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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:15

Publié le vendredi 26 avril 2013

La Légion a célébré l'an dernier les 50 ans de son installation à Aubagne.

Un documentairediffusé demain sur France 3 met à l'honneur ce corps d'armée.

 

Non, "Esprit de corps" réalisé par Joëlle Stechel, coproduit par France 3 Paca et TGA Production avec l'accord du Commandement de la Légion étrangère, n'est pas un énième film sur la Légion qui s'adresserait exclusivement aux militaires !

Diffusé en avant-première mercredi soir dans un Comoedia complet en présence du maire d'Aubagne Daniel Fontaine et du commandant la Légion étrangère le général Christophe de Saint-Chamas, ce documentaire qui sera diffusé demain à 15h20 sur France 3, est un témoignage poignant des relations entre les actifs et les anciens comme l'on dit dans la maison du képi blanc.

Tourné à Puyloubier, situé entre Aix en Provence et Trets, site de l'Institution des invalides de la Légion étrangère créée en 1954 à la fin de la guerre d'Indochine, le film dégage toute la force de cohésion de cette arme légendaire et la solidarité de la maison du légionnaire pour ses pensionnaires. Gérée par le 1er RE d'Aubagne, l'Hémicycle - c'est le nom donné au bâtiment vie - reçoit tous ceux qui ont servi sous le drapeau rouge et vert sans distinction de nationalités comme c'est la vocation de la Légion.

A travers des témoignages de légionnaires et de leurs campagnes qui racontent les théâtres d'opérations, la réalisatrice retrace avec dignité et émotion l'histoire de ces frères d'armes qui sont aussi des hommes de cœur.

A Puyloubier comme dans d'autres maisons à Auriol ou à La Ciotat, la Légion offre à ses anciens le choix de continuer leur vie en communauté après leur carrière ou les aléas de la vie. C'est un nouveau départ, une nouvelle manière de vivre son quotidien avec la dignité d'exister encore libre et maître de son propre destin drapé pour toujours d'honneur, de fidélité et de souvenirs. 

Le documentaire de la réalisatrice Joëlle Stechel "Esprit de Corps " sera diffusé sur France 3 demain samedi 27 avril à 15h20.

J.-C.D.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:07

Préserver notre armée d’excellence

 

Une institution de référence

Alors que la situation économique et financière de la France se dégrade, que la cohésion nationale s’effrite et que le doute ronge les esprits, l’armée, malgré les multiples réductions budgétaires dont elle a été l’objet depuis des décennies, apparaît comme une des rares institutions dans lesquelles les Français ont confiance.

Son efficacité dans la conduite des opérations, la loyauté dont elle fait preuve et le sens de l’intérêt national qui l’anime tranchent avec le sentiment d’impuissance que donnent trop souvent les institutions civiles dans la mise en œuvre des indispensables réformes de l’Etat. L’armée constitue aujourd’hui, pour nombre de Français, une référence.

 

L’impact de Serval

L’opération Serval au Mali, remarquablement conçue, conduite et exécutée par nos forces, vaut à notre pays une considération inhabituelle et lui donne une crédibilité dont il avait bien besoin, tant de la part des pays africains que de nos alliés - notamment américains et britanniques - et de la plupart des autres pays étrangers.

L’armée française a non seulement évité aux 6 000 Français de Bamako de devenir les otages des groupes islamistes terroristes, mais elle a redonné à notre diplomatie sa capacité d’agir dans notre zone d’intérêt stratégique.

Le succès actuel de nos armes donne aux Français le sentiment d’une légitime fierté compte tenu de la complexité d’une opération qui se déroule à plus de 4 500 kms de la métropole et qui associe à nos forces celles d’une dizaine d’armées africaines ainsi que le soutien d’autant d’armées alliés.

 

L’efficacité de l’armée reconnue par les Français

Nos compatriotes ont pu vérifier comment, sur un très court préavis, les armées ont su monter en puissance, être projetées en zone inconnue et être engagées avec succès face à un adversaire islamiste fanatisé et connaissant très bien le terrain.

Ils ont découvert, pour la plupart, la compétence et la remarquable organisation des états-majors, le courage et le haut niveau d’entraînement des unités et des équipages. Ils ont pu mesurer l’extraordinaire réactivité opérationnelle des hommes et des femmes qui servent les armes de la France.

