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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 10:45

Magazine Képi Blanc : link

 

"Les fortes têtes..."

Mot du rédac'chef N° 747

"Et le temps passera... Ces hommes, anonymes sous le képi blanc, continueront de défi ler majestueusement et de se battre comme ils l'ont toujours fait, relevés par d'autres hommes au même képi blanc, ayant toujours dans les yeux le reflet de cette foi intérieure qui ennoblit la Légion...", confiait le maréchal Juin en parlant des légionnaires. C'est bien cet esprit de corps, ses origines et ses traditions, ses règles propres qui font la force de la Légion étrangère, avec les hommes qui la composent, de par la richesse de leur diversité et de leur engagement volontaire.

Nous commençons cette rentrée 2012 à Castelnaudary, au 4e RE, là où l'on forme le légionnaire. Ces jeunes étrangers ont fait le choix de prendre un nouveau départ en s'engageant dans les rangs de la Légion. En coiffant le képi blanc, ils entrent dans la grande famille Légion. Notre dossier du mois est ainsi consacré à la formation au 4e Étranger, régiment école immuable qui forme depuis des décennies les légionnaires, les caporaux, les sergents, la majorité des spécialistes, sans oublier la FG2 du BSTAT.

Au-delà du 14 Juillet, l'actualité démontre à nouveau que la Légion est partout, ou presque :

Fin août, une délégation de la Maison mère et du 2e REI était invitée sur le port de Saint-Tropez, par la célébre brasserie Sénéquier dans le cadre d'une opération de relations publiques particulièrement appréciée.

Sur le plan opérationnel, les 1er et 2e REG sont déployés en Afghanistan et au Liban. Soulignons également que dans le cadre de l'alerte Guépard, le 1er REG et la 13e DBLE ont projeté un groupe spécialisé dans la fourniture d'énergie électrique en Jordanie depuis août dernier, au profit des réfugiés syriens.

Pour finir, soulignons le franc succès du dernier ouvrage réalisé par la rédaction de Képi blanc, "Les plus belles photos de la Légion étrangère en 2012", paru à l'occasion des cérémonies du 14 Juillet, aussi bien en interne au sein de la communauté légionnaire qu'auprès du grand public.

Nous invitons nos chers amis lecteurs à découvrir ce horssérie inédit en deuxième de couverture, présentant la Légion d'aujourd'hui toute en images.

L'intérêt que suscite la Légion ne faiblit donc pas. Les "fortes têtes" continuent à faire parler d'elles et cette constance dure depuis 1831...

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 18:43

Le mot du président

 

Comme vous le savez, faute d’un successeur, j’ai accepté la proposition de l’assemblée générale et du conseil d’administration d’être prolongé une ultime année dans mes fonctions de Président Fédéral en précisant que quoi qu’il advienne je « quitterai le bord » le 2 juin 2013 à l’issue du Congrès d’Orange. Il va sans dire que dans l’intervalle je vais m’employer à trouver un ou plusieurs candidats à la présidence de la FSALE avec, je l’espère, plus de succès que l’année dernière. Afin de susciter des vocations parmi ceux qui pour des raisons professionnelles ou géographiques (lieu de résidence hors la Région parisienne) ne pourraient être « président à temps plein » il a été procédé à la transformation du poste de Secrétaire Général en celui de Directeur Général, comme décidé lors de notre A.G. Ce changement d’appellation n’est pas une clause de style. Outre des attributions élargies pour pallier l’absentéisme du président ce changement de portage du titulaire du poste (Colonel Habourdin) implique l’octroi d’une indemnité en stricte conformité avec la réglementation fiscale en vigueur. Je précise que des dispositions analogues ont été adoptées par d’autres fédérations (TDM, Saint-Cyrienne, Epaulette, UNC) confrontées aux mêmes difficultés lors de la relève de leur président.



Ceci étant, durant les mois qui nous séparent du congrès il n’est nullement question pour la FSALE de rester « l’arme au pied ». Trois dossiers vont nous mobiliser. Le premier porte sur l’entretien des sépultures de nos morts et le cas échéant des monuments dédiés à nos compagnons d’armes. Les amicales seront sollicitées et si nécessaire un soutien financier mis en place (à l’étranger notamment). Toutefois pour éviter une dispersion des efforts et des bonnes volontés, une coordination par le bureau de la FSALE est nécessaire. Vous recevrez très prochainement des orientations en la matière et l’attribution de secteurs de responsabilités.


Le deuxième dossier concerne le placement des anciens de la Légion étrangère en recherche d’emploi. Nous disposons de deux outils complémentaires le BARLE et Atouts Légion. Cette association, adhérente à la FSALE, mérite d’être mieux connue et reconnue. Nous allons nous y employer d’autant que son Directeur général est désormais l’Adjudant-chef (ER) Fassi, membre du bureau de la FSALE.



Le troisième dossier porte sur l’information interne et sur la communication. Même s’il convient, tant s’en faut, de ne pas rougir de l’existant (je songe notamment à notre site internet) ces deux domaines sont des « ogres insatiables » qu’il convient de nourrir en permanence. Nous allons nous y employer. Plusieurs pistes sont à l’étude.



