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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 16:13

Photos prises par Jean-Claude DEMEY

Photos de la cérémonie de Camerone le 26 avril 2014 à Richelieu
Photos de la cérémonie de Camerone le 26 avril 2014 à Richelieu
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 17:55

Diên Biên Phu, le « grand chef lieu d’administration frontalière » est habité par les Meos, rudes montagnards qui cultivent le pavot et font commerce de l’opium et par les Thaïs qui travaillent les rizières de la vallée et font du petit élevage. Cette localité, à la frontière du Laos, est reliée au reste du pays par la route provinciale 41 qui va jusqu’à Hanoï située à 250 kms et vers la Chine. C’est une cuvette de 16kms sur 9 entourée de collines de 400 à 550 mètres de hauteur et traversée par la rivière Nam Youm.

Au début de l’été 1953, l’Indochine entre dans sa 8ème année de guerre. Le Vietminh, très mobile, se meut avec facilité sur un terrain qu’il connaît parfaitement. Son corps de bataille est de surcroît numériquement très supérieur à celui du corps expéditionnaire français et bénéficie, en outre, de l’aide sans réserve de la Chine libérée de son action en Corée depuis la signature de l’armistice, le 27 juillet 1953. C’est dans ce contexte, que le 7 mai 1953, le Général Navarre se voit confier le commandement en chef en Indochine en remplacement du Général Salan. Navarre avait un grand principe : « On ne peut vaincre qu’en attaquant » et il décidera de créer à Diên Biên Phu une base aéroterrestre pour couper au vietminh la route du Laos et protéger ainsi ce pays devenu indépendant.

            Quand les responsables français décident d’investir, la cuvette de Diên Biên Phu, ils savent pourtant que des forces régulières vietminh importantes de la division 316 du régiment 148 et du bataillon 910 occupent solidement la région depuis octobre 1952. Qu’à cela ne tienne ! L’endroit paraît idéal au commandant en chef ! Il est un point de passage obligé pour le vietminh qui ne pourra que très difficilement le contourner… De plus, il bénéficie d’un aérodrome aménagé durant la deuxième guerre mondiale par les Japonais tandis que le fond de la cuvette est une véritable plaine de plus de 100km² qui permettra l’emploi des blindés. Par ailleurs, le commandement français considérait en cet automne 1953 que le vietminh, vu l’éloignement de ses bases, à 500 kms de Diên Biên Phu, ne pourrait entretenir dans le secteur que deux divisions maximum… Il en conclut donc qu’il ne pourrait mener que de brefs combats en ne disposant, en outre, que d’une artillerie limitée qu’il sera aisé de détruire par les canons du colonel Piroth, qui s’était porté garant.

            L’occupation de la cuvette fut fixée le 20 novembre 1953. Elle fut baptisée « opération Castor ». Ce sera le plus important largage de parachutistes de toute l’histoire de la guerre d’Indochine. Vers 11 h du matin, les deux premiers bataillons sont largués : Le 6ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux du Commandant Bigeard et le 2ème Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes du Commandant Brechignac. Puis arriveront : le 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux, deux batteries de 75 sans recul du 35ème RALP, une compagnie de mortiers de 120 et une antenne chirurgicale. Le lendemain, les légionnaires du 1er Bataillon Etranger de Parachutistes sauteront ainsi que le 8ème Bataillon de Parachutistes Coloniaux, des éléments du génie et le PC de l’opération (général Gilles, lieutenant-colonel Langlais avec 25 hommes). Le 22 novembre, le 5ème Bataillon de Parachutistes Vietnamiens est largué à son tour. Au soir du 22 novembre 1953, il y aura 4195 hommes dans la célèbre cuvette.

            Durant près de quatre mois, les soldats français vont aménager la cuvette en camp retranché. Les petites collines entourant le camp prennent le nom de Gabrielle, Béatrice, Dominique, Eliane, Anne-Marie, Huguette, Claudine, Françoise, Eliane, Junon, Epervier et enfin Isabelle.

            L’offensive vietminh débute dans la soirée du 13 mars 1954 par une intense préparation d’artillerie (près de 9000 coups) visant particulièrement Béatrice et Gabrielle. Le combat du tigre contre l’éléphant commençait : Le tigre tapi dans la jungle allait harceler l’éléphant figé qui, peu à peu, se videra de son sang et mourra d’épuisement.

            Le point d'appui Béatrice est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français. Malgré un combat acharné et sanglant, au prix de lourdes pertes de part et d’autre, Béatrice, tenu par la 3/13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère, commandée par le Commandant Pégot, fut enlevée par les Viets en quelques heures. Un malheureux concours de circonstance favorisa cette rapide victoire vietminh : les quatre officiers dont le lieutenant-colonel Gaucher, responsables de la défense de Béatrice furent tués dès la première heure par deux obus qui explosèrent dans leur abri. En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.

