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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 10:45

2013-05-16marx

Fontenay-sous-Bois, fort de Nogent, samedi, 15 heures. Thierry Marx, est entouré du lieutenant-colonel Petiteau (à gauche), commandant en second, et du lieutenant-colonel Morvan, qui dirige le groupement de la légion étrangère.

Il a bien failli voler la vedette aux légionnaires en uniforme! Le chef Thierry Marx, pape de la cuisine moléculaire et juré de l’émission de M 6 « Top Chef », était au fort de Nogent, à Fontenay-sous-Bois, samedi 4 mai 2013.

Celui qui a fait trois ans dans la légion est devenu parrain du Groupement de recrutement de la légion étrangère, basé au fort.

C’est le patron du groupement, le lieutenant-colonel Morvan, qui a eu l’idée de lui proposer de les rejoindre. « Il n’a pas besoin de nous ni nous de lui, mais nous sommes sur la même longueur d’ondes et c’est toujours un plaisir d’agrandir la famille! »

Cet esprit familial auquel tiennent tant les légionnaires était bien visible ce week-end. Des milliers de spectateurs ont assisté à des démonstrations à l’occasion de la commémoration de la bataille de Camerone. « Faire la fête en se souvenant de cet événement est très important, souligne Thierry Marx, chef multi- étoilé qui a grandi à Champigny.

A Camerone, les légionnaires sont allés au bout du contrat, au péril de leur vie. Avec les légionnaires, nous avons les mêmes valeurs, ils savent ce que c’est que l’intégration, rendre service à la République, former une fraternité d’hommes pour réussir. »

Le chef, qui vient de temps en temps rendre visite aux soldats du fort de Nogent, reçoit aussi dans ses cuisines ceux qui le souhaitent et se dit « prêt à ouvrir [ses] portes si l’un d’entre eux veut devenir cuisinier après son engagement dans la légion ».

A-t-il goûté la cuisine des légionnaires? « Mais oui, évidemment. Et c’était bon. Ils ont la même exigence dans l’assiette que dans la vie! ».

 

Source : LE PARISIEN

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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 12:33

Les cérémonies commémoratives du 150e anniversaire du combat de Camerone, dans les régiments comme à la Maison mère se sont remarquablement déroulées. Chacun d'entre nous a pu vivre avec intensité ce moment fort du récit du combat en renouvelant son engagement personnel au service de la Légion étrangère. Les dernières réintégrations s'achèvent et l'heure est au bilan. Et sans attendre, l'activité opérationnelle a retrouvé un rythme particulièrement soutenu : instruction de base, stages de formation et de spécialisation, séquences d'entraînement, mise en condition opérationnelle, départs en opérations : chacun a repris le collier avec toute son énergie.

 

À la Maison mère, la cérémonie a été marquée par cette émouvante remontée de la voie sacrée par le général d'armée (2s) Michel Guignon, accompagné de l'adjudant (er) Berthold Vossler et du caporal-chef Sully Laplagne. Elle l'a également été par la présence de tous nos emblèmes qui ont superbement défi lé pour cet instant inoubliable. L'Histoire était également au rendez-vous, avec l'inauguration du nouveau musée par monsieur Jean Yves Le Drian, ministre de la Défense, accompagné du général d'armée Bertrand Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de Terre. En moins de 48 heures près de trois mille visiteurs ont pu y pénétrer, par petits groupes, pour découvrir ce nouvel univers. Certes, il y a encore du travail, notamment pour la société qui a mené les travaux car les bâtiments n'ont pas encore été livrés au service infrastructure de la Défense. Cette étape permettra ensuite d'ouvrir le musée au grand public.

 

Pour autant, avant de commencer à accueillir librement les visiteurs, le musée du légionnaire a d'ores et déjà repris son rôle essentiel dans le cursus du légionnaire pour lequel il est l'alpha et l'omega, le point de départ de son aventure dans nos rangs. C'est également là que s'achève son parcours avant de franchir une dernière fois le portail du quartier Viénot.

 

Ainsi, la Légion étrangère a retrouvé sa salle d'honneur, espace majestueux qui permet l'accès à une crypte rénovée. Les emblèmes y sont mis en valeur en dessous des plaques sur lesquelles sont inscrits les noms des 904 officiers tombés avec nos 36 000 légionnaires morts pour la France. C'est dans ce cadre chargé d'émotion que les jeunes légionnaires vont recevoir leur premier contrat d'engagement.