Je terminerai « ce mot » par une note un peu plus grave qui a pour nom solidarité. Non pas la solidarité avec un grand S, trop souvent galvaudée, mais la solidarité du quotidien. Celle qui consiste, lorsqu’on fait partie d’un ensemble, en l’occurrence la communauté légionnaire, à ne pas jouer en solo sans en mesurer toutes les conséquences. Je songe notamment à ces propos, ces écrits, ces actions qui, pour être louables, engagent par solidarité contrainte notre communauté. Aussi avant de vous lancer dans des entreprises qui pour louables et respectables qu’elles soient sortent du champ de vos responsabilités de président d’amicale, il importe de s’assurer que l’horizon est bien dégagé. Un simple coup de fil à votre délégué, voire au siége de la FSALE, devrait permettre de trouver le ton qui s’impose. Loin de moi l’idée de brider les belles initiatives mais solidarité oblige.




Général de corps d'armée (2s) Robert Rideau - Président de la FSALE.

 

 

Site : :www.legionetrangere.fr

Email : fsale@legionetrangere.fr

15, Avenue de la Motte-Picquet

75007 Paris

Tél: 01 45 51 48 50

Fax : 01 45 51 00 12

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 20:45

Publié le 14/09/2012

 

LA VOIX DU NORD


Le général Clément-Bollée est le nouveau commandant de la force terrestre, basée à Lille au quartier Kléber (740 personnes) et chargée de préparer les soldats à partir en opérations. Un poste clé qui permet à l’ancien légionnaire d’avoir un oeil aiguisé sur le retrait d’Afghanistan, la baisse des effectifs et le futur de la Défense...


Le général Clément-Bollée est le nouveau commandant de la force terrestre, basée à Lille au quartier Kléber (740 personnes) et chargée de préparer les soldats à partir en opérations. Photo PATRICK JAMES



– Comment le CFT s’est-il adapté à l’accélération du retrait des forces françaises en Afghanistan­ ?

« ­Il y a un an, il fallait être en Kapisa, en Surobi, agir et combattre aux côtés des Afghans. Aujourd’hui, nous ne sommes plus en Surobi, nous sommes en train de quitter la Kapisa, en appui de la brigade afghane qui a pris totalement le combat à son compte. Je lisais un rapport où l’armée afghane a mené une opération de A à Z. Et puis, selon les engagements du président de la République, nous devons nous désengager. Dans une boucle de réaction très courte, la préparation et nos besoins ont complètement changé. Le bataillon de logistique devient la force essentielle. Il s’agit de le faire en bon ordre, tout en ayant l’impérieux devoir de garantir la sécurité de cette affaire. Nous aurons 1 400 hommes au 1er janvier 2013 et l’effort logistique sera terminé à l’été 2013. ­»


– Quitter un pays semble constituer un mission complexe...

«­ C’est une affaire difficile et délicate. Je vous donne un exemple avec le désengagement d’un VAB (véhicule de l’avant blindé) de Tagab. Il faut organiser un convoi sécurisé jusqu’à Kaboul et c’est une manoeuvre en tant que telle. On le place ensuite dans une zone de stockage à l’aéroport et selon les vecteurs aériens, il faut assurer le flux du matériel. La manœuvre logistique est d’une complexité phénoménale, d’où la nécessité de travailler l’anticipation. C’est le résultat de la préparation réalisée en amont à Mourmelon et organisée par le CFT.­ »


– Après l’Afghanistan, quel est l’avenir de votre commandement ­?

« ­Il faut transformer l’essai afghan. Ce théâtre a tiré vers le haut l’armée de Terre, vers des standards inégalés. Nous allons tirer les plus-values pour travailler sur ce que sera la guerre de demain. Elle sera fatalement littoral et urbaine, passer de la mer à la terre et dans les villes. ­»


– À part s’il faut intervenir au Niger ou au Mali...

«­Je lis les déclaration de nos responsables. Notre souci serait probablement de fournir des capacités pour la formation d’armées africaines, les unités de la Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest) avant leur intervention ou l’armée malienne... ­»


– Comment jugez-vous la baisse des effectifs des armées­ ?

«­ Nous atteignons un seuil. Pour la première fois de l’histoire, nous sommes moins de 100 000 dans l’armée de Terre. Nous sommes conscients des réalités économiques et il est légitime que nous participions à l’effort national. Mais attention au seuil qui est peut-être un étiage. A Falloujah (Irak, 2004), 45 000 marines américains sont intervenus pour une ville de 300 000 habitants. Vous multipliez par deux et vous avez le format de l’armée française. Après Fukushima, l’armée de Terre japonaise a déployé ses 100 000 hommes comme nous le ferions en cas de catastrophe sur notre sol. Alors, je dis "attention à ce qu’on fait". ­»


– Alertez-vous les hommes politiques de cet étiage­ ?

«­ J’ai été entendu par la commission du Sénat ­; je vais présenter nos capacités à Patricia Adam (présidente de la commission de la défense nationale et des forces armées à l’Assemblée nationale). L’armée de Terre est un couteau suisse mais certaines fonctions sont au niveau minimum comme le NBC (nucléaire, biologique, chimique) où nous n’avons qu’un régiment. On reste sur la cohérence ou on se tourne vers des abandons capacitaires. Tout dépend de l’ambition nationale. ­»


– Le budget du CFT est-il menacé ­?

« ­Il est sanctuarisé pour 2012 à 120 M€. À ce prix, j’entraîne pour un an 88 000 hommes et femmes des forces terrestres. L’armée de Terre représente 44 % des effectifs de la Défense et 29 % de la masse salariale. Alors quand on nous accuse d’être des gros consommateurs un peu irresponsables, je trouve ça un peu fort de café. Nous avons le souci de l’optimisation et de la rationalisation des coûts. ­»


– On évoque aussi des mutualisations avec des armées étrangères...

