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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

Recherche

Musique

5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 16:38

 

 

Adieux aux armes du Transall Ville de Kolwezi(2)

Adieux aux armes du Transall Ville de Kolwezi(2)2

Adieux aux armes du Transall Ville de Kolwezi(2)3

Adieux aux armes du Transall Ville de Kolwezi(2)4

Adieux aux armes du Transall Ville de Kolwezi(2)5

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Adieux aux armes du Transall Ville de Kolwezi(2)8

Adieux aux armes du Transall Ville de Kolwezi(2)9

Adieux aux armes du Transall Ville de Kolwezi(2)10

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 13:37

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 750.

Les festivités de Noël

Les festivités de Noël qui viennent de s’achever dans les régiments, en métropole comme à l’extérieur ont permis à chaque légionnaire de vivre un moment privilégié, au sein de sa section et de sa compagnie, au contact des cadres et des plus anciens de l’unité. 

Cette soirée familiale, partagée et offerte aux plus jeunes est essentielle pour tous, nous le savons bien. Et il ne s’agit pas d’une contrainte, mais d’un cadeau, d’un très beau cadeau : celui de la soirée qui compte le plus aux yeux de tous. C’est pour cela que tous les cadres consacrent cette soirée à leurs légionnaires. Voilà une des exigences qui nous rappellent que le légionnaire demeure différent de ses frères d’armes. 

Et les spécifi cités sont connues. Elles sont sources d’une légitime fierté. Noël s’achève après ces veillées inoubliables, ces crèches uniques au monde qui expriment avec génie la sensibilité et la profondeur de l’âme du légionnaire. La fête achevée, nous voilà déjà prêts pour attaquer cette nouvelle année. Elle sera très particulière pour la Légion étrangère qui fêtera avec éclat le 150e anniversaire du combat de Camerone. 

De quoi aurons-nous besoin en 2013 ? Alors que certains ont peut-être le sentiment d’avoir échappé à la fin du monde au mois de décembre, je souhaite vous adresser des voeux en lien direct avec notre vie quotidienne. Aussi commencerai-je par le courage et la ténaciténécessaires pour que chacun à votre place, vous continuiez à assurer vos missions, avec le souci de perfection que nous ont enseigné nos anciens. 

Et le travail ne manque pas, dans le contexte évolutif qui s’annonce, pour adapter ce qui mérite de l’être, rationaliser ce qui peut encore l’être et préserver ce qui doit l’être à tout prix. Voilà des ambitions pour le moins exigeantes. 

N’oublions pas : “Ils ne savaient pas que c’était impossible, c’est pour cela qu’ils l’ont fait !” (Mark Twain).

Que vous souhaiter de plus ? Au cours de cette année qui connaîtra des rendez - vous particuliers pour la Légion étrangère , je souhaite à chacun de conserver la même fierté que celle qui le motivait le jour où il a coiffé son képi blanc. Cette fi erté commence dans la tenue que nous portons toujours la tête haute, quelle qu’elle soit et en toute circonstance. 

Elle exprime ce choix délibéré que vous avez fait en vous engageant dans les rangs de la Légion étrangère. Le quatrième article du code d’honneur nous le redit : “Fier de ton état de légionnaire, tu le montres dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net”. Voilà tout un programme de vie, que nous avons accepté à l’engagement et qui devient une grande et légitime fi erté. 

Sommes-nous identiques aux autres soldats ? Certes les missions sont similaires, mais nous demeurons différents. Cette fi erté est essentielle car elle nous aide à nous fi xer un comportement sans faille. 

Elle débouche naturellement sur le troisième voeu que je voudrais vous adresser : sachons tous nous montrer exemplaires, dans les missions que nous recevons, quelles qu’elles soient. Ce sera notre manière de vivre intensément cette nouvelle année, tout en contribuant au rayonnement de la Légion étrangère dont vous êtes au quotidien les acteurs privilégiés, chacun à votre place. Courage, fi erté et exemplarité, voilà de quoi prendre de bonnes résolutions pour continuer à faire comme nos anciens, en étant prêts à nous donner sans compter pour le succès de la mission et la gloire de la Légion étrangère.

