Elle
est organisée dans une enceinte militaire, ses participants se doivent donc d’y avoir une tenue et une conduite irréprochables.
Le menu
Le popotier lit le menu traditionnel dans toutes les popotes de l’armée française, avec toutefois
une légère variante propre à la Légion. Il ajoute : " ... de l’avancement dans l’armée française en général, et de la Légion Etrangère en partuculier , ce dont je serai,
d’ailleurs, le dernier et ô combien indigne bénéficiaire ". Puis le popotier invoque le Saint-Patron de la Légion. Il est d’usage aussi d’invoque le Saint-Patron des éventuels invités
d’honneur.
Noel - Fête de famille légionnaire
Noël à la Légion étrangère est La fête de famille par excellence. Dépassant le cadre religieux,
tous les légionnaires ne sont pas chrétiens, il est toujours fêté avec ferveur et enthousiasme. Dans tous les coins du monde où l’on fête la nativité, Noël est souvent la seule
occasion de réunir la famille. C’est cet aspect qui est revendiqué sous la grenade à sept flammes. Souvent loin de chez eux, de leur « famille de sang », quand elle existe
encore ( !), les képis blancs retrouvent avec leurs chefs, leurs camarades, un peu de cette chaleur familiale laissée derrière eux. Le soir de Noël, ils festoient, chantent,
s’amusent, s’offrent des cadeaux, au sein de leur nouvelle famille, leur « famille de cœur », leur « famille d’adoption », constituée de frères d’armes, de personnes
avec lesquelles ils ont pour habitude de tout partager... le pire, mais aussi le meilleur.
Camerone - La Légion honore ses morts
Camerone est le nom de la ville mexicaine où une poignée de légionnaires s’est illustrée le 30
avril 1863, au cours d’une bataille épique. Ces braves soldats se sont opposés pendant toute une journée à plus de 2000 Mexicains. Les cinq survivants (qui avaient promis à leur chef
mourant de ne pas se rendre) à cours de munitions, chargèrent à la baïonnette. En se sacrifiant, ils permirent à un précieux convoi de passer : la mission était remplie. Depuis, le
combat a fait date : il est devenu symbole de la fidélité à la parole donnée et de la mission remplie quel qu’en soit le coût. Désormais, chaque 30 avril, où qu’ils se trouvent,
les légionnaires commémorent cet événement.
Chants et marches de la Légion étrangère
A la différence du chant de popote où la gaîté, la fronde et l’humeur se répondent, du chant de
bivouac aux accents parfois nostalgiques, toujours sentimentaux, le chant « de marche » a pour quadruple but de soutenir les énergies, d’affirmer la cadence, de fondre
quarante timbres en un seul chant, ce qui éveille en chacun le sens profond de la collectivité, et de donner à la superbe d’une troupe en mouvement un prolongement sonore qui la
valorise
Il n’est pas ici question de commenter son utilité, de vous persuader, s’il en était besoin, de
son influence bénéfique ni de justifier de son importance. Le fait est là. La Légion étrangère est, une fois encore, la troupe qui sait, qui doit, qui chante le mieux au monde. Ce
patrimoine flatteur doit être reçu avec fierté, certes, mais il nous appartient de le transmettre, non seulement sans le laisser de déprécier, mais aussi en y apportant – pourquoi
non ? - encore plus de flamme, encore plus d’ampleur, encore plus de résonance.
La Musique
De tous temps, la Musique principale de la Légion étrangère a occupé une place privilégiée dans
la faveur du public. A la puissance d’exaltation qui rayonna des musiques de marche et au prestige dont jouissent les fameux " Képis Blans", elle ajoute son allure solennelle et
éclatante, expression la plus directe de la personnalité légionnaire. Son histoire commence avec celle de la Légion, créée par l’ordonnance royale du 10 mars 1831.
A cette date, le nombre des musiciens est réglementé par les habitudes militaires de l’époque. C’est pourquoi, la Musique de la Légion, à ses débuts, comprend
un effectif plus que modeste, avec uniquement un chef de musique, un sous-chef de musique, et seulement ving-sept exécutants. Il faudra alors de très nombreuses années de travail et
d’efforts pour que la Musique soit en état de se produite dignement face au public. Malgré ses modestes moyens, la musique se fera remarquer par ses qualités musicales. Dès 1860, le
nombre des excécutants atteint quarante musiciens. Elle est dirigée à cette époque par Monsieur WILHELM. c’est lui qui composera la célèbre marche de la Légion : " le BOUDIN
". L’orchestre à corde est crée vers la fin de l’année 1887. Au départ, son répertoire se compose d’oeuvres populaires connues, puis s’étoffera d’oeuvres musicales de plus grandes
envergures. Dissous lors de la déclaration de la Guerre 14-18, la Musique reverra la jour dès la paix rétablie. A ce moment, l’essor grandissant de l’harmonie et de l’orchestre
symphonique, grâce à un répertoire très étendu est remarquable. Nous assistons à l’âge d’or de la Musique , par sa batterie et ses fifres, trompes et trompettes de cavalerie. Pourtant
en 1940, la Musique est à nouveau dissoute puis renait en 1946. Si l’harmonie reste prestigieuse, l’orchestre à corde a complètement disparu. La batterie conserve ses caractéristiques
propres avec ses fifres et son chapeau chinois, et le port particulier des tambours qui facilite la cadence lente. Aujourd’hui, la Musique de la Légion étrangère effectue de très
nombreux déplacements en France et à l’Etranger. Elle a le privilège de faire défiler d’une manière particulièrement remarquable nos régiments de Képis Blancs, par son pas lent hérité
des régiments de Hohenlohe, et immortalisés par nos anciens autour du monde au service de la FRANCE.
Le Chapeau Chinois
Le chapeau chinois est un instrument de percussion comportant un pavillon de cuivre perché sur un
bâton, garni de clochettes et de grelots, que l’on agite comme un hochet. En outre, il est orné de queues de cheval.
Origine des Queues de Cheval
Coutume d’origine islamique, adoptée par les régiments d’afrique qui, suivant l’exemple de
l’ennemi, ont pris l’habitude d’exposer devant la tente du chef, la queue du cheval tué sous lui au combat. Ainsi était démontrée la valeur, le courage du commandant, témoignage
tangible de son ardeur au combat. On peut donc penser que le chapeau chinois, instrument de percussion, était en même temps un emblème traditionnel et symbolique.
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Les fêtes des régiments :
En plus des fêtes communes à toute la Légion, chaque régiment commémore une des dates les
plus marquantes de son histoire, ou la fête de son saint patron.
1er R.E.C. 23 avril : Saint Georges
2ème R.E.I. 2
septembre : El-Moungar
3ème R.E.I. 14
septembre : Percée de la ligne Hindenbourg
M.P.L.E. 22
novembre : Sainte-Cécile
2ème R.E.P. 29
septembre : Saint-Michel
6ème R.E.G. 1
octobre : Création du régiment
4ème R.E. 15
novembre : Création du régiment
5ème R.E. 4 décembre : Sainte Barbe