«­ Plus que la mutualisation par abandons, nous préférons le partage capacitaire. Ce sera une des clés. Si on a besoin d’évacuer des ressortissants de Monrovia ou Abidjan et que ce sont les Anglais qui aient gardé les parachutistes, ça peut être un problème. L’Allemagne entre dans le programme du LRU (lance-roquettes unitaire). Nous avons décidé de partager l’école de formation voire un centre de simulation comme pour les hélicoptères. Notre école de parachutistes à Pau pourrait faire de même. Nous partageons le drone «­ watchkeeper ­» avec les Anglais. Faut-il deux régiments ou un binational ­? Ça peut être une approche pour le futur.­ »


– Qu’attendez-vous du nouveau livre blanc de la Défense et de la Sécurité ­?

« ­Un rapport du Sénat juge notre périmètre «­ tout juste insuffisant ­», la formule est intéressante. Nous avons un format qui répond aux engagements mais avec des endroits à la limite du hors-jeu (vivement l’hélicoptère NH90, nos Pumas sont épuisés). Pour le livre blanc, dirigé par Jean-Marie Guéhénno, nous sommes assez sereins car il est mené par des gens responsables, conscients de la qualité de l’outil militaire français. Nous souhaitons que les choses soient arbitrés objectivement pour répondre à la question­: c’est quoi la France­ ? ­»



Propos recueillis par Olivier Berger

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 10:31

 

Le 12 septembre 2012, la Légion étrangère a accueilli dans l’enceinte de l’Institution des invalides de la Légion à Puyloubier, une délégation du Centre de Guerre Interarmées de l'OTAN (Joint Warfare Centre - JWC) basé en Norvège.

 

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Une délégation composée de 75 généraux, officiers supérieurs et de personnel civils de l'OTAN de différentes nationalités est venue découvrir le "système d'hommes" de la Légion étrangère. Le recrutement à la Légion, la ressource humaine et sa diversité ainsi que l’expérience humaine acquise dans ce domaine, tels étaient les sujets abordés par le général Christophe de Saint-Chamas, commandant la légion étrangère, avec ses hôtes de marque.

Une présentation originale de la Légion a donc été organisée avec un panel de légionnaires issus de l'ensemble des régiments de métropole. Venus avec leurs matériels individuels en dotation, ils ont présenté leurs parcours professionnels et leurs expériences opérationnelles. Les questions et les échanges n’ont pas manqué au cours de cette journée entre membres de l’OTAN et cadres et légionnaires présents.

Et pour clôturer cette visite, riche d’enseignements pour tous les participants, L'ALAT a exposé sur le site un hélicoptère Tigre avec son équipage. Les pensionnaires naturellement attirés, ont pu admirer de près ce fabuleux “félin“, venu quelque peu perturber le calme si habituel des lieux.

 

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Source : DCILE

Crédit : Légion étrangère

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 10:20
Légionnaires : link
La camarade ne pardonne rien, n’oublie personne; plus tôt ou plus tard elle nous saisit sous son manteau sombre et nous accompagne de son haleine fétide jusque dans les profondeurs du Styx ou nous pousse, nimbés de gloire, vers les hauteurs éthérées.
 
Certaines morts sont héroïques et inscrivent sur le marbre de la postérité des noms qui deviendront néanmoins, très vite, inconnus des générations qui éclosent. Il faut s’appeler Napoléon, Clémenceau, de Gaulle, Danjou, Rollet… pour que leur souvenir demeure. Que dire alors des morts plus modestes, plus anonymes de ces héros du quotidien qui nous ont quittés hier, qui disparaitront demain ?
 
Les légionnaires, peut-être plus que d’autres, n’échappent pas à cette humaine logique : naître, vivre puis disparaître dans l’oubli, après avoir servi avec dévouement, courage, abnégation, voire en donnant  leur vie, la France qui les a si bien accueillis.
Morts, ils sont rendus à leurs familles, quand c’est possible et voulu, sinon, ils sont ensevelis dans les carrés militaires des villes de garnison. 
Mais que deviennent les tombes de ces soldats oubliés ?
 
Le "Souvenir Français" tente, comme il le peut, de faire entretenir ces tombes quand elles sont connues, identifiées et situées à l’étranger… parfois ce sont quelques volontaires dévoués qui tentent de faire perpétuer le souvenir de ces camarades disparus. Je me souviens de Rodel et son monument en Indochine, je pense à l’ancien adjudant-chef Galvez qui fait ce qu’il peut à Madagascar, ou encore de ma garnison d’Ali Sabieh où pour le 30 avril nous allions chauler le petit cimetière au pied du Fort des Italiens, sans savoir exactement quels soldats y séjournent pour toujours. Mais tout ceci n’est vrai qu’au-delà des mers et dans les cimetières militaires nationaux des deux guerres, ou bien dans les villes où nos régiments tiennent encore garnison…
Et les autres ? Que deviennent ces carrés où reposent nos légionnaires oubliés?
 
Celui de Bonifacio tombe en ruines, celui de Montferrat près du Camp de Canjuers où certains des nôtres sont tombés au service de la France est délabré… et tant d’autres.
L’un des cas les plus flagrants, alors que souvent nous nous gargarisons du respect des anciens, est celui du colonel de Chabrières.
 