Je vous souhaite une très bonne année 2013.

Général Christophe de Saint Chamas,
commandant la Légion étrangère

Source : Képi Blanc magazine
Crédit : Légion étrangère

pour s'abonner au képi blanc cliquez ici

 

Written by Constantin LIANOS   
Sunday, 23 December 2012 11:55 link
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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 07:53

Madame, Monsieur,

Cette lettre est la dernière de l’année 2012. Elle est à lire dans la perspective de la parution prochaine du Livre blanc.

Nous tenons à vous informer que le site de l’ASAF a été récemment attaqué.
Immédiatement vérifié par nos soins, il a été contrôlé par Google qui a retiré très vite sa mise en garde.

De nouvelles mesures de sécurité ont été prises par l’ASAF pour limiter les risques.
L’origine de cette attaque n’est pas encore connue, mais on peut affirmer, dès à présent, qu’il n’est pas le fait d’amateurs.
Les prises de position de l’ASAF sont-elles susceptibles de susciter de telles actions ? Si c’était le cas, cette attaque ne pourrait qu’inciter nos adhérents, sympathisants et internautes à se montrer encore
plus déterminés à préserver leur liberté d’information et à renforcer leur engagement.

Que 2013 nous donne l’occasion de témoigner avec force de notre foi et de notre fierté dans notre pays, son armée et ses soldats d’hier et d’aujourd’hui !

Très belles fêtes de Noël et de Nouvelle Année !

Henri Pinard Legry
Président de l’ASAF

 

 

Lettre de l’ASAF 12/12
« Ne pas subir »
(Maréchal Jean de Lattre de Tassigny)

Ces économies à ne pas faire

 

Les travaux d’actualisation du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité se déroulent dans une grande discrétion médiatique. Le document final devrait être remis très prochainement, mais
seuls un petit nombre de spécialistes et le personnel des armées sont attentifs aux quelques déclarations sur un débat qui se déroule à huis clos.
Ainsi, les Français semblent peu s’intéresser à ce sujet complexe ; il ne s’inscrit pas dans leurs priorités même s’il concerne leur sécurité à moyen terme.
Souhaitons, en revanche, que les dirigeants politiques aient conscience de leurs responsabilités et ne se soumettent pas à la dictature de Bercy, car les décisions qui seront prises dans les mois à venir décideront de la place, du rôle et de l’indépendance de notre pays pour 10 ou 20 ans.

Rappelons quelques données essentielles.
Les ressources financières consacrées à la Défense, qui représentaient 15% du budget de l’Etat en 1990, n’en représentent plus aujourd’hui que 9%. Les armées ont donc déjà largement participé au rétablissement des comptes publics en économisant des centaines de milliards d’euros. Hélas, cet effort n’a été d’aucune utilité puisque la dette n’a cessé de croître. Faut-il poursuivre cette saignée qui remet en cause notre capacité à assurer notre défense ?
Les récentes opérations militaires en Afghanistan et en Libye ont révélé les faiblesses voire les lacunes de nos armées dans certains domaines clefs.
En continuant sur cette pente, ce sont les crédits destinés à la recherche et à la technologie ainsi que l’équipement de nos forces qui seront amputés, entraînant la fermeture de bureaux d’études, la perte de savoir faire de haute technologie et la suppression d’emplois industriels à haute valeur ajoutée localisés pour l’essentiel en France. Cela se traduira par le sous équipement de nos forces - quantitatif  et qualitatif -, ainsi que par la baisse de nos exportations qui contribuent pourtant à réduire le lourd déficit de la balance commerciale.