 

Prise de conscience

Mais les Français ont aussi découvert la vétusté de nombreux matériels et nos lacunes notamment dans le domaine du transport aérien stratégique. Par ailleurs, ils ont conscience que la menace islamiste terroriste, qui touche aujourd’hui le Mali, concernera demain la France et l’Europe si nous ne la combattons pas dès maintenant avec détermination.

Aussi ne faut-il pas s’étonner que dans un récent sondage - sur lequel le ministère de la Défense ne souhaite pas communiquer - 2/3 de nos compatriotes se prononcent pour le maintien ou l’accroissement de notre effort de Défense et que 90% estiment que la France doit rester une grande puissance militaire.

 

Les attentes des Français

Les Français savent que les armées ont déjà largement contribué au redressement des finances publiques, puisque l’effort de défense a été divisé par deux en 30 ans ; ils constatent que leur armée ne possède déjà plus certaines capacités essentielles et que nombre de ses matériels doivent être renouvelés. Ils ne veulent plus, même en cette période de rigueur, que le budget de la Défense soit réduit d’une façon ou d’une autre.

En revanche, ils demandent aux autres ministères, notamment non régaliens, aux collectivités territoriales et agences publiques, dont la gabegie est régulièrement dénoncée par la Cour des comptes et certains médias, de fournir les efforts qu’ils n’ont pas encore faits.
Alors que la dépense publique représente 56% du produit intérieur brut (PIB), les Français n’attendent donc plus d’économies sur le 1,5% consacré à la Défense mais sur les 54,5% restant. Ils ont parfaitement compris que réduire la Défense affaiblit la France.

 

Les armées, un atout contre la crise

Les armées constituent, en fait, un recours contre la grave crise que traverse notre pays.
Les valeurs que les soldats cultivent pour affronter les situations de guerre peuvent inspirer tous les Français qui affrontent la crise : maîtrise de soi, courage et solidarité.

Par ailleurs, les investissements réalisés dans les équipements militaires de haute technologie permettent à notre pays de conserver sa souveraineté, de renforcer son outil industriel, de faire bénéficier l’industrie civile des innovations militaires et d’accroître nos exportations.

Enfin, le maintien des effectifs des armées permet directement de disposer des capacités nécessaires pour remplir avec succès les missions qui leur reviennent et indirectement de participer à l’effort d’éducation, de formation et d’intégration des jeunes Français dans la société française.

 

« …Être aujourd'hui militaire suppose donc une formation d'excellence. C'est pourquoi je souhaite que beaucoup de jeunes en France s'engagent et qu'ils trouvent à travers cette expérience professionnelle le sens de l'effort, du courage, de la pugnacité, de la persévérance, mais aussi de la formation qui leur permettra plus tard d'exercer des métiers civils. » (François Hollande - vœux aux armées - Olivet le 9 janvier 2013).

 

Le 28 mars, le chef de l’Etat, chef des armées, s’est engagé à préserver le volume du budget affecté à la Défense. Il importe d’être désormais vigilant sur l’interprétation exacte des termes employés, en particulier dans l’esprit de Bercy! D’ores et déjà, il apparaît que de nouvelles réductions d’effectifs et d’équipements seraient envisagées pour notre armée d’excellence...

 

Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:01

Coup de pouce au 2ème Régiment étranger :

 

Le Colonel Eric OZANNE, commandant le 2° Régiment étranger a lancé le projet du « Mémorial du 2ème Étranger (*1) »

« j’ai l’honneur de solliciter votre soutien dans le cadre d’un projet d’édification d’un mémorial dédié aux légionnaires du 2ème Etranger morts pour la France.

Depuis la création du régiment en 1841, ce sont 7 000 officiers, sous-officiers et légionnaires qui sont tombés aux quatre coins du monde.

Ce mémorial rappellera à tous, anciens familles et jeunes générations, les sacrifices individuels et collectifs consentis par les légionnaires pour écrire en lettre de sang les pages glorieuses mais souvent douloureuses de leurs fait d’armes.