 

De même, ces engagés volontaires formés au 4e RE passent au musée avant de rejoindre les régiments des forces. Devenus légionnaires, ils achèvent leur instruction initiale en découvrant l'histoire de la Légion étrangère, devenue leur propre histoire, source de leur nouvelle et légitime fierté. C'est une étape essentielle dans leur éducation et leur intégration, celle du renforcement de leur identité, de leur entrée dans une famille qu'ils ont librement choisi de servir avec Honneur et Fidélité.

 

C'est encore dans la salle d'honneur que d'autres viendront se recueillir au terme de leur carrière dans nos rangs et recevoir leur certifi cat de bonne conduite bien mérité, avant de rejoindre la cohorte des anciens légionnaires. Et une dernière visite du musée leur permettra de revivre des moments forts et de mesurer qu'ils ont, chacun à leur manière, contribué à écrire de belles pages de l'histoire de la Légion étrangère.

 

Ce projet lancé il y a une dizaine d'années voit enfin le jour. Nous pouvons en être fiers. De nombreux amis nous ont aidés à le financer, mais n'oublions pas que le premier acteur, le premier apport financier aura été celui de la communauté légionnaire.

 

Général Christophe de Saint Chamas,
commandant la Légion étrangère

Source : Képi Blanc magazine
Crédit : Légion étrangère

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 18:26

Illusion d’optique ?

Comme il fallait s’y attendre, le Livre blanc qui vient de paraître affiche une nouvelle réduction des capacités militaires dont disposera notre pays dans les années à venir.
Ce sont une rupture et un risque majeurs qui ne doivent pas passer inaperçus.
Dans moins d’une décennie, la France pourra-t-elle encore garantir son indépendance et son intégrité territoriale, assurer seule sa défense, protéger sa population sur son sol et ses ressortissants à l’étranger, maintenir son statut de puissance à l’ONU, dans l’OTAN ou même en Europe ? Rien n’est moins sûr.

 

L’armée sacrifiée

Les militaires d’active, comme les anciens qui connaissent et comprennent les réalités opérationnelles, ou encore le nombre croissant de Français qui sont de plus en plus conscients des menaces intérieures et extérieures, ne sont pas dupes de l’artifice qu’a constitué la rédaction du Livre blanc.
Ils constatent que le monde s’arme, que l’instabilité au sud de la Méditerranée se développe, que la violence n’a pas de frontière, et que l’Europe de la Défense n’existe pas.
C’est sans doute pour ces raisons que les élus de la Nation ont déclaré qu’il ne fallait pas réduire le budget de la Défense déjà jugé « juste insuffisant ». Le faire entraînerait à leurs yeux une rupture irréversible de notre outil de défense qui ferait glisser notre pays dans une situation de vulnérabilité immédiate, de dépendance stratégique inacceptable et d’abandon de toute politique d’influence au niveau mondial.
Notre engagement militaire au Mali a d’ailleurs confirmé que la crédibilité internationale de la France et sa position de leader stratégique en Europe reposent d’abord sur sa capacité militaire à évaluer une situation, à décider et à agir, très rapidement si nécessaire, en toute indépendance.

 