Marie Louis Henry de Granet-Lacroix de Chabrières était un officier français mort pour la France à Magenta le 4 juin 1859. Natif de Bollène, dans le Vaucluse, il est, à un siècle et demi d’intervalle, mon voisin. Du château familial il ne reste qu’une ruine à quelques encablures de ma maison. Elle surplombe la petite chapelle de Saint Ferréol qui jouxte le minuscule carré dans lequel est enseveli le héros de Sébastopol, d’Ischeriden, de Magenta… ainsi que quelques membres de sa famille.
 
Pendant quelques années le 1er REC se chargeait de l’entretient du liliputien cimetière où repose tant de gloire. Puis, comme les autres, cette tombe fut oubliée. Alerté par l’ancien sous-officier Gilbert Tissot, j’ai agi, voilà bien des années,  auprès des chefs de corps du 1er REC et du 2e REI  pour leur demander de réhabiliter la tombe. Un peu d’entretien fut dispensé à la hâte par une équipe venue passer quelques heures sur les lieux. Grâce à notre regretté camarade Eberle, une nouvelle action d’entretien s’est déroulée quelques mois avant sa disparition. L’ancien Major Christian Remy est venu sur les lieux et des améliorations ont été constatées. A mon niveau, j'ai fait ce que j'aiu pu.
 
Et de nouveau de Chabrières est tombé dans les oubliettes, alors même que le 2e REI a rebaptisé le Quartier Vallongues, à Nîmes, du nom de l’illustre chef de corps qui a servi un temps, lui aussi, à titre étranger.
 
Quelques amicales, rares, s’occupent très bien de ces carrés : Puyloubier, Marseille, Polynésie Française… et d’autres sans doute que j’ignore. Il est certain aussi que le commandement de la Légion  ne peut s’occuper de tous ces lieux de mémoire. Néanmoins, ne serait-ce pas possible de sensibiliser les chefs de corps afin que ceux-ci fassent procéder à un peu d’entretien lors des passages de leurs unités à l’occasion de manœuvres, de séjours en camp ?
 
Les villes de garnison légionnaire sur le territoire métropolitain ne sont pas si nombreuses qui interdiraient un entretien ponctuel, sans périodicité définie, au gré des passages. Cela a un côté utopique, je le reconnais volontiers, mais de Borelli n’écrivait-il pas en 1885 :
 
« Nus, affamés, sans feu, ni lieu, sans espérance,
Aux maîtres comme aux lois ayant répondu : Non,
Trainant leur passé lourd comme on traine un chaînon,
Des hommes, Dieu sait d’où, s’en viennent à la France.
 
Nous sommes las. Mourir est une délivrance ;
Veux-tu faire de nous de la chair à canon ?
Elle répond : c’est bien, je sais votre souffrance,
Et je n’ai pas besoin de savoir votre nom.
 
Prenez, mangez. Dormez, sans rêve, sous la tente ;
Ce pain dur, ce lit dur, qui font l’âme contente,
Sont ceux de nos soldats : méritez leur tombeau.
 
Vous êtes en lieu sûr, et de vous je me charge,
Entrez – Et derrière eux, d’un geste simple et large,
Elle fait retomber un pli de son drapeau. »
 
Faisons nôtres aussi ces vers du même capitaine :
 
« …Lorsque l’oubli se creuse au long des tombes closes,
Je veillerai du moins et n’oublierai jamais. »
 
Sans cela, le culte et le respect des anciens, ne seront que vaines paroles qui embellissent les discours de circonstance et qui n’offriront comme   réalité tangible,  que le défilé sur la Voie sacrée chaque 30 avril.
 
Qui sait que dernier survivant de Camerone est enseveli à Lille ?
 
Je l’ai écrit dans une précédente lettre : un officier américain visitant le musée d’Aubagne et voyant les noms des officiers morts au service de la France sur les murs de la crypte, avait ingénument demandé où étaient inscrits les noms des légionnaires…
Parfois, même pas sur leur tombe.
 
Antoine Marquet
 
Antoine
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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 18:51
Wednesday, 12 September 2012 18:30
Monsieur Légionnaire link

 

 

Les traditions à la Légion étrangère

Les traditions de la Légion étrangère font partie intégrante de son patrimoine et de sa culture. Elles ont été forgées au cours des ans, sont aujourd’hui garantes de son identité et de son unité et restent un facteur essentiel d’intégration et de cohésion. Certaines sont très anciennes et trouvent leurs origines dans des coutumes antérieures à la création de la Légion étrangère. D’autres sont plus récentes ; leur adoption prouve la capacité de la Légion étrangère à s’adapter à son temps et démontre que ces traditions ne sont pas figées, mais sont appelées à évoluer.


Legio patria nostra - La Légion pour patrie

Servant avec le statut « à titre étranger », le légionnaire sert la France à travers la Légion... La devise Legio patria nostra est apparue sans que l’on sache vraiment ni comment, ni depuis combien de temps. Pour les képis blancs, elle reflète le sentiment commun de faire partie d’une unité d’élite et d’appartenir à une même famille. L’idée de patrie, moteur essentiel pour toute autre troupe, laisse le légionnaire souvent indifférent ; c’est là qu’intervient le mystère de la Légion. Car, l’homme qui a rompu avec son passé, son cadre social, son milieu familial, va reporter sur la Légion son besoin d’idéal et ses affections déçues. Il identifie bientôt l’idée de Légion à l’idée de patrie, au point de lui sacrifier tout avec une infinie générosité. Celui qui en a accepté les durs lois et règlements, celui qui a servi avec loyauté, honneur et fidélité une institution qui lui a un jour offert un asile, celui-là peut s’enorgueillir d’être un digne citoyen légionnaire. Legio patria nostra !