Inclus dans le cursus d’initiation des jeunes générations, le recueillement devant le mémorial leur fera prendre conscience du prix payé par leurs aînés pour le défense de la patrie et pour que nous puissions aujourd’hui vivre libres.

Les noms , de plus illustres aux plus humbles, seront gravés en lettre d’or et resteront ainsi à jamais dans le mémoire collective de notre pays.

Ce projet a évidement un coût et se fera financé par une souscription publique qui es dès maintenant ouverte.

L’inauguration de ce cérémonial est prévue le 30 Avril 2014, lors de la commémoration du 151ème anniversaire dE combat de Camerone

Vous êtes dès maintenant invité à y participer

Signé Eric OZANE».

 

Je vous invite à participer nombreux à ce projet en faisant parvenir vos dons comme suit :

Association « Mémorial du 2ème Etranger » Caserne Colonel CHABRIERES, 57 rue Vincent FAÏTA, BP 99099, 30972 NÎMES CEDEX 9

ou contacter l’officier de marque du projet au 04 66 02 36 08

En faisant un don, vous recevrez un coin commémoratif du Mémorial du 2ème Etranger.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 12:27

LA NOUVELLE REPUBLIQUE

17/04/2013 05:23

L'hommage à la Légion et au commandant Dupin

 

L'amicale des anciens de la Légion étrangère d'Indre et Loire, présidée par Pierre Lorailler, organise vendredi 19 avril, au Grand-Pressigny, la commémoration du 150e anniversaire du combat de Camerone. Camerone est le nom de la ville mexicaine où une poignée de légionnaires s'est illustrée le 30 avril 1863 au cours d'une bataille épique. Ces soldats se sont opposés pendant toute une journée à plus de 2.000 Mexicains. Les cinq survivants (qui avaient promis à leur chef mourant, le capitaine Danjou, de ne pas se rendre) à cours de munitions, chargèrent à la baïonnette. En se sacrifiant, ils permirent à un précieux convoi de passer : la mission était remplie.
Ce sera aussi l'occasion de rendre hommage au commandant Benoît Dupin, tombé à la tête de sa compagnie en Afghanistan le 17 décembre. Une plaque sera ainsi dévoilée sur le monument aux morts du Grand-Pressigny, à 11 h, en présence de la famille Dupin et du 2e régiment étranger de Génie auquel le commandant Dupin était rattaché.

Gonzague Saint-Bris lira le récit du combat de Camerone. Entre les deux cérémonies, à 9 h 30, le père Lallemand surnommé le « Padré » de la Légion étrangère, assisté du père Fortin, dira une messe en l'église du Grand-Pressigny en hommage au commandant Dupin et aux légionnaires tombés au combat.

Commémoration vendredi 19 avril, à partir de 8 h 30, au Grand-Pressigny.

 

 

LA NOUVELLE REPUBLIQUE

20/04/2013 05:29

Légionnaires d'hier et d'aujourd'hui

 

Un même hommage. A ceux qui sont tombés à Camerone, au Mexique, voici 150 ans, et à l'enfant du pays, le commandant Benoît Dupin, fauché à 34 ans, le 17 décembre 2010, en Afghanistan.
Autour de la Légion étrangère, à laquelle les premiers comme le second appartenaient, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées hier au Grand-Pressigny pour une commémoration (*).
C'est un civil, mais ancien du 11e régiment d'artillerie de marine de Dinan, qui a dépeint les circonstances de la bataille de Camerone : l'écrivain Gonzague Saint-Bris. Il a retracé avec grandiloquence la façon dont 60 membres de la Légion étrangère – un corps d'armée qui n'avait pas 20 ans d'existence alors – ont résisté héroïquement, le 30 avril 1863, face à 2.000 soldats mexicains. Depuis 1892, à l'emplacement du combat, un monument porte l'inscription : « La vie plutôt que le courage abandonna ces soldats français ».

Aux dires de beaucoup, hier, cette phrase aurait pu être écrite à propos du commandant Benoît Dupin. Après une messe en son honneur, une cérémonie lui fut dédiée plus tard dans la matinée. « Un brave parmi les braves », a souligné le colonel Bonini, chef de corps du 2e régiment étranger de génie auquel appartenait le disparu. Mais, au-delà de ses frères d'arme, c'est son village et sa famille qui ont dévoilé une plaque à son nom sur le monument aux morts de la commune.