Pour financer ces économies, certains beaux esprits, ignorant les réalités opérationnelles,  proposent de tailler à nouveau dans les effectifs de nos armées.
Les armées comptent aujourd’hui 225 000 hommes et femmes contre 500 000 il y a 20 ans ! Ces chiffres n’ont jamais été aussi bas, alors que la population de la France atteint  65 millions d’habitants.
Il ne s’agit pas d’aligner une armée de « gros bataillons ». Ils n’existent d’ailleurs plus depuis des décennies, mais de disposer en permanence d’un ensemble cohérent de forces parfaitement entraînées et prêtes à opérer, de jour comme de nuit, dans des zones très variées face à des adversaires aux modes d’action toujours surprenants.
Cette exigence de qualité et de disponibilité implique un volume de forces suffisant pour permettre une préparation opérationnelle nécessairement longue et complexe, indispensable à la réussite de missions difficiles qui peuvent leur être confiées, tout en réduisant autant que possible les pertes au combat.
Il suffit pour le comprendre de mesurer le temps consacré à l’entraînement par les équipes de sports collectifs de haut niveau qui n’affrontent pourtant leur « adversaire » que sur un terrain plat et connu, de jour ou sur un terrain éclairé, face à une équipe qui respecte les mêmes règles dans un engagement pacifique.
La poursuite de la réduction des effectifs entraînerait inévitablement une baisse du niveau opérationnel des forces engagées, une perte de savoir faire et d’expertise de très haut niveau que la sélection appliquée à un recrutement réduit ne permettrait plus de fournir, enfin une réduction considérable de l’effet opérationnel produit sur le terrain.
Les missions les plus probables que les armées auront à remplir demeureront la protection de la population en France lors de crises, tant en renfort des moyens de secours que des forces de sécurité intérieure, et le contrôle de zone dans le cadre des opérations extérieures.  Or,  ces missions nécessitent des effectifs suffisants pour agir efficacement dans la durée. Sait-on que la catastrophe de Fukushima a mobilisé 100 000 hommes de l’armée japonaise et que la force terrestre projetable ne compte déjà plus aujourd’hui que 73 000 personnels? Comprend-on que pour 10 000 hommes engagés dans une opération, il y en 6 fois plus qui sont en cours de recrutement ou de reconversion, d’instruction élémentaire, de formation collective et de spécialité, d’entraînement interarmes et interarmées, de mise en condition spécifique ou en phase de récupération après action ?C’est en ayant ces réalités en tête que les membres de la commission du Livre blanc doivent réfléchir et que les parlementaires devront élaborer la prochaine loi de programmation militaire. De leurs décisions dépendra notre capacité à maintenir à niveau, pour la décennie à venir, un outil militaire déjà bien affaibli.
Affirmer que la France n’a plus les moyens de financer sa défense ce serait, en fait, avouer que ses dirigeants n’ont pas le courage de s’attaquer aux réformes et gaspillages d’autres départements ministériels !
 

La REDACTION de l’ASAF
(www.asafrance.fr)

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 12:42
Aale IndreetLoire added a new photo.
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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 12:37
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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 12:24

Galette-2013.jpg

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 12:22
Mise à jour : 03-12-2012  link
L'armée et la Nation... La Légion bien dans ses garnisons...

 

2012 est une année particulière pour la Légion étrangère. Notamment pour la Maison mère, puisque le 1er Étranger célèbre à Aubagne, le 50e anniversaire de sa présence au coeur du pays de Marcel Pagnol.

 

En 1962, la Légion quittait son berceau algérien et Sidi Bel Abbès pour prendre un nouveau départ avec son redéploiement en métropole et dans quelques territoires d'Outre-Mer. Cette "mutation" connaît depuis un franc succès partout où les unités de Légion se sont installées, tissant de forts liens avec les autorités civiles et les populations locales. Cet échange mutuel et partagé se renouvelle chaque année, d'une manière bien visible, au travers des diverses manifestations réunissant militaires et citoyens, telles que les cérémonies de Camerone dans les garnisons ou encore les défi lés du 14 Juillet à Paris ou en province. Dans ces moments de communion, la Légion soulève régulièrement l'enthousiasme et la curiosité des foules.

 

Les récentes cérémonies du 11 Novembre, devenues journée d'hommage à tous les "Morts pour la France", ont été une nouvelle fois l'occasion de montrer les liens étroits qui existent entre les Français et leur Légion.