L’armée silencieuse

Mais au-delà des réductions de budget et de format, c’est la présence de l’armée dans la Nation qui s’estompe au point de disparaître. Or comment un pays peut-il maintenir, voire renforcer son esprit de défense et sa résilience en cas de crise si la population ne connaît plus l’armée et ne voit plus ses militaires que le 14 juillet.
Déjà, 40% des départements n’abritent plus de garnison ou de base. Les forces armées, aux maigres effectifs, sont soumises à un tel rythme d’activités – périodes d’entraînement, d’opérations extérieures, de remise en condition et stages multiples - qu’elles sont rarement présentes dans leurs garnisons. L’armée devient invisible aux yeux des citoyens.
Plus encore elle est inaudible. La grande muette n’a jamais porté aussi bien son nom.
Comment se fait-il que le chef d’état-major des armées, qui commande 250 000 hommes dont 5 000 engagés dans une opération audacieuse, n’ait jamais été l’invité du 20h de TF1 ou de France 2 pour expliquer aux Français le déroulement de l’opération Serval ?
Pourtant le succès de cette opération remarquablement conçue par l’état-major des armées, conduite par des chefs militaires de grande valeur et réalisée sur le terrain par des soldats aguerris, revient aux seules armées et non à un cabinet ministériel, fût-il de la Défense !
Il revient donc aux chefs militaires du plus haut niveau de s’adresser aux Français dans les médias. Les civils autant que les militaires ne comprennent plus ce silence. Il en va de la bonne information de nos concitoyens mais aussi de la confiance que la troupe place dans le haut commandement.
Qui peut et doit parler de Serval et des autres opérations que conduit partout dans le monde l’armée française, mieux que ceux qui en assurent le commandement effectif ?
Enfin, alors que l’armée est perçue comme l’une des rares institutions régaliennes en qui les Français ont confiance, et au moment où les états-majors démontrent leur efficacité grâce leur capacité d’adaptation, d’innovation et de décision, des études sont menées au sein du ministère de la Défense pour transférer des responsabilités assumées à ce jour par des officiers généraux à des technocrates sans expérience opérationnelle.
En quoi ces transferts de responsabilités se justifient-ils ? Quelle efficacité accrue peut-on en attendre alors que le système Louvois (système informatique assurant la rémunération des militaires), piloté par des contrôleurs des armées, n’est toujours pas opérationnel et sans doute pas prêt de l’être ?
Ne s’agit-il pas en fait de marginaliser l’armée dans la Nation et de réduire la place des militaires dans la société française?

 

Le combat de l’ASAF

L’ASAF croit que l’armée demeure l’élément central de l’Etat dont la Défense est le premier devoir, et qu’elle constitue une dimension essentielle de l’identité de la Nation. Elle estime que soutenir l’armée aujourd’hui, c’est servir la France et garantir son avenir. C’est pourquoi elle a décidé de s’opposer en dénonçant les dérives qui affaiblissent nos armées.
Elle demande aux élus de la Nation, comme le souhaite d’ailleurs aujourd’hui une majorité de Français, de refuser les abandons annoncés, et de placer l’intérêt supérieur du pays qui s’inscrit dans le long terme avant la seule logique financière et les calculs politiques de court terme.
L’ASAF, en faisant connaître leurs déclarations et leurs votes, soutiendra les élus courageux mais dénoncera avec vigueur ceux qui se refuseraient par lâcheté à préserver l’outil de défense.

 

Rédaction de l’ASAF - (www.asafrance.fr)

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 16:17

9 Mai 2013

Entretien. Depuis trente ans, nos crédits militaires ont été divisés par deux. Ce n’est pas fini. L’ancien président de la République rappelle en exclusivité pour “Valeurs actuelles” comment il dut faire face à la crise dangereuse qui menaçait déjà nos armées au milieu des années 1970.

 

Vous êtes le seul des présidents de la Ve République à avoir augmenté les crédits militaires de la France pendant toute la durée de votre mandat. Pour quelles raisons ?

Ma réponse mérite un préalable. Il faut d’abord rappeler que tout ce qui concerne la défense et les affaires extérieures appartient au “domaine réservé” du chef de l’État. C’est une notion que le général de Gaulle avait introduite dans la fonction présidentielle. Pour la gestion quotidienne de la France, il laissait faire le gouvernement. Ainsi, j’ai été secrétaire d’État ou ministre des Finances pendant sept ans dans ses gouvernements et il ne m’a jamais donné une directive en matière fiscale. Ensuite, souvenons-nous de ce qu’était le contexte militaire au début de la Ve République : la France était encore sous l’influence de sa défaite humiliante de 1940 et des années d’occupation ; elle s’était ensuite battue en Indochine puis en Algérie. S’ajoutait à cela la guerre froide et la menace soviétique. C’est alors que le Général décida de donner à notre dispositif de défense une carte nouvelle, la dissuasion nucléaire. Il y consacra des moyens financiers adéquats, servis par des hommes remarquables. Et aujourd’hui, alors que l’on a l’impression de patauger dans les difficultés, on devrait se souvenir que les Français furent capables de fabriquer en quelques années, seuls, des sous-marins nucléaires et des missiles qui pouvaient atteindre le territoire soviétique.