            Dans la soirée du 14 mars, Gabrielle, défendue par le 5/7 Régiment de Tirailleurs Algériens, subit un intense et meurtrier pilonnage d’artillerie. A 5h, le 15 mars, le vietminh submerge la position, dont les défenseurs ont été tués ou blessés. L’artillerie ennemie –que l’on disait inefficace- fait des ravages parmi les défenseurs sans que l’on puisse espérer la réduire au silence. Conscient de cet échec et de sa responsabilité, le Colonel Piroth, responsable de l’artillerie française se suicidera dans la nuit du 15 au 16 mars en dégoupillant une grenade.

            Cependant, la piste d’aviation, bien que pilonnée quotidiennement -mais aussitôt remise en état- permettait l’arrivée régulière des renforts. Ce pilonnage s’intensifiant, les atterrissages de jour devinrent impossibles et les appareils durent se poser de nuit dans les pires conditions. Bientôt il fallut renoncer complètement et les assiégés se retrouvèrent, dès lors, isolés du reste du monde. A noter que le 28 mars, l’avion devant évacuer les blessés de la cuvette, endommagé au sol, ne put décoller. L’infirmière convoyeuse de l’équipage, Geneviève de Galard, était à bord. Elle restera jusqu’à la fin parmi les combattants.

            Le général vietminh Giap, afin de s’infiltrer plus facilement dans les défenses françaises, fit alors intervenir des milliers de coolies dans le creusement d’un réseau de tranchées, véritable fromage de gruyère, menant aux divers points d’appui. Le 30 mars, après une préparation d’artillerie très intense et l’infiltration des viets par ces tranchées, Dominique 2 et Eliane1 furent prises. Cependant, les parachutages français continuaient encore dans la plus grande confusion. La superficie de la base aéroterrestre ayant été réduite et les liaisons avec les points d’appui encore tenus par les soldats français devenant impossibles, ces « volontaires du ciel » exposés aux feux directs de l’ennemi, connaissaient des fortunes diverses. Certains atterrissaient directement chez l’ennemi, d’autres étaient morts en touchant le sol, d’autres étaient perdus… tandis que le ravitaillement parachuté faisait la joie du vietminh en améliorant son quotidien.

            Du 9 au 11 avril, une nouvelle unité de légion, le 2ème Bataillon Etranger de Parachutistes, est largué dans des conditions déplorables et engage aussitôt une contre-attaque sur la face est. Il est en partie décimé. Les rescapés fusionnent alors avec les restes du 1er BEP reformant une unité sous les ordres du Commandant Guiraud. Le 4 mai, ont lieu les derniers parachutages d’hommes provenant du 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux tandis que les Viets intensifient encore leurs bombardements faisant intervenir les fameuses orgues de Staline, aux impacts meurtrier en rafales, provoquant d’énormes dégâts dans les abris minés par les pluies quotidiennes d’Avril. La cuvette disparaît dans des nuages de boue soulevée par les obus.

            Dans la soirée du 6 mai, c’est le déchaînement de l’artillerie viet et de toutes les armes dont elle dispose. Dans le camp agonisant, c’est l’apocalypse. Tout ce qui est inflammable prend feu ; les abris s’effondrent, les tranchées s’écroulent, la terre se soulève. La mort frappe sans interruption. A 23h, les taupes vietminh, après avoir creusé un tunnel de 47 mètres de long, déposent sous Eliane2 une charge d’une tonne de TNT puis se ruent à l’assaut. La résistance des défenseurs est héroïque ; ils refusent de se rendre et luttent jusqu’à la mort. Une poignée de survivants arriveront à se replier sur Eliane4 afin de poursuivre le combat. A l’aube du 7 mai, Dominique et Eliane sont tombées. Les tranchées sont jonchées de cadavres et de blessés des deux camps. Alors que le Colonel de Castries vient d’être promu général, à 10h du matin, les viets finissent d’investir les Eliane. Du côté Français, il n’y a plus ni munitions, ni réserve d’hommes mais les sacrifices continuent…

            Le Général Cogny adresse un dernier message au Général De Castries, souhaitant qu’il n’y ait ni drapeau blanc, ni capitulation. « Il faut laisser le feu mourir de lui-même pour ne pas abîmer ce qui a été fait » précise-t-il. L’ordre de cessez-le-feu tombe à 17h. Après destruction de tout le matériel et de tout le ravitaillement, le PC de Diên Biên Phu adresse son ultime message à Hanoi à 17h50 : « On fait tout sauter. Adieu ! » Quelques minutes plus tard, la division 308 du général Vuong Thua Vu fait irruption dans le PC du général De Castries. Un drapeau rouge à étoile d’or est planté sur le PC français. Diên Biên Phu est tombé mais n’a pas capitulé.