 

Une réalité : des légionnaires qui se sentent bien dans leurs garnisons, des contacts entretenus à tous les niveaux, rencontres culturelles et sportives, sociales et professionnelles... Prenons également quelques exemples récents : le succès de l'exposition "Regards de légionnaires" ou encore les "Assises des Petites villes de France" à Castelnaudary. Plus en arrière, souvenons-nous aussi qu'en décembre 1999, le légionnaire de 1re classe Nemcok disparaissait, mortellement blessé lors de la chute d'un arbre alors qu'il effectuait des opérations de bucheronnage dans le cadre du déclenchement du plan ORSEC. En ces moments douloureux, le Président Jacques Chirac écrivit à son chef de corps : "Je viens d'apprendre la mort en Haute-Vienne du légionnaire Nemcok, dans l'accomplissement d'une mission de solidarité nationale exigeante et difficile, au service de nos compatriotes victimes des intempéries. Je tiens à vous dire que je partage votre émotion et votre tristesse dans ce deuil tragique qui frappe votre régiment, toute la communauté légionnaire et l'ensemble des armées françaises. En mon nom, et au nom de tous les Français, je vous adresse, Mon colonel, l'expression de mes sentiments très attristés".

 

La Légion étrangère a toujours été un acteur, au travers de cet esprit de solidarité, de ses actions, de son identité et de son esprit de corps qui continue à concourir au mythe de Monsieur légionnaire. Aujourd'hui, comme hier et encore plus demain, on ne cesse de parler de la Légion étrangère. Les médias demeurent friands de son épopée, les productions littéraires restent abondantes et les candidats se pressent toujours aussi nombreux à l'engagement.

La Légion étrangère traverse le temps, s'adaptant et maîtrisant contraintes et objectifs, éternellement...


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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 12:20

mardi 4 décembre 2012

 

Il s’appelle Benoist GALVAN et remplace le père LALLEMAND, figure de l’institution qui a pris ses quartiers à Puyloubier (IILE), après avoir célébré un dernier office, le 18 novembre dernier à Aubagne (commandement Légion étrangère et 1er régiment étranger). Agé de quarante et un ans, prêtre depuis 2000, le nouveau padre a commencé par exercer dans la paroisse de Saint-Maixent-l’Ecole (Deux-Sèvres), avant de « basculer », selon son expression, en 2002 vers l’aumônerie militaire. Il a passé ces dix dernières années chez les chasseurs alpins. Avant de rejoindre la Légion, à la fin octobre, le père Galvan a effectué un séjour de quatre mois au Tchad.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 11:33
Written by Constantin LIANOS    link
Tuesday, 11 December 2012 18:17

 

Eloge funèbre du général de corps d’armée Jacques LEMAIRE

par le Général d'armée Bruno DARY

(Les Invalides - le vendredi 7 décembre 2012)


Mon général, mon ancien, et, si vous le permettez, cher compagnon d’armes,

Le 11 juillet 2011, ici même aux Invalides, vous étiez élevé à la dignité de Grand Croix dans l’ordre de la Légion d’Honneur ; par cet adoubement, la France reconnaissait en vous un de ses grands serviteurs et par cet adoubement au soir de votre vie, vous entriez dans la cohorte restreinte des Français qui ont eu cet honneur : quelques chefs militaires, quelques résistants ou déportés, des Compagnons de la Libération, quelques grands hommes de lettres ou des serviteurs de l’Etat parmi les plus connus ! En deux siècles d’existence de l’Ordre, moins de 3 000 hommes et femmes ont reçu cette distinction et vous êtes moins de 100 Français à pouvoir l’arborer !

Et aujourd’hui, moins de 18 mois plus tard, vous êtes à nouveau présent pour un ultime hommage, « couché dessus le sol à la face de Dieu » et, puisque la noblesse, la grandeur et l’histoire du lieu s’y prêtent, on peut poursuivre cet ode de Péguy :

« Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,

Parmi tout l'appareil des grandes funérailles ! »

Car il en est ainsi de la vie des hommes, comme de la vie des Invalides : aux heures heureuses, succèdent les heures douloureuses, au temps des fêtes suit le temps du deuil, après la splendeur de l’été et la douceur de l’automne, vient l’hiver avec ses jours sombres.