(*) Organisée par l'Amicale des anciens de la Légion étrangère d'Indre-et-Loire.

Nous reviendrons sur l'hommage rendu au commandant Benoît Dupin, originaire du Grand- Pressigny, dans notre édition de dimanche.

 

 

LA NOUVELLE REPUBLIQUE

21/04/2013 05:46

Benoît Dupin a laissé sa marque au Grand-Pressigny

 

En 2010, Benoît Dupin fut le 51 e soldat français tué en Afghanistan. Vendredi, tout un village a ravivé son souvenir.

Plus de deux ans ont passé mais l'émotion, elle, est toujours là. Vendredi, le Grand-Pressigny a rendu hommage à l'un de ses enfants (NR d'hier). Le commandant Benoît Dupin a été tué le 17 décembre 2010 au cours d'une opération de combat, en Afghanistan.
Ce chef de bataillon avait 34 ans. Avant-hier, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant l'église du Grand-Pressigny. La même église où Benoît Dupin a été baptisé, où il a été enfant de chœur, où il a fait sa communion et où il s'était marié en août 2004. « On est très fier de lui. Il avait fait un beau parcours, qui aurait continué… », souligne son père, Jean-Marc Dupin.

" Un homme aux qualités morales et physiques d'exception "

Accompagné du préfet et du maire du Grand-Pressigny, François-Nicolas Joannes, l'épouse et la fille de Benoît Dupin ont dévoilé une plaque à son nom sur le monument aux morts (*). Le premier magistrat de la commune s'est souvenu de l'« enfant joyeux, vivant et sportif, dégageant déjà, à travers sa gentillesse, une autorité ».
Avant l'Afghanistan, Benoît Dupin avait notamment servi à Sarajevo (Bosnie-Herzégovine), au Tchad et au Kosovo. Les membres du 2e régiment étranger de génie, auquel il appartenait, étaient là en nombre, vendredi.
Parmi eux, le capitaine Helac l'a bien connu : « Nous avons fait notre scolarité ensemble à Angers (Maine-et-Loire). C'était mon compagnon de cordée en montagne. » Il est également parti en Afghanistan, un an avant son compagnon d'armes, dont il en garde « un souvenir ému. Celui d'un homme aux qualités morales et physiques d'exception, qui aimait ses hommes et ce qu'il faisait, profondément. Il s'est donné corps et âme pour le métier qu'il avait choisi et qui, en un sens, l'avait choisi. C'était quelqu'un de généreux, d'ouvert. Un exemple pour nous ».

(*) La matinée de commémoration a commencé par la cérémonie du 150e anniversaire du combat de Camerone, au Mexique, en 1863, dans lequel s'était illustrée la Légion étrangère, à laquelle appartenait également Benoît Dupin.

 

Photo n°1

Gonzague Saint-Bris, ancien du 11e régiment d'artillerie de marine de Dinan, a retracé la bataille de Camerone.

 

Photo n°2

Accompagnées du préfet et du maire François-Nicolas Joannes, l'épouse et la fille de Benoît Dupin ont dévoilé une plaque à son nom sur le monument aux morts. L'annonce de sa mort, en 2010, avait « plongé tout le village dans la stupeur et la tristesse », a souligné le premier magistrat.

Revue de presse des cérémonies du 19 avril au Grand-Pressigny - La Nouvelle RépubliqueRevue de presse des cérémonies du 19 avril au Grand-Pressigny - La Nouvelle République
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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 11:22

La Légion fêtera le 30 avril, partout dans le monde, le cent cinquantième anniversaire des combats de Camerone. Retour sur des soldats de légende.

Défilé du 14 juillet 1999.

Défilé du 14 juillet 1999. © AFP

 

Par

 

La Légion étrangère n'est pas une troupe comme les autres. L'image forte du képi blanc, la parade du 14 Juillet sur les Champs-Élysées dont elle ferme traditionnellement de son pas lent le défilé des troupes à pied, la réputation d'excellence des Français et des étrangers qui y servent après une sélection qui ne retient qu'un candidat sur huit, tous ces éléments la dotent d'une notoriété exceptionnelle et d'une réputation à toute épreuve. Fondée en 1831, sous la monarchie de Juillet, elle a dès le départ accueilli des volontaires venus d'ailleurs pour servir la France, en bénéficiant d'une nouvelle identité, donc du droit à une nouvelle vie. Bien souvent, ces hommes, en délicatesse avec l'armée et/ou la justice de leur pays, se voient offrir un anonymat protecteur.