La devise « Honneur et fidélité »

Les drapeaux de l’armée française portent tous les mentions « République française » et « Honneur et patrie ». Cette dernière est remplacée, depuis le 30 décembre 1920, par « Honneur et fidélité » sur les drapeaux et étendards des régiments étrangers. Les képis blancs sont particulièrement fiers de cette particularité, car elle évoque l’attitude glorieuse de la Légion au combat, l’esprit d’abnégation et le respect de la parole donnée, s’il le faut, jusqu’au sacrifice suprême





Les couleurs Vert et Rouge

Il est très difficile de dire à quelle période exactement les couleurs Vert et Rouge sont apparues à la Légion étrangère. Bien souvent adoptées avant qu’une décision ne vienne en officialiser l’usage, on les a vues apparaître et s’imposer peu à peu. Pour résumer on peut dire qu’elles ont été héritées des Suisses de la 2e Légion de 1835. On les retrouve sur les fanions des compagnies, sur les épaulettes des légionnaires, sur les tambours de musiciens.




La grenade à sept flammes

C’est au début de la Seconde Guerre mondiale que la grenade, ornement réservé à certaines unités d’élite de l’armée française, se voit attribuer sept flammes dont deux en retour, le plus souvent accolées, et une bombe creuse portant le numéro du régiment. On doit son dessin au célèbre aquarelliste et ancien légionnaire Rosenberg. On la retrouve sur tous les frontons des quartiers de Légion, sur tous les fanions, sur les uniformes des légionnaires.




Emblèmes et fanions

Les emblèmes (drapeaux et étendards) des régiments étrangers portent l’inscription "Honneur et Fidélité" en lieu et place de l’inscription "Honneur et Patrie", en vigueur dans le reste de l’armée française. Ils portent tous la mention "Camerone 1863".

La Légion a le privilège de disposer des emblèmes de ses régiments disparus et des anciens drapeaux des régiments actuels. Ils sont conservés par le musée d’Aubagne et une partie d’entre eux est exposée dans la crypte. Les fanions des compagnies et escadrons sont vert et rouge sur l’avers, diagonale descendante, le vert contre la hampe. Le revers présente les couleurs réglementaires correspondant à la numérotation de l’unité.

 

 

 

 

 




Le salut

 

 

C’est l’expression même de la discipline, la manifestation spontanée du respect envers le supérieur. Celui-ci, par la qualité de sa réponse, doit prouver qu’il en est digne.

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Le salut au caïd

A l’arrivée du Chef de corps au quartier, chaque matin, ou dans tout poste tenu par une unité légion, le poste de police lui rend les honneurs. Le clairon sonne " Au Caïd ", suivi par le refrain du Boudin, avant qu’il ne passe la Garde en revue et que chacun se présente à haute voix. Tous ceux qui entendent les sonneries se mettent au gare-à-vous, face à l’entrée, jusqu’à la fin de son exécution. Lorsque le " Caïd " est joué par une batterie, les tambours saluent de la main entre chaque roulement. Dans certaines circonstances particulières, l’exécution de la sonnerie " Au Caïd " est une manifestation de courtoisie destinée à honorer une haute autorité très liée ou ayant servi à la Légion, les anciens Chefs de corps de Légion, par exemple. Le Général commandant la Légion étrangère est accueilli par la même sonnerie, suivie des seize premières mesures du " Boudin ".


Le boudin

" Le Boudin "est la marche officielle de la Légion. Ce titre, à lui seul, évoque la merveilleuse aventure des Képis Blancs. Mais quelle est donc l’histoire de cette marche, que nous considérons tous comme " la Marseillaise " légionnaire ? Les origines du mot, comme celles du thème du célèbre refrain, sont assez mal connues. Les uns pensent au rouleau de toile long de 52 centimères roulé sur le sac ou porté en bandoullière, et qu’on appelait volontier boudin, les autres à une origine plus gastronomique. La mélodie serait inspirée d’une oeuvre de Rameau, d’une adaptation du refrain du 67ème R.I. en 1862 , ou d’une décision impériale prise en Crimée ou en Italie. Il est difficile de trouver une origine exacte. Mais peu de temps avant le départ du Régiment étranger en janvier 1863 pour le Mexique, c’est Monsieur Wilhelm, Chef de musique qui dirigeait la fanfare du 2 ème Etranger qui compose à partir de ce thème des 16 mesures imposées depuis 1840, une marche qui est devenue la marche de la Légion étrangère : " le Boudin ". L’origine de cette marche remonte à 1860, époque à laquelle , le Roi des Belges envoya des hommes à la France, afin qu’ils fussent incorporés dans la Légion étrangère. Ils y furent notamment traités de " Tireurs au cul " par une majorité d’Allemands qui composaient à ce moment là l’essentiel de la Légion. Quant aux paroles, il semble qu’elles aient