Mais ces performances exceptionnelles se firent au prix de dépenses coûteuses. En mettant fin à la guerre d’Algérie et en diminuant les effectifs de nos armées, le Général diminua les ressources du budget militaire — mais en augmentant sensiblement le titre V du budget (les équipements), à cause de la force nucléaire. Après lui, Georges Pompidou poursuivit les programmes en cours et réduisit encore fortement les crédits de fonctionnement.

Quand j’arrive, en 1974, la force de dissuasion est à peu près achevée. Mais les réductions de crédits de fonctionnement ont été telles que les avions ne volent plus, les bateaux ne sortent plus en mer et nos fantassins ne font plus de manoeuvres. Notre outil de défense est en crise.

J’avais moi-même un goût pour la défense et une culture militaire familiale, et je m’étais engagé dans l’armée en 1944 où j’avais fait un passage heureux. J’ai pris cette affaire très au sérieux. La situation exigeait de nommer des hommes capables et de leur fournir des moyens. Peu après mon arrivée, j’ai nommé un chef d’état-major des armées venu de l’armée de terre doté d’une forte personnalité, le général Méry. Et j’ai décidé de remettre nos crédits dans un état compatible avec le bon fonctionnement de notre outil. La situation s’est donc modifiée, l’armée de terre retrouvant des équipements, le moral s’est redressé et le commandement a été rénové. Nous avons pu remonter la pente jusqu’en 1981, date à partir de laquelle la courbe s’est inversée à nouveau.

 

Mais même si l’on commençait à parler de “détente” avec les Soviétiques, nous restions dans un climat de guerre froide.

Si nous voulions tenir notre rang dans le club des grands, il fallait que nous augmentions nos moyens, même si ceux-ci demeuraient très en deçà de ceux des Américains et des Soviétiques. Si nous voulions être considérés par les Soviétiques, il fallait que l’armée de terre ne fût pas négligée, parce qu’elle était une composante forte de notre outil dans la perspective d’une éventuelle bataille en Europe.

 

Y avait-il également des motifs intérieurs aux choix qui étaient les vôtres ?

Je devais faire face à une situation insupportable : le désordre s’installait dans les armées. Divers incidents, notamment à la gare de l’Est, me révélaient un début de décomposition du métier militaire, qui pouvait être très dangereux. Une révolte au sein de nos armées nous aurait mis en difficulté à l’égard de nos alliés et déconsidérés vis-à-vis du monde extérieur. C’est pourquoi j’ai fait appel au général Bigeard, que j’ai nommé secrétaire d’État : il avait le contact avec les hommes.

En même temps, je pensais — et je pense toujours — que l’armée est une structure fondamentale de notre société. La disposition d’un outil de défense est une part de notre conscience collective. C’est d’ailleurs pourquoi les Français n’ont pas critiqué mon effort pour notre défense. Ils savent qu’une grande nation telle que la nôtre, avec la longue histoire qui est la sienne, a besoin d’un outil de défense efficace et bien organisé. Ce concept s’est maintenu jusqu’à nos jours.

 

Il est vrai que les Français ont du respect pour leurs armées.

Encore faut-il donner à celles-ci les moyens d’exister, ce qui n’a été fait que sous mon septennat. Si l’on fait abstraction de la force de dissuasion, le même outil de défense s’est prolongé avec des moyens divisés par deux.

 

Parce que la conscription a été supprimée… Votre choix aurait-il été différent ?

J’étais décidé à ne pas la supprimer de mon temps. Et pour deux raisons. D’abord, parce que l’hypothèse d’une bataille en Europe supposait alors des effectifs importants. Ensuite, parce que, dans la culture française, le service militaire représentait un élément positif : il combinait le mélange social, l’apprentissage de la discipline et celui du service — il fournissait en outre un supplément de culture nationale qui, malheureusement, s’est effacé.

 

Vous le regrettez ?

À dire vrai, je ne sais pas si l’on aurait pu le conserver tel quel. Parce que les militaires de carrière avaient du mal à consacrer leurs efforts à des hommes qu’ils ne reverraient pas et dont l’utilité militaire n’était pas démontrée. Mais d’un autre côté, je pense que l’on aurait dû conserver un passage fort des jeunes dans nos armées.