 

Troupe d'élite

Née au XIXe siècle des nécessités de la conquête de l'Algérie, la Légion étrangère a d'abord été marquée par les prises et les expéditions coloniales qui se sont succédé durant plus d'un siècle en Afrique, en Amérique du Sud, en Extrême-Orient. Les guerres mondiales ont également mis à contribution cette troupe d'élite, qui s'est trouvée prise après 1945 dans les douloureux soubresauts de la décolonisation. En Indochine, où elle a payé un lourd tribut, comme en Algérie, qui a bien failli causer sa perte, la Légion a traversé l'histoire le front haut, sans bien comprendre toujours dans quel sens celle-ci s'écrivait. La Légion est sortie blessée de la guerre d'Algérie, avant de se reconstruire, en s'installant pour la première fois sur le sol métropolitain. La Légion étrangère n'a jamais cessé de fasciner. Passée de 40 000 hommes du temps de sa splendeur à moins de 8 000 aujourd'hui, elle demeure cette troupe d'élite que les dernières coupes d'effectifs n'ont pas affectée et dont rien ne dit encore si les prochaines l'entameront davantage.

Un lieutenant à Diên Biên Phu © SIPA

1831, Algérie : la fondation

Le 9 mars 1831, neuf mois après la prise d'Alger en juin 1830, le roi Louis-Philippe décide de créer une Légion étrangère. De longue date, des soldats étrangers avaient servi la France, le plus souvent dans des régiments composés par nationalité. Mais après la Révolution et l'Empire, l'idée naîtra de regrouper ces étrangers dans une même unité. Fort souvent, ceux-ci ne disposent plus de la moindre pièce d'état civil. La Légion introduit une innovation majeure : les étrangers peuvent y être engagés sous une identité déclarée, en rompant ainsi avec leur passé. Aux réprouvés, aux bannis, parfois aux délinquants, la France offre une chance exceptionnelle : celle d'entamer une nouvelle vie. La conquête de l'Algérie, périlleuse et dévoreuse d'effectifs, leur en fournira l'occasion. En juin 1835, quatre ans après sa création, la Légion alors formée de 4 000 hommes est cédée en bloc à l'Espagne, afin d'aider la reine Isabelle II à combattre une rébellion. Lorsque ces légionnaires rejoindront la France trois ans plus tard, ils ne seront plus que 500 ! Entre-temps, avant même la fin de l'année 1835, Louis-Philippe a engagé la formation d'une nouvelle Légion étrangère.

Sidi Bel Abbes 1961 © Sipa

Sidi Bel Abbes

En 1843, les légionnaires commencent la construction d'un camp sur le site de la koubba d'un vénéré descendant du prophète, Sidi Bel Abbes, situé à 80 kilomètres au sud d'Oran. Progressivement, la Légion va façonner cette région non seulement en y implantant de nombreuses casernes et terrains de manoeuvre, mais aussi en y créant une véritable ville. C'est là que se forge la légende des soldats-bâtisseurs, un des ciments de la culture légionnaire. Elle est dès cette époque faite de singularité, d'excellence et de l'orgueil d'appartenir à une institution professionnalisée, différente de la "régulière" par ses traditions propres scellant son esprit de corps. Cet enracinement et cet attachement de la Légion à l'Algérie, où elle combat régulièrement des rébellions, ne l'empêcheront pas de mener des batailles au Maroc et en Syrie, notamment.

1863, Camerone : la naissance du mythe

Le 30 avril 1863, dans une ferme fortifiée de Camerone, au Mexique, 3 officiers et 62 légionnaires font le serment de se battre jusqu'au bout contre 2 000 Mexicains qui les assaillent. Sur le monument érigé à la mémoire du capitaine Jean Danjou et de ses hommes figure cette inscription :

Ils furent ici moins de soixante

Opposés à toute une armée.