Et aujourd’hui, mon ancien, vous retournez dans la terre qui vous a vu naître, voici près de 90 ans ; vous retournez vers cette terre charnelle, que vous avez si souvent et si bien défendue ;  vous rejoignez surtout tous vos compagnons d’armes, partis très jeunes, sans doute trop jeunes, dont la mort vous a marqué, plus que votre pudeur ne vous autorisait à le dire.

Vous rejoignez ainsi vos camarades, qui comme vous se sont engagés dans le régiment des sapeurs pompiers, et, en tant que résistant, ont participé à la libération de la Capitale en ce mois d’août 44.

Vous rejoignez vos légionnaires, tombés en Indochine, sacrifié dans l’indifférence de la nation et au cœur de la jungle indochinoise :

-         ceux du 2ème Etranger avec qui, par une mauvaise blessure au cou, vous avez failli perdre la vie ;

-         ceux de la Compagnie disciplinaire que vous conduirez au combat pour se couvrir de gloire ;

-         et surtout ceux du 2ème Bataillon étranger de parachutistes, avec qui vous allez écrire parmi les plus belles pages de l’histoire du bataillon, à tel point que vous en porterez la fourragère à titre personnel.

Vous rejoignez ceux qui sont tombés à vos côtés au cours des combats dont les noms sont inscrits désormais en lettres d’or au régiment : Nghia-Lo ; Ba Vi ; Vietri ; Phu Doan ; Na San ; la RC6 et tant d’autres !

Mais vous rejoignez aussi, votre chef, le Ces RAFFALLI, mort au combat, pour être resté une fois de trop debout face à l’ennemi, et le capitaine HAMACEK, tué à la tête de sa compagnie de combat.

Vous rejoignez aussi tous vos camarades, qui comme vous ont écrit les débuts de l’épopée des légionnaires-parachutistes, qui comme vous sont revenus meurtris d’Indochine, qui comme vous ont continué le combat en Algérie et, une fois la paix revenue, ont poursuivi leur route, et puis qui, atteints un jour par l’âge ou frappé par la maladie, ont quitté la terre des hommes, MORIN, CAILLAUD, CABIRO, LIESENFELT, BLOCH et bien d’autres !

Et puis vous rejoignez aussi ceux qui sont tombés sous vos ordres en Algérie, que ce soit à la tête du Centre d’entrainement militaire de la jeunesse algérienne ou dans les rangs du 14ème Régiment de Chasseurs Parachutistes.

Vos blessures et vos 11 titres de guerre sont suffisamment éloquents pour montrer que vous fûtes un homme d’action, et sans doute plus que cela, un homme de passion pour l’action, au point de vouloir rester toujours en pointe des combats, en première ligne des hommes des troupes d’assaut.

Vous qui avez eu une jeunesse rude, vous qui avez connu, à votre adolescence,  l’humiliation de l’occupation, vous avez, durant les 40 premières années de votre vie, forgé votre caractère à l’école de la guerre ; vous avez appris que les plus grandes réussites sont toujours du côté de la plus grande exigence ; et vous n’aurez de cesse de montrer, par votre style de commandement exigeant et même parfois rugueux, qu’au combat les erreurs dues à la bonté d’âme ou au sentiment, sont vraiment la pire des choses, car vos nombreux engagements vous ont montré que l’adversaire, lui, n’en avait guère à votre égard, à notre égard !

C’est ainsi qu’une fois la paix revenue après la tragédie algérienne, une fois les armées rapatriées dans leurs garnisons de France, vous mettrez votre sens de l’action au service de la formation des élèves et des stagiaires qui vous seront confiés ; vous allez alors avoir la passion de la formation et la passion de transmettre aux plus jeunes générations tout ce que l’expérience du combat vous a appris : d’abord à l’Ecole des troupes aéroportées de Pau, puis durant 5 ans, vous allez donner au centre d’entraînement commando de Givet ses lettres de noblesse ; vous serez désigné ensuite pour commander le lycée militaire de Saint-Cyr que vous marquerez de votre empreinte et enfin vous commanderez l’Ecole Nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent, dont les élèves sont venus vous rendre ce dernier hommage.