 

Depuis trente ans, nous avons à nouveau réduit nos dépenses militaires, pour des motifs déjà vus (fin de la guerre froide, fin de la conscription), mais aussi en raison de la crise financière. Qu’auriez-vous fait ?

Il est certain que nous ne pouvons pas ne pas remettre de l’ordre dans nos finances publiques afin de réduire un endettement devenu extravagant. Mais j’aurais mis à part nos dépenses militaires pour conserver cet outil en état.

Et il ne faut jamais oublier que les plus importantes inventions technologiques comme le GPS, Internet ou dans le domaine de l’espace ont été faites, aux États-Unis comme en France, grâce au budget de la Défense.

 

Plus encore que les Français, les Européens dans leur ensemble ont terriblement abaissé leur effort de défense. N’ont-ils plus l’ambition de constituer ensemble une puissance militaire ?

Je le crains. En réalité, il n’existe que trois nations disposant de moyens militaires en Europe. D’abord les Britanniques, ensuite nous-mêmes, enfin les Allemands — mais ceux-ci ont des contraintes telles que cela les empêche d’être libres de leurs mouvements, comme on l’a vu dans les opérations de Libye. Quant aux Britanniques, une forte partie d’entre eux est “eurosceptique”. Ce qui signifie que l’“Europe de la défense” restera un rêve ; c’est entre nos nations, à commencer par le Royaume-Uni, que l’on peut imaginer constituer un outil cohérent, à un moment où nous assistons au remodelage de la sécurité dans le monde.

 

Mais qu’est-ce qu’une puissance sans soutien démographique et économique ?

C’est pourquoi je crois que les Européens n’ont d’autre alternative que d’enrayer leur retard et de construire dans les vingt ans à venir cette puissance économique nécessaire vis-à-vis des autres géants.

 

La menace a changé. Vous aviez vous-même déplacé la flotte de ses bases atlantiques vers son port méditerranéen, Toulon. Vous estimiez donc que le danger ne viendrait plus des mêmes origines.

Nous avions laissé nos sous-marins nucléaires sur la façade atlantique, puisque c’était là que pouvait se poursuivre la guerre froide. Mais il est exact que j’avais fait déplacer la flotte de surface en Méditerranée. Parce que nous ne pouvions pas laisser à la merci d’une menace nos sources d’approvisionnement en énergie. J’avais l’expérience du quadruplement des prix du pétrole ! Et c’est d’ailleurs parce qu’il était basé à Toulon que le Charles-de-Gaulle a pu être le seul porte-avions engagé dans les opérations de Libye. Et voyez aujourd’hui l’affaire syrienne : il y a là un point extrêmement dangereux. La Méditerranée orientale reste une mer agitée par les tourbillons.

Propos recueillis par François d'Orcival

Photo © MaxPPP


 

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 16:11
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 15:58

Une délégation du 2ème Régiment étranger de Génie s’est rendue le 19 avril 2013 au Grand Pressigny afin d’honorer la mémoire du Chef de Bataillon Benoît Dupin tombé au champ d’honneur le 17 décembre 2010 en vallée d’Alassay. C’est dans cette ville, dont il est originaire, qu’il a été enterré.

 

La  délégation du 2ème REG a participé à la commémoration des 150 ans du combat de Camerone organisée par l’AALE d’Indre et Loire au cours de laquelle le récit de Camerone a été lu par Gonzague Saint-Bris. Ensuite s’est tenue une messe à la mémoire du CBA Dupin, célébrée par le père Lallemand. Enfin, a eu lieu la cérémonie d’inscription du nom du CBA Dupin sur le monument aux morts du Grand Pressigny en présence de sa famille. Lors de cette cérémonie empreinte d’émotion, après les évocations élogieuses du CBA Dupin exprimées par le maire du Grand Pressigny, le  chef de corps du 2ème REG et le préfet, son épouse et sa fille ont dévoilé la plaque à son nom sur le monument aux morts.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 15:43

2013-05-11janosrep

Le 5 mai, Janos Valko, adjudant-chef légionnaire au 5e R.E.I. , est tué au combat à 34 ans à Téniet-el-Haâd, dans l’Ouarsenis.