Sa masse les écrasa.

La vie plutôt que le courage

Abandonna ces soldats français

À Camerone le 30 avril 1863

Le 30 avril 1998, cérémonie célébrant le 135e anniversaire de la bataille de Camerone © AFP

Tous les ans, le 30 avril, les légionnaires commémorent cette bataille qui ne constitue certes pas une victoire, mais porte au plus haut le respect de la mission, qui consistait cette fois à protéger le passage d'un convoi. Cette mémoire est célébrée partout où se trouvent des légionnaires. À la maison mère d'Aubagne, qui a remplacé après l'indépendance de l'Algérie celle de Sidi Bel Abbes, un ancien légionnaire a le privilège insigne de traverser la place d'armes en portant la relique sacrée : la main de bois du capitaine Danjou. Un moment d'une extrême solennité que la Légion réunie vénère dans un sentiment de force et de dignité quasi mystiques.

Il sentait bon le sable chaud

Au début du XXe siècle, le général Paul-Frédéric Rollet devient le "Père Légion" et élève la singularité de cette troupe exceptionnelle au statut de légende. Dès cette époque, la Légion captive le grand public, et des dizaines de films (de Beau geste à Dragées au poivre) et de chansons illustrent cette histoire glorieuse. L'oeuvre la plus connue demeure "Mon légionnaire", celui qui "sentait bon le sable chaud", chanson créée en 1936 par Marie Dubas et immortalisée par Édith Piaf. La troupe légionnaire au sang chaud n'est certes pas composée d'enfants de choeur, mais toute la force de l'encadrement consiste justement à les canaliser. À Camerone, le comportement du capitaine Danjou est typique de celui que veulent incarner les officiers servant dans la Légion, mais qui ne sont pas légionnaires eux-mêmes.

 

REGARDEZ "Mon légionnaire" interprété par Édith Piaf

 

Discipline de fer

Imposant la discipline de fer permettant seule de faire marcher droit autant de fortes têtes, l'officier doit également être totalement dévoué aux hommes qu'il a sous ses ordres, cette rigueur exigée par le commandement n'étant pas négociable. C'est à ce prix que la Légion est devenue une troupe d'élite ! Trente-trois ans après Camerone, alors qu'il se prépare à prendre le poste de gouverneur général de Madagascar, le général Joseph Gallieni présentera au gouvernement une requête inédite : "Je demande d'emmener avec moi 600 hommes de la Légion étrangère afin de pouvoir, le cas échéant, mourir convenablement."

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 18:41

Ce diaporama mis en page par François Letestu présente les photos prises le vendredi 19 avril 2013 pour :

- les cérémonies de Camerone et du dévoilement de la plaque du Cdt Dupin sur le monument aux morts du Grand-Pressigny.

- le déjeuner de tradition qui a eu lieu en la salle des fêtes d'Abilly.

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 19:03

L’Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d’Indre et Loire, présidée par Pierre Lorailler, organise la traditionnelle cérémonie commémorative du Combat de Camerone.


Cameroneest le nom de la ville mexicaine où une poignée de légionnaires s’est illustrée le 30 avril 1863 (il y a 150 ans), au cours d’une bataille épique. Ces braves soldats se sont opposés pendant toute une journée à plus de 2000 Mexicains. Les cinq survivants (qui avaient promis à leur chef mourant, le Capitaine Danjou, de ne pas se rendre) à cours de munitions, chargèrent à la baïonnette. En se sacrifiant, ils permirent à un précieux convoi de passer : la mission était remplie. Depuis, le combat a fait date : il est devenu symbole de la fidélité à la parole donnée et de la mission remplie quel qu’en soit le coût. Désormais, chaque 30 avril, où qu’ils se trouvent, les légionnaires commémorent cet événement.


De ce fait chaque année, les Amicales d’Anciens Légionnaires (80 en France) se réunissent  dans une commune de leur département en présence des autorités civiles et militaires pour la Commémoration du Combat de Camerone. A cette occasion, l’AALE 37, sera rassemblée le vendredi 19 avril 2013 à 8h30 au Grand-Pressigny, où le Maire François-Nicolas Joannes a accepté de l’accueillir  et aussi de rendre hommage au Commandant Benoit Dupin, tombé à la tête de sa compagnie en Afghanistan le 17 décembre 2010. Une plaque sera ainsi dévoilée, en présence de la famille Dupin,  sur le monument aux morts du Grand-Pressigny à 11h.