Ces commandements en école seront entrecoupés de deux commandements de formations opérationnelles : celui du 67ème Régiment d’Infanterie d’une part, à la tête duquel vous allez vous illustrer en juin 1972, lors de la catastrophe ferroviaire de Vierzy en apportant les premiers secours et en assurant leur coordination durant les premières 48 heures en attendant que les autorités civiles prennent le relais et, puis, sommet de votre carrière de soldat et de parachutiste, vous commanderez la 11ème division parachutiste, avant de vous retirer définitivement de la vie active.

Si vous êtes restés discret durant votre retraite, sachez que votre nom et surtout votre visage restent gravés chez vos héritiers du 2ème REP, car parmi les photos qui ornent la salle d’honneur et le PC du régiment,  se trouvent ces quelque clichés mythiques d’Indochine, celui où vous êtes aux côtés de RAFFALLI, inquiets devant une liaison radio qui ne passe pas, celui de votre remise de Légion d’honneur par le général de LATTRE et celui où vous portez vous-mêmes un de vos lieutenants, grièvement blessé pour accélérer son évacuation par hélicoptère.

Mon général et mon ancien, vous qui avez connu  les tempêtes de notre pays, qui en avez connu les heures glorieuses et en avez partagé les drames, vous qui avez sacrifié beaucoup de votre vie personnelle pour le service de notre pays, vous qui avez aimé la vie et côtoyé la mort, nous tenons aujourd’hui à vous adresser un dernier hommage, pour être resté fidèle à votre parole, à votre honneur et à vos amis ; votre vie, votre sens du service, votre caractère trempé et même entier et votre exemple nous engage aujourd’hui, nous vos fils spirituels, à écouter votre voix et à suivre votre trace, pour éclairer notre chemin, celui qui nous mène à demain.

Adieu mon ancien et merci !

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:53

 

Written by Constantin LIANOS    link
Sunday, 02 December 2012 16:36

 

 

Nous vous faisons part avec regrets de l'avis de décès du général de corps d'armée (2S) Jacques LEMAIRE, Grand' croix de la Légion d'honneur, ancien lieutenant et capitaine au 2e BEP, ancien chef la 11e Division Parachutistes, est décédé au Val de Grâce, ce jour.

Les obsèques du GCA (2S) Jacques LEMAIRE auront lieu le vendredi 7 décembre 2012 à 10 heures en l'église des INVALIDES à Paris.

La cérémonie religieuse sera suivie d'un hommage au défunt, Grand'croix de la Légion d'honneur, dans la cour d'honneur .

L'éloge funèbre sera prononcé par le Général d'armée (2S) Bruno DARY.

Les membres des amicales sont invités à s'y rendre en tenue AALE ou AALP, avec décorations réglementaires.



Le président et les membres de l'AACLEM présentent leurs condoléances à sa famille et à ses proches.

Qui était le Général CA Jacques LEMAIRE ( 1923-2012 )

La 11 éme D.P.  à TOULOUSE 20 ANS D'HISTOIRE SOUVENIRS...( 1995 )

Le successeur du général Lacaze, le général Lemaire, originaire de Picardie et fier de l'être, est un personnage devenu parachutiste par l'envie que ses amis SAS, Roger Flamand étant l'un d'eux, lui ont communiquée. Sorti de la première promotion Coëtquidan tout comme le général Lacaze, promotion «Victoire», juillet 45 - 31 décembre 1945, le jeune officier Lemaire rêve de passer son brevet parachutiste. A l'Ecole d'application de l'infanterie, il demande au directeur, le général Caille, l'autorisation de satisfaire son souhait : refusé.