Né le 20.09.1925 à Aralmazajvaros en Hongrie, il s’engage le 04.03.1946 pour 5 ans dans la Légion Etrangère ; affecté au 1er R.E. à Sidi-Bel-Abbès, il est nommé caporal le 11.11.1946 et sergent le 01.11.1947 ; du 21.05.1948 au 13.05.1950, il sert en Indochine au 3e R.E.I. ; le 12.02.1949, à Na-Fac dans le Tonkin, il est blessé et, 3 mois plus tard, il obtient la croix de guerre des T.O.E. avec sa 1ère citation ; il débarque pour son 2e séjour le 06.01.1951 ; il va se couvrir de gloire pendant quatre ans ; il est décoré de la Médaille militaire à titre exceptionnel ; il est nommé adjudant à titre exceptionnel le 16.04.1954 à moins de trente ans ; il saute en parachute, pour la première et dernière fois, sur Diên-Biên-Phu le 20.04.1954 ; il est cité 5 fois pendant ce 2e séjour ; le 05.09.1955, il est affecté comme instructeur à Sidi-Bel-Abbès ; il est fait chevalier de la Légion d’Honneur le 14.08.1956 ; il est naturalisé français le 16.10.1956 ; il rejoint le 5e R.E.I. en 1958 ; il est nommé adjudant-chef le 01.10.1958 ; il est cité à l’ordre de la Division le 20.02.1959 avec la croix de la V.M. Sa Croix de Guerre des T.O.E. porte trois palmes et quatre clous ; sa Croix de la Valeur militaire porte deux palmes et un clou. C’est le parrain de la 83e promotion de l’E.N.S.O.A. en 1978.

 

Le 11 mai, Istram Szuts, adjudant légionnaire au 3e R.E.I., est tué au combat à 34 ans dans l’Ouarsenis.

Né en Hongrie le 10.08.1925 ; Chevalier de la Légion d’Honneur et médaillé militaire ; adjudant à moins de 30 ans ; sa Croix de Guerre des T.O.E  porte une palme et six clous ; sa Croix de la Valeur militaire porte deux palmes et trois clous.

 

Le 14 mai, près de Molière dans l’Ouarsenis, l’adjudant légionnaire parachutiste Laszlo Tasnady du 1er R.E.P. est tué au combat à 32 ans.

Né en Hongrie le 09.02.1927, il s’engage dans la Légion en 1946 ; il effectue deux séjours en Indochine où il est trois fois blessé ; adjudant au 1er R.E.P. à moins de 30 ans, il est blessé dans la casbah d’Alger, le 24.09.1957 lors de l’arrestation du chef des poseurs de bombes, Yacef Saadi ; lors de la Bataille des frontières en février 1958, il met au point une méthode d’assaut pour les voltigeurs mis en rang : volée de grenades suivie d’un bond en avant avec balayage aux P.M., et ainsi de suite ; déjà médaillé militaire et chevalier de la Légion d’Honneur, il est promu à titre posthume officier de la Légion d’Honneur avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec palme. Sa Croix de Guerre des T.O.E. porte une palme et quatre clous ; sa Croix de la Valeur militaire porte six palmes et un clou.

 

Trois maréchaux de la Légion Etrangère, trois jeunes adjudants, trois Hongrois, tombent au combat dans l’Ouarsenis : l’adjudant Istram Szuts du 3e R.E.I., l’adjudant Laszlo Tasnady du 1er R.E.P. près de Molière, et l’adjudant-chef Janos Vasko du 5e R.E.I. ; tous trois avaient la Légion d’Honneur et la Médaille Militaire ; à eux trois, ils ont 34 citations dont 15 palmes et 8 blessures.

 

Le 22 mai 1959, à Sidi-Bel-Abbès, conscient de ce que la Légion Etrangère doit aux meilleurs des légionnaires, aux sous-officiers, le colonel Albert Brothier organise une des plus émouvantes cérémonies qu’ait connue la Légion Etrangère. Escorté par une foule militaire et civile que précèdent seize adjudants-chefs, tous décorés de la Médaille Militaire, l’adjudant Laszlo Tasnady rejoint ses deux frères hongrois dans leur dernière demeure.

 

Au Musée de la Légion à Aubagne, une vitrine de leurs décorations rappelle aujourd‘hui leur souvenir et leur exemple.