Gonzague Saint Bris, l’Enfant du Pays, écrivain, journaliste et historien, fait l’honneur à l’AALE 37 de lire le Récit du Combat de Camerone et le 2e Régiment Etranger de Génie où le Commandant Dupin était rattaché sera également présent pour les deux cérémonies. Entre les deux cérémonies à 9h30, le Père Lallemand surnommé le « Padré » de la Légion Etrangère assisté du Père Fortin, dira une messe en l’Eglise du Grand-Pressigny en hommage au Commandant Dupin et aux légionnaires tombés au combat.

 

 

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:56

Chers amis,

c’est avec une grande tristesse que nous vous faisons part du décès du

Général de Division (2S) Bernard GOUPIL.

 

https://lh4.googleusercontent.com/-y1kN_tdWKfo/UQWtZWmFeAI/AAAAAAAABlQ/v6nkIoV44DA/s512/DSC_0055.JPG

photo Lcl Christian SABATIER, Assemblée Générale de l'AACLEM du 26.01.13

Copyright © 2013 Monsieur Légionnaire. All Rights Reserved.

 

Sous toutes réserves, les obsèques se dérouleront le Samedi 6 Avril 2013 à 10 H 00 en l’église Saint Sauveur à Aubagne. (Annonce presse Vendredi, merci d'en prendre note).

 

Ancien chef de corps du 2ème R.E.P. de 1972 à 1974 et ancien COM.LE, il a terminé sa carrière comme Gouverneur Militaire de Marseille.

Né le 16 Janvier 1925 à Paris, il était président du "comité d’éthique de la F.S.A.L.E.", président du comité des Sages et membre d’honneur de l’A.A.C.L.E. de Marseille.

Il était Grand Officier de la Légion d'Honneur et de l'Ordre National du Mérite. Titulaire de 6 citations, blessé trois fois en opération (2 en Indochine; 1 en Algérie), titulaire de plusieurs autres décorations militaires.

Il était également membre de l’Académie de Marseille. Élu 3 juin 1992 membre résidant de l'institution phocéenne dont il occupait le fauteuil 12, Bernard Goupil en avait été le Chancelier en 1997, puis le directeur en 1998.

Issu d’une famille de militaires; son père, polytechnicien, était colonel du Génie. Son frère, Saint-Cyrien, est tué en 1951 comme capitaine en Corée.

Berceau de la famille maternelle: les flancs du mont Saint Quentin dominant Metz et la vallée de la Moselle.

Saint-Cyrien (promotion "Général Leclerc 1946-1948). Il choisit l'Infanterie et passe près de la moitié de sa carrière à la Légion Etrangère. Il la sert 18 ans en quatre périodes dans tous les grades de sous-lieutenant à général de brigade.

Deux séjours en Indochine comme chef de section et commandant de compagnie, sert en Algérie (1954 à 1959), revient en Kabylie en 1960 et 1961.

Affecté à l'Etat-major de la 11° Division Parachutiste à Pau, puis à l'Etat-major du 1° corps d'armée à Nancy.

Commande le 2° Régiment Etranger de Parachutistes à Calvi de 1972 à 1974,

Chef d'état major de l'Inspection de l'Armée de Terre,

Commande la Légion Etrangère de 1976 à 1980 à Aubagne.

Nommé Général de division, devient Gouverneur militaire de Marseille et commandant la 53° Division militaire territoriale de 1982 à 1985.

Mission militaire  en Chine en 1984 pour visiter les écoles de l'armée chinoise.

A été conseiller de défense du Préfet de région.

 

Reçu à l'Académie de Marseille le 3 juin 1992. Il écrit alors:

" Je ne sais si la carrière militaire et le commandement des hommes peuvent justifier cette admission dans une classe scientifique, mais les contraintes de la guerre moderne ont montré, depuis des années, déjà, que l'on ne peut atteindre les objectifs fixés aux armées que par un enseignement scientifique de haut niveau".