MP3 - 1.8 Mo
Tiens voilà du boudin

connues des variantes dues à l’imagination fertile des légionnaires. Les paroles actuelles ont probablement été adoptées vers 1870, alors que le roi des Belges avait demandé que ses sujets ne combattent pas en France et que de nombreux Alsaciens-Lorrains s’engageaient à la Légion. Pour terminer, nous ne sauront sans doute jamais si les paroles sont dues aux épaules des légionnaires ou à leurs estomacs, mais il est indéniable que " le Boudin " est un morceau qui exalte l’amour profond du légionnaire pour son drapeau et pour sa patrie d’adoption. Si l’on ne salue pas pendant l’exécution du Boudin, on l’exécute et on le chante au garde-à-vous




Le pas Légion

Le pas Légion est cadencé à 88 pas/minute (120 pas/minute pour le régime général et 140 pas/minutes pour les chasseurs alpins & chasseurs à pied). Cette cadence est héritée du rythme de déplacement des armées de l’Ancien Régime et de l’Empire, dont le régiment Hohenlohe, duquel la Légion étrangère a conservé nombre de traditions.



Le képi blanc

Le képi blanc tel que nous le connaissons aujourd’hui, objet de fierté pour le légionnaire et symbole distinctif de la Légion pour le public, n’est porté que par les militaires du rang ; officiers et sous-officiers coiffant un képi ... noir ! S’il n’a pas toujours était de couleur blanche (symbole de pureté), on peut dire qu’il est officiellement devenu blanc à partir du 14 Juillet 1939, lorsque les légionnaires ont pour la première fois défilé sur les Champs Elysées vêtue de ladite coiffure. Depuis, il symbolise la Légion étrangère et son port est interdit à tout autre troupe.




Le béret vert

D’abord porté par les légionnaires parachutistes (formation créée en 1948 en Indochine par le chef de bataillon Morin) pour se distinguer des parachutistes et autres troupes d’élite de l’armée « régulière », il n’a été officialisé qu’à partir de 1957. La légende dit qu’il aurait été rapporté en Extrême-Orient par un officier de retour de permissions. A la fin des année 1950, son port n’est plus réservé aux seuls légionnaires para, il est étendu à l’ensemble des unités de Légion.




Les épaulettes Vert et Rouge

En 1868, la suppression des compagnies d’élites instaure pour chaque subdivision d’arme des épaulettes aux couleurs distinctives ; dès lors, la couleur actuelle des épaulettes (corps vert et franges rouges) est attribuée à la Légion. On pense que le choix de ces deux coloris est à attribuer à l’uniforme des Suisses de la 2e Légion de 1855. On les retrouve sur les fanions des compagnies et sur les tambours de musiciens.











La ceinture bleue

Longue de 3,40 à 3,60 mètres et large de 13 à 17 centimètres, la ceinture de laine bleue a été officiellement attribuée à la Légion étrangère en 1882. Son rôle initial était surtout pratique, car, portée lors de la conquête de l’Algérie, elle devait protéger des affections intestinales dues notamment aux grands écarts de température entre le jour et la nuit. Elle se portait sous la capote ou la veste.

 

 

La cravate verte

Avant le deuxième conflit mondial, la couleur de la cravate portée à la Légion n’était pas définie. Son apparition s’est faite à compter de 1945, du fait de la récupération de surplus de cravates vertes, provenant des Chantiers de jeunesse. Le port n’a pas été généralisé dès cette date et il faudra attendre 1947 pour voir l’ensemble des légionnaires porter cette nouvelle marque distinctive.

Les chevrons d’ancienneté

De nos jours, la Légion est la seule détentrice de cette vieille tradition des chevrons d’ancienneté, dont l’origine remonte à une décision royale de 1771. Supprimés, puis remis au goût du jour à de nombreuses reprises, ils sont institués une dernière fois en 1948. Un chevron correspond à cinq ans d’ancienneté, deux chevrons à dix, etc. Seuls les militaires du rang et les sous-officiers subalternes sont autorisés à les porter.




Le gilet d’armes

Les origines du gilet d’arme remontent à l’Armée d’Afrique et à la conquête de l’Algérie. Mais sont port devient obligatoire, à la Légion étrangère, seulement dans les années 1950. Dès lors, il sera uniquement de couleur verte, ce qui n’était pas le cas auparavant... Comportant dix-huit petits boutons dorés ou argentés, il n’est porté que par les officiers et les sous-officiers supérieurs. Les jeunes officiers doivent avoir assisté au moins une fois à la commémoration du combat de Camerone avant de pouvoir le porter.




Les plis de la chemise

Parce que « Rigueur » n’est pas un vain mot à la Légion étrangère ... Les chemises des légionnaires comportent des plis réglementaires. Ils sont définis avec une précision qui ne tolère pas l’à-peu-près ; leur exactitude est vérifiée avec le plus grand des sérieux par les supérieurs en charge de leurs subordonnés. C’est ainsi que le jeune légionnaire apprend dès son incorporation à travailler finement, précisément. On lui inculque le « soucis du détail », on lui transmet « l’amour du travail bien fait » et cela passe aussi par sa tenue vestimentaire. Certains plis doivent être espacés de 5,3 cm, d’autres de 3,5 cm !!! Alors, prêts à relever le défi ?