Cette bataille fut la plus longue, la plus furieuse, la plus meurtrière de l'après Seconde Guerre mondiale durant laquelle le corps expéditionnaire Français compta près de 3 000 tués et un nombre très important de blessés. 11 721 soldats de l’Union Française furent faits prisonniers mais les effroyables conditions de détention des camps Vietminh furent telles que seulement 3 290 d’entre eux reviendront de captivité dans un état sanitaire catastrophique, squelettiques, exténués. Le destin exact des 3 013 prisonniers d’origine indochinoise ayant combattu sous le drapeau tricolore reste toujours inconnu. Il est probable qu'ils aient été exécutés systématiquement comme traîtres.

Tous les prisonniers durent marcher à travers jungles et montagnes sur 700 km, pour rejoindre les camps, situés aux confins de la frontière chinoise. Ceux qui étaient trop faibles mouraient ou étaient achevés. Sur les 11 721 soldats, valides ou blessés, capturés par le Vietminh, plus de 70 % décédèrent pendant leur marche vers les camps ou une fois en captivité, de sous-alimentation, mauvais traitements, absence de soins, dans des régions propices à toutes sortes de maladies, ou furent exécutés sommairement. Le 21 juillet 1954, les accords de Genève mettront fin à cette guerre, instaurant une partition du pays de part et d’autre du 17e parallèle Nord.

                                                                                                          José CASTANO

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:30

Le DVD édition 2014 des 100 plus belles photos de la Légion étrangère est à la disposition du public et comme chaque année, il est gratuit.


Pour le recevoir, envoyez nous, à l'adresse qui suit, une enveloppe à CD affranchie et libellée à votre adresse.

Commandement de la Légion étrangère
Division communication information de la Légion étrangère
DVD 100 PLUS BELLES PHOTOS LÉGION 2014 
Quartier Vienot
BP 21 355
13 784 AUBAGNE CEDEX

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:12

Un 151e anniversaire princier

Ce mercredi 30 avril s'est déroulée au sein du quartier Viénot la commémoration par la Légion étrangère du 151e anniversaire du combat de Camerone. Une cérémonie marquée notamment par la présence du prince Albert II de Monaco, dont l'arrière grand-père avait rejoint les rangs de la Légion en 1914.

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 08:32

La prise d'armes de Camerone était présidée par le général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre. Il était accompagné de neuf chefs d’état-major de l’armée de terre de pays étrangers.

Le 30 avril 2014, la Légion étrangère a commémoré le 151e anniversaire du combat de Camerone.
Il y a 151 ans en effet, soixante-cinq de nos frères d’armes écrivaient à Camerone, dans un combat héroïque, une des plus belles pages de l’histoire de la Légion étrangère.
Ces légionnaires étaient, pour la plupart, des étrangers venus volontairement servir la France. Pour elle, ils étaient prêts à sacrifier leur vie. Ils en avaient fait le serment. Et, ce serment, ils l’ont tenu. En août 1914, d’autres étrangers se mettent spontanément au service de la France, en s’engageant pour la durée de la guerre. Eux aussi ont tenu serment. Par leur engagement et leur sacrifice, ils sont entrés dans l’histoire de la Légion étrangère et de la France.
Un siècle après le déclenchement de la Grande guerre, c’est à ces étrangers venus s’engager dans le camp de la liberté, que la Légion étrangère veut rendre un hommage tout particulier.

Sur la place d’armes étaient présents :

  • la Musique de la Légion étrangère, suivie de deux compagnies du 1er Régiment étranger, ainsi que le 1er escadron du 1er Régiment étranger de cavalerie ;
  • Les drapeaux des amicales des anciens de la Légion étrangère et des anciens combattants de la région ;
  • Les délégations de l’Institution des invalides de la Légion étrangère de Puyloubier et de la Maison du légionnaire d’Auriol ;
  • Une délégation de l’escadron La Fayette, aux ordres du capitaine Galibert. L’histoire de cette unité de l’armée de l’Air est directement liée à celle de la Légion. En effet, au cours de la 1ère Guerre mondiale, de nombreux volontaires d’origine américaine, se sont engagés pour la durée de la guerre au titre de la Légion étrangère et ont servi comme pilotes dans cette escadrille ;
  • Un détachement de la Compagnie des carabiniers de SAS le Prince Albert II de Monaco aux ordres du lieutenant-colonel Rebaudengo, chef de corps des carabiniers du Prince.