Et c'est au cours d'une permission que le futur général se présente à Pau en candidat libre, sans certificat médical, en retard sur une promotion ayant déjà effectué l'instruction à Aire sur Adour, et en plus argumentant une pratique bidon du parachutisme avec les Polonais. Et c'est ainsi que le seul officier de cette promotion prise en route se retrouve en tête de stick, à la porte du Junker 52. Le patron de l'ETAP était Château-Jobert dit Conan et qui devint le légendaire colonel, le lieutenant Bauer le patron de promotion de notre élève.

Huit sauts étaient nécessaires à l'époque ; par manque de temps, l'élève Lemaire en effectua cinq le dernier jour, et put rejoindre fièrement les cours de l'Infanterie : Brevet n°7798 du 2 octobre 1946 en poche.

En Indochine où il fit deux séjours au BEP, le général fut un des proches du commandant Raffalli et il reçut devant sa compagnie la Légion d'Honneur des mains du général de Lattre de Tassigny.

A un camarade de promotion en place à l'Elysée, le général Lemaire durant son commandement de la D.P., 1979-1981, fit remarquer que jamais un président n'était venu fêter la Saint-Michel avec les parachutistes. L'idée avait séduit le président Giscard d'Estaing et en septembre 1980 fut montée une grande "manip" à Caylus. Le président a eu l'amabilité de dire que c'était formidable, et qu'il était content de savoir que la France avait une division parachutiste de grande qualité. Les parachutistes n'avaient jamais eu la visite et la reconnaissance officielle du chef de l'Etat ; l'évènement ne s'est pas reproduit.

Extraits d’un article du Gl Godinot dans une revue militaire.

Quelques unes de ses affectations

2 ème BEP en Indochine ( avec Lacaze, Hélie de Saint Marc, Fayette, Linon....)

Algérie 1957: il est officier communication du général Massu

Affecté à l'école des troupes aéroportées au début des années 60

Commandant le CEC de Givet de 1965 à 1970

Dans les années 70  il a commandé 67e R.I. à Soissons

Le lycée militaire  de Saint Cyr l'école

L'ENSOA à Saint Maixent

Il a été l'adjoint du général Lacaze en 1978

Puis il a commandé la 11ème DP de 1979 à 1981

Il a terminé sa carrière comme adjoint au commandant de la région Terre de Bordeaux

Il était Grand croix  de la LH  (décret du 5 mai 2011 ) remise aux Invalides

Au revoir Monsieur Légionnaire

avec l'aimable colaboration de Jean Noël FERRET

Le général Lemaire a toujours été très discret sur sa carrière et personnellement je ne dispose pas de documents très originaux.

Dans les archives  de l'ECPA  j'ai retrouvé une photo  de la remise de décorations ( LH pour les officiers ) par le maréchal De Lattre lors de la prise d'arme  de Ninh-Giang   organisée après les combats de Nghia-Lo à la quelle a participé le 2 eme BEP ( dont la 3 ème compagnie commandée par le lieutenant J.Lemaire  à automne 1951 ) ;  Le lt Lemaire est le 2 ème récipiendaire en partant de la gauche ) . Ceux qui l'ont bien connu le reconnaîtront facilement.


Photo  de la remise de la LH ( chevalier ) aux officiers subalternes  du 2 eme BEP.

Le lieutenant Lemaire est à droite de l'officier décoré par le maréchal. Cette photo est consultable sur le site de l'ECPA :

http://www.ecpad.fr/prise-darmes-de-nih-giang-et-remise-de-decoration-aux-vainqueurs-de-nghia-lo-par-le-general-de-lattre-de-tassigny

On retrouve le récit des combats de Nghia-Lo avec la participation du 2 eme BEP ainsi que les noms des commandants d'unité ( dont les noms de ceux qui apparaissent sur la photo sur Wikipedia); J'ai entendu parler d'eux mais je ne les ai jamais rencontrés personnellement; je ne suis pas en mesure de les nommer précisément.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Nghia_Lo

Lieutenant- colonel (er) Constantin LIANOS

Président de l'AACLEM

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