Les pionniers

Les pionniers sapeurs sont apparus en France dès le XVIIIe siècle. Mais la création des pionniers à la Légion étrangère ne date que du XXe siècle. Ils perpétuent la tradition de bâtisseuse que s’est forgée la Légion à travers le monde. Les pionniers, tous barbus, portent une hache et sont revêtus d’un tablier de buffle. Le tablier et la barbe sont des héritages du XVIIIe siècle, le fait de porter sur l’épaule droite la hache et non le fusil, témoigne de la vocation de bâtisseur des pionniers. Ils doivent par leur action permettre au reste de la troupe d’avancer en échange de quoi, celle-ci doit les protéger. Ce sont les précurseurs. C’est d’ailleurs cette notion, déjà présente dans la Grande Armée napoléonienne, que l’on retrouve lorsqu’à la parade on les voit précéder les légionnaires en armes, ainsi que le drapeau du régiment et le chef de corps.




La poussière 

La poussière est une cérémonie qui semble tirer son origine d’une coutume de l’armée d’Afrique, et notamment des colonnes mobiles. L’eau était rare, parfois plus que le vin, aussi avant le repas prenait-on le temps de rincer les vers avec une goutte de vin que l’on se gardait bien de jeter. Le cérémonial traditionnel correspond aux commandements suivants, chacun s’assure que son verre contient un peu de vin, rouge en général :
- " Attention pour la poussière ! " Les convives au garde-à-vous, tiennent leur verre à la hauteur du menton, coude droit collé au corps.
- Envoyez ! Puis le popotier, ou le maître de chant, entonne " Le Boudin " , précédé ou non du refrain de l’unité.




La popote 

La popote des officiers, et tout particulièrement celle des lieutenants est le lieu où se cultivent et se perpétuent certaines traditions moins solennelles mais dont l’importance ne sauraient être mésestimées, ne serait-ce que par le sens d’un certain cérémonial, d’un certain goût du panache, qu’elles développent. A cette réunion qui n’a pour but que de resserrer les liens de camaraderie, doivent régner une gaieté et une atmosphère de bon aloi. Elle est organisée dans une enceinte militaire, ses participants se doivent donc d’y avoir une tenue et une conduite irréprochables.



Le menu 

Le popotier lit le menu traditionnel dans toutes les popotes de l’armée française, avec toutefois une légère variante propre à la Légion. Il ajoute : " ... de l’avancement dans l’armée française en général, et de la Légion Etrangère en partuculier , ce dont je serai, d’ailleurs, le dernier et ô combien indigne bénéficiaire ". Puis le popotier invoque le Saint-Patron de la Légion. Il est d’usage aussi d’invoque le Saint-Patron des éventuels invités d’honneur.



Noel - Fête de famille légionnaire

Noël à la Légion étrangère est La fête de famille par excellence. Dépassant le cadre religieux, tous les légionnaires ne sont pas  chrétiens, il est toujours fêté avec ferveur et enthousiasme. Dans tous les coins du monde où l’on fête la nativité, Noël est souvent la seule occasion de réunir la famille. C’est cet aspect qui est revendiqué sous la grenade à sept flammes. Souvent loin de chez eux, de leur « famille de sang », quand elle existe encore ( !), les képis blancs retrouvent avec leurs chefs, leurs camarades, un peu de cette chaleur familiale laissée derrière eux. Le soir de Noël, ils festoient, chantent, s’amusent, s’offrent des cadeaux, au sein de leur nouvelle famille, leur « famille de cœur », leur « famille d’adoption », constituée de frères d’armes, de personnes avec lesquelles ils ont pour habitude de tout partager... le pire, mais aussi le meilleur.



Camerone - La Légion honore ses morts

Camerone est le nom de la ville mexicaine où une poignée de légionnaires s’est illustrée le 30 avril 1863, au cours d’une bataille épique. Ces braves soldats se sont opposés pendant toute une journée à plus de 2000 Mexicains. Les cinq survivants (qui avaient promis à leur chef mourant de ne pas se rendre) à cours de munitions, chargèrent à la baïonnette. En se sacrifiant, ils permirent à un précieux convoi de passer : la mission était remplie. Depuis, le combat a fait date : il est devenu symbole de la fidélité à la parole donnée et de la mission remplie quel qu’en soit le coût. Désormais, chaque 30 avril, où qu’ils se trouvent, les légionnaires commémorent cet événement.



Chants et marches de la Légion étrangère

A la différence du chant de popote où la gaîté, la fronde et l’humeur se répondent, du chant de bivouac aux accents parfois nostalgiques, toujours sentimentaux, le chant « de marche » a pour quadruple but de soutenir les énergies, d’affirmer la cadence, de fondre quarante timbres en un seul chant, ce qui éveille en chacun le sens profond de la collectivité, et de donner à la superbe d’une troupe en mouvement un prolongement sonore qui la valorise

Il n’est pas ici question de commenter son utilité, de vous persuader, s’il en était besoin, de son influence bénéfique ni de justifier de son importance. Le fait est là. La Légion étrangère est, une fois encore, la troupe qui sait, qui doit, qui chante le mieux au monde. Ce patrimoine flatteur doit être reçu avec fierté, certes, mais il nous appartient de le transmettre, non seulement sans le laisser de déprécier, mais aussi en y apportant – pourquoi non ? - encore plus de flamme, encore plus d’ampleur, encore plus de résonance.