 

Jean Balazuc.

 

Sources principales :

  • ‘’Je ne regrette rien’’ du capitaine Pierre Sergent,
  • ‘’La Guerre d’Algérie’’ et ‘’Les parachutistes de la Légion’’ du capitaine Pierre Montagnon 
  • ‘’Debout la Légion’’ du commandant Charles Hora.
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 14:13

Pour fêter les 150 ans de Camerone, bataille emblématique de la Légion étrangère, le public est accueilli les 4 et 5 mai 2013 au Fort de Nogent à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne).

  • Par Audrey Natalizi
  • Publié le 04/05/2013 | 17:22, mis à jour le 04/05/2013 | 18:24
© France 3 IDF
© France 3 IDF
 

En 1863, une soixantaine de légionnaires tenait tête à 2000 Mexicains lors de la bataille de Camerone, refusant de se rendre. Au coeur de la Guerre civile mexicaine, Napoléon III avait envoyé les troupes françaises pour asseoir l'influence de la France. Quarante ans après sa création, la Légion étrangère écrivait là une des pages les plus héroïques de son histoire. 

Camerone reste aujourd'hui encore un symbole. La bataille est célébrée tous les 30 avril. "Faire Camerone" pour un légionnaire, cela signifie se battre jusqu'au bout, même s'il n'y a plus d'espoir, juste pour l'honneur.

Pour le 150e anniversaire de cet événement, la Légion étrangère ouvre ses portes. Au Fort de Nogent, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), le Groupement de recrutement de la Légion étrangère accueille le public pendant deux jours, les 4 et 5 mai. 

Reportage de Fernando Malverde et Pierre-Julien Quiers

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 14:07

La 150ème commémoration du combat de Camerone s’est déroulée à Aubagne à la Maison Mère en présence de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Dans son ordre du jour, le ministre de la Défense a rendu hommage aux légionnaires qui en 1863 ont offert ce haut fait d’armes au patrimoine militaire français, à l’instar du général Guignon, porteur de la main du capitaine Danjou, de l'adjudant Vossler et du caporal-chef Laplagne, ses accompagnateurs.

« Un siècle et demi ont passé, et la compagnie du capitaine DANJOU est entrée dans la légende, mais c’est une légende qui continue de vivre. Je la retrouve dans vos regards. Je la rencontre dans la vie du général Guignon, de l’adjudant Vossler et du caporal-chef Laplagne.

Car ce combat demeure votre combat, c’est le combat de nos armées, celui du respect de la parole donnée ; celui de la solidarité entre frères d’armes, que la mort seule éteint ; celui d’un courage, enfin, qui force l’admiration jusque dans les rangs ennemis.

En célébrant Camerone, nous rendons hommage à ceux qui sont tombés cette année au service de la France. En cet instant, je pense à nos soldats qui ont trouvé la mort au Mali. Harold VORMEZEELE était l’un d’entre eux. C’est à jamais l’un des vôtres. Mais aujourd’hui je pense aussi au caporal-chef Stéphane DUVAL tombé hier dans l’extrême-nord du Mali.».

Retrouvez toute la cérémonie dans le prochain numéro de Képi Blanc.

Source : DCILE
Crédit photos : Légion étrangère

 

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 14:05

le Musée de la Légion étrangère a été inauguré par M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, le 30 avril 2013, à l'occasion du 150ème anniversaire du combat de Camerone.

Il y a presque 50 ans, le 29 avril 1966, au fil de l'évocation épique de l'histoire de la Légion, le nouveau musée sort peu à peu de l'ombre, sanctuaire du passé, garantie de l'avenir.

C'est aujourd'hui, à l'occasion du 150ème anniversaire du combat de Camerone, que le nouveau Musée, entièrement rénové et étendu, a été inauguré.

Le musée ouvrira ses portes au public à l'été. En attendant, il est possible de le visiter par groupe restreints, sur rendez-vous, auprès de la Division histoire et patrimoine de la Légion étrangère :

Musée de la Légion étrangère
Monsieur le conservateur
DHPLE -- Quartier Viénot -- B.P. 21 355
13 784 AUBAGNE CEDEX
Téléphone : 04 42 18 12 41

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