Enfin, la Légion étrangère a eu l’immense fierté d’accueillir un invité d’honneur bien particulier : Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, afin d’exprimer la relation historique qui lie la principauté à la Légion étrangère, en souvenir de l’engagement du prince Louis II de Monaco en 1914, pour toute la durée de la Grande Guerre.

En 1914, le Prince Louis II de Monaco avait rejoint les rangs de la Légion. Il s’était ainsi uni à l’action désintéressée de milliers d’étrangers, venus spontanément se mettre au service du camp de la Liberté. En 1931, le prince Louis II, avait présidé, aux côtés du général Franchet d’Esperey, la cérémonie commémorative du centenaire de la Légion étrangère et l’inauguration du monument aux morts à Sidi-bel-Abbès.
Ce monument est la pièce centrale du quartier. Il a été déplacé au moment où la Légion a quitté Sidi-bel-Abbès.

En 1947, à l’occasion du 25e anniversaire de son règne, le Prince Louis II de Monaco fut nommé « sergent-chef honoraire », distinction unique dans l’honorariat de la Légion étrangère. A cette même occasion, la principauté de Monaco avait été élevée à la distinction de « Légionnaire de 1ère classe d’honneur ». La présence de Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II, a conféré à cette cérémonie une dimension symbolique et émotionnelle toute particulière.

La main de bois du Capitaine Danjou était portée par le lieutenant-colonel Zlatko Sabljic, directeur de la Maison du Légionnaire d’Auriol. Il était accompagné du major en retraite Cristobal Ponce Y Navarro, président de l’amicale des anciens de la Légion étrangère du Vaucluse, et du légionnaire en retraite Joaquim Cabrita Da Silva, pensionnaire de la Maison du Légionnaire d’Auriol.
Tout trois ont remonté la Voie sacrée, entourés des pionniers du 1er Régiment étranger.

Le récit du combat de Camerone par le lieutenant Lavalle fut un moment solennel empreint d'émotion et de recueillement.

Afin de donner un dernier éclat tout particulier à cette année marquée par le centenaire du déclenchement de la Grande Guerre, et de ces étrangers qui ont choisi de combattre dans le camp de la liberté, deux Mirage 2000N de l’escadron La Fayette ont défilé derrière la patrouille de France, pour lancer le défilé à pied qui a clos cette commémoration de Camerone 2014.

Pour vivre ou revivre l’ambiance de la cérémonie, le CD officiel des photographies de Camerone 2014 est en vente au prix de 5 € port compris. Pour le recevoir, envoyer vos coordonnées complètes et votre règlement, par chèque à l’ordre du FELE, à l’adresse suivante : Képi blanc magazine, BP 78, 13673 Aubagne CEDEX.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 18:18

De 1945 à 1954, plusieurs centaines de milliers d’hommes ont combattu en Indochine sous les couleurs françaises. Leurs correspondances personnelles, seul lien avec leurs proches, donnent aujourd’hui une vision renouvelée de cette guerre. Ces fils, ces fiancés, ces maris, ces frères confient leurs impressions, leurs sentiments, leurs désillusions. Parmi eux, le lieutenant Lucien Le Boudec, ancien résistant, avait emporté une caméra amateur jusqu’à Diên Biên Phu et livre, en plus de ses lettres, des images exclusives. L’aspirant Yves Arbellot, les lieutenants Chaumont Guitry et de Lattre de Tassigny, tous trois morts pour la France en Indochine, ont eux aussi livré une abondante correspondance, tout comme Pierre-Alban Thomas, officier militant communiste, qui dévoile ses carnets.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 10:34

02/05/2014

Le colonel Hedin, qui part à la retraite, a été décoré de l'ordre national du Mérite par le général Georgelin. - (Photos NR Hugues Le Guellec)
 
Le colonel Bruno Frémin du Sartel a pris son commandement mercredi. - (Photos NR Hugues Le Guellec)