La Musique

De tous temps, la Musique principale de la Légion étrangère a occupé une place privilégiée dans la faveur du public. A la puissance d’exaltation qui rayonna des musiques de marche et au prestige dont jouissent les fameux " Képis Blans", elle ajoute son allure solennelle et éclatante, expression la plus directe de la personnalité légionnaire. Son histoire commence avec celle de la Légion, créée par l’ordonnance royale du 10 mars 1831. A cette date, le nombre des musiciens est réglementé par les habitudes militaires de l’époque. C’est pourquoi, la Musique de la Légion, à ses débuts, comprend un effectif plus que modeste, avec uniquement un chef de musique, un sous-chef de musique, et seulement ving-sept exécutants. Il faudra alors de très nombreuses années de travail et d’efforts pour que la Musique soit en état de se produite dignement face au public. Malgré ses modestes moyens, la musique se fera remarquer par ses qualités musicales. Dès 1860, le nombre des excécutants atteint quarante musiciens. Elle est dirigée à cette époque par Monsieur WILHELM. c’est lui qui composera la célèbre marche de la Légion : " le BOUDIN ". L’orchestre à corde est crée vers la fin de l’année 1887. Au départ, son répertoire se compose d’oeuvres populaires connues, puis s’étoffera d’oeuvres musicales de plus grandes envergures. Dissous lors de la déclaration de la Guerre 14-18, la Musique reverra la jour dès la paix rétablie. A ce moment, l’essor grandissant de l’harmonie et de l’orchestre symphonique, grâce à un répertoire très étendu est remarquable. Nous assistons à l’âge d’or de la Musique , par sa batterie et ses fifres, trompes et trompettes de cavalerie. Pourtant en 1940, la Musique est à nouveau dissoute puis renait en 1946. Si l’harmonie reste prestigieuse, l’orchestre à corde a complètement disparu. La batterie conserve ses caractéristiques propres avec ses fifres et son chapeau chinois, et le port particulier des tambours qui facilite la cadence lente. Aujourd’hui, la Musique de la Légion étrangère effectue de très nombreux déplacements en France et à l’Etranger. Elle a le privilège de faire défiler d’une manière particulièrement remarquable nos régiments de Képis Blancs, par son pas lent hérité des régiments de Hohenlohe, et immortalisés par nos anciens autour du monde au service de la FRANCE.

Le Chapeau Chinois 

Le chapeau chinois est un instrument de percussion comportant un pavillon de cuivre perché sur un bâton, garni de clochettes et de grelots, que l’on agite comme un hochet. En outre, il est orné de queues de cheval.

Origine des Queues de Cheval 

Coutume d’origine islamique, adoptée par les régiments d’afrique qui, suivant l’exemple de l’ennemi, ont pris l’habitude d’exposer devant la tente du chef, la queue du cheval tué sous lui au combat. Ainsi était démontrée la valeur, le courage du commandant, témoignage tangible de son ardeur au combat. On peut donc penser que le chapeau chinois, instrument de percussion, était en même temps un emblème traditionnel et symbolique.

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Les fêtes des régiments :

En plus des fêtes communes à toute la Légion, chaque régiment commémore une des dates les plus marquantes de son histoire, ou la fête de son saint patron.

- 1er R.E.C. 23 avril : Saint Georges
- 2ème R.E.I. 2 septembre : El-Moungar
- 3ème R.E.I. 14 septembre : Percée de la ligne Hindenbourg
- M.P.L.E. 22 novembre : Sainte-Cécile
- 2ème R.E.P. 29 septembre : Saint-Michel
- 6ème R.E.G. 1 octobre : Création du régiment
- 4ème R.E. 15 novembre : Création du régiment

- 5ème R.E. 4 décembre : Sainte Barbe


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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 18:54

 

100 plus belles photos 2012, cellule audiovisuelle de la légion étrangère, montage caporal Oleg ZANKOV

 

 

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 18:30
Indre-et-Loire - Tours - Armée
La Nouvelle République
Une garnison bien garnie !
12/09/2012 05:26
Une-garnison-bien-garnie_image_article_large.jpg

Près de 200 personnes, militaires et civils, ont assisté, hier soir, dans les salons de réception de l'hôtel du Grand Commandement de Tours, au pot de rentrée du général Jean-Marc Ripoll. L'occasion pour ce dernier de dire le bon déroulement de l'arrivée de 600 nouveaux militaires cet été dans la ville, « ce qui représente 1.400 personnes avec leurs familles. » Et porte à 5.000 le nombre total de militaires et de civils sur Tours-Centre (3.000) et la base aérienne (2.000). « Des liens forts existent entre les armées et la Touraine. »

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 12:47
link - Métapo Infos

 

Le numéro de septembre 2012 de la revue Le spectacle du monde est en kiosque. 

Le dossier est consacré à la Légion étrangère. On pourra y lire, notamment, des articles de François d'Orcival ("Legio patria nostra" ), de Geoffroy Lejeune ("Etre légionnaire"), de Claude Jacquemart ("Par le sang versé"), d'Alexis Neviaski ("Képi blanc et croix gammée"), d'Arnaud Imatz ("Gloire et misère du Tercio"), et de Michel Marmin ("Un légionnaire nommé Jean des Vallières").


Hors dossier, on pourra aussi lire des entretiens avec Richard Millet ("On nous empêche, au fond, de penser la vraie diversité") et avec l'archéologue Jean Guilaine ainsi que des articles de Philippe Conrad ("Le néolithique, ferment de l'histoire") et de Jacques de Guillebon ("Jacques Ellul. Contre l'empire de la technique"). Et on retrouvera aussi  la chronique de Patrice de Plunkett.

 

LE-Spectacle-du-Monde.jpg

 

 


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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 19:38
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