Marié en 1955 à Brigitte Cornilleau, fille d'Amiral. Quatre enfants.

Il écrit encore:

"Aussi surprenant que cela paraisse, les relations sont toujours faciles et simples entre le légionnaire, le sous-officier, l'officier, le général. Elles font partie de la force de la Légion. Nous avons tous une caractéristique commune:

Nous avons tous été des volontaires, c'est nous qui avons choisi la Légion. Quand nous y servons, nous sommes soudés en un seul corps, quand nous l'avons quittée, nous en gardons la marque".

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Adieu, mon Général, le bon Dieu vous attend

" Au paradis de la lumière

Constellée de nuages blancs,

Sur le seuil le bon vieux Saint-Pierre

Tenant en mains ses clés d'argent

Dira de sa voix débonnaire

Aux anges blonds et souriants

Pour l'honneur du grand légionnaire

Demain tenue réglementaire

Etole verte et nimbe blanc".

 

Cre en chef (R) Jean-Noël BEVERINI

(membre de l’Académie de Marseille et Toulon, membre de l’AACLEM)

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 11:07

Source : ASAF link

 

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David PUJADAS

Dernier point précis sur les dépenses parce que l'heure tourne. Là, on ne parle plus des budgets sociaux mais bien du budget de l'Etat, la Défense. Vous avez vu qu'il y a un débat très important. Il y aura des économies, si on l'a compris, de toute façon. Le ministère de la Défense souhaite des économies limitées : en gros 181 milliards, si on a bien compris, sur cinq ou six ans à partir de 2014.

Bercy souhaite des économies plus fortes. Est-ce que vous avez arbitré ce débat qui est important pour la souveraineté de la France ?


François HOLLANDE

Juste un mot, une réflexion. On me dit : « il faut faire des économies et montrez que vous allez faire des économies ! » Je parle de politique familiale : « pas touche à la politique familiale » et je le comprends, c'est un bien commun. On parle de la Défense. La Défense, c'est un peu plus de 30 milliards d'euros ...


David PUJADAS

Par an ...


François HOLLANDE

...par an. Donc sur 282 milliards de dépenses de l'Etat, c'est important. On me dit : « attention, on ne touche pas à la Défense ». Si je suivais tous ceux qui me disent : « il faut faire des économies mais on ne touche pas à tel ou tel bloc de dépense », je ne ferai plus rien.

Sauf que sur la Défense, je suis chef de l'Etat, chef des Armées. J'ai pu apprécier la qualité de notre outil militaire. J'ai pu l'apprécier dans l'intervention de la France au Mali, nous en reparlerons. Je sais ce qu'est l'indépendance nationale, parce que la France, c'est un grand pays. Il peut décider seul, y compris d'aller sauver un pays comme le Mali. Il n'a pas besoin de demander l'autorisation à qui que ce soit. Nous avons une arme nucléaire. On peut penser ce que l'on veut de cette arme nucléaire. Je sais qu'il y a un certain nombre de nos concitoyens qui y sont hostiles. Moi, je leur dis : c'est notre garantie, c'est notre protection ultime ...


David PUJADAS

Il faut la conserver en l'état ?


François HOLLANDE

Il faut la conserver et même la moderniser. Et enfin, on doit protéger notre territoire parce que ce qui est un fait, hélas, que je constate, c'est que les menaces, elles augmentent et les budgets militaires, ils diminuent.


David PUJADAS

Ces trois missions là ...


François HOLLANDE

Il faut donc : autonomie de décision ; protection du territoire ; dissuasion. Il faut maintenir. Et donc l'annonce que je vous fais - pour éviter que ce débat continue de se dérouler même s'il est légitime, puisque cela sera le débat de ce que l'on appelle la loi de programmation militaire – nous dépenserons en 2014 exactement le même montant qu'en 2013. Et nous avons été bien défendus en 2013 ; nous serons bien défendus en 2014.

David PUJADAS

Et ensuite ?


François HOLLANDE

Et ainsi, ce sera la même somme qui sera donc affectée à l'outil de défense...


David PUJADAS

Pour la loi de programmation en 2014/2020 ?


François HOLLANDE

... pour la loi de programmation.


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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:56

link

 

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