Une prise d'armes a eu lieu mercredi matin à la caserne du boulevard de la Liberté pour le départ du colonel Hedin, commandant de la direction des ressources humaines (DRH), et la prise de commandement par un Tourangeau, le colonel Bruno Frémin du Sartel.
Il est le frère du vicaire général, le père du Sartel, et a deux autres frères dans la région, l'un agriculteur à Céré-la-Ronde et l'autre chef d'entreprise. Tours correspond à son 3e temps de commandement.
Officier de cavalerie, il a commandé un groupe de chars Leclerc dans le sud de la France. Il a créé et dirigé, pendant trois ans, la base de défense à Saint-Maixent (Deux-Sèvres) dont dépendaient quatre départements.
Durant sa carrière, ce fils de paysan engagé en 1980 est aussi passé par la Légion étrangère (1er REC) Orange (Vaucluse) et Djibouti. Il remplace donc le colonel Hedin, parti à la retraite après 35 ans dans l'armée au sein de laquelle il était entré en 1978 comme aspirant du contingent.
Après l'école militaire interarmes, il a choisi l'infanterie puis est parti en Allemagne, à Soissons (Aisne), à Montpellier (Hérault), à Rouen (Seine-Maritime) et à Mutzig (Bas-Rhin). En opération, il a effectué des séjours en République centrafricaine, en ex-Yougoslavie, deux fois au Kosovo et une fois en Croatie.
En 2010, il s'est occupé du déménagement de la DRH de l'armée de terre de Paris à Tours. A l'occasion de son départ, il a reçu l'ordre national du Mérite (ONM) des mains du général Georgelin, grand chancellier de l'ONM, ancien chef d'état-major des armées.

Deux autres personnes ont aussi été décorées de l'ONM : le colonel Caiazzo et le lieutenant-colonel Leterrier. La médaille militaire a été décernée aux majors Sordet et Lucas et aux adjudants-chefs Leboulche et Doutord.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 18:00

À l'occasion du soixantième anniversaire de la bataille de Dien Bien Phu, Geneviève de Galard, alors convoyeuse de l'armée de l'air, revient sur cet épisode tragique de la guerre d'Indochine.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 17:46

L'AALE 37 était invitée par l'AALE 49 présidée par Monsieur Jean-Yves Durand pour la cérémonie de Camerone qui a eu lieu le mercredi 30 avril. Francis Berthe, Vice-Président et Dominique Spegagne, Porte-drapeau représentaient l'AALE 37.

Cérémonie de Camerone de l'AALE 49
Cérémonie de Camerone de l'AALE 49
Cérémonie de Camerone de l'AALE 49
Cérémonie de Camerone de l'AALE 49
Cérémonie de Camerone de l'AALE 49
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:21

Aujourd'hui, s'est déroulé le 151ème anniversaire de la commémoration de la bataille de Camérone.


La bataille de Camerone est un combat qui opposa une compagnie de la Légion étrangère aux troupes mexicaines le 30 avril 1863 lors de l'expédition française au Mexique. Soixante-deux soldats de la Légion, assiégés dans un bâtiment d'une hacienda du petit village de Camarón de Tejeda, résistèrent plus d'une journée à l'assaut de 2 000 soldats mexicains. À la fin de la journée, les six légionnaires encore en état de combattre, à court de munitions, chargèrent les troupes mexicaines à la baïonnette.


Camerone est célébré chaque année comme un haut fait de la Légion étrangère, le 30 avril, dans toutes ses unités.

En 1863, pendant l'expédition française au Mexique, l'armée française assiège Puebla. Le 29 avril 1863, un convoi français part du port de Veracruz, chargé de vivres, matériel de siège et de 3 millions de francs en numéraire.


Le colonel Jeanningros, commandant le Régiment étranger, ayant eu des renseignements concernant l'attaque probable du convoi, décide d'envoyer la 3e compagnie explorer les abords de Palo Verde avant l'arrivée du convoi.






Soixante fantassins et trois officiers de la 3e compagnie du Régiment étranger de la Légion étrangère sont donc envoyés à la rencontre du convoi, à l'aube du 30 avril.



La compagnie n'ayant pas d'officiers disponibles (ceux-ci étant atteints par le « vomito negro », la fièvre jaune, comme nombre de membres du corps expéditionnaire), le capitaine Jean Danjou, adjudant-major du régiment, se porte volontaire pour la commander. Le sous-lieutenant Jean Vilain, payeur par intérim du régiment, et le sous-lieutenant Clément Maudet, porte-drapeau, demandent à l'accompagner.


Le colonel mexicain Francisco de Paula Milán, qui commande 6 000 fantassins et 2 000 cavaliers autochtones, averti de leur passage, met ses troupes en branle.

Partie de Chiquihuite vers une heure du matin, la compagnie passe devant le poste de Paso del Macho (Le Pas du mulet), commandé par le capitaine Saussier et poursuit sa route. Après avoir dépassé le groupe de maisons appelé Camarón de Tejeda (55 km à l'ouest de Veracruz), elle arrive à Palo Verde vers sept heures du matin, après avoir parcouru en marche forcée les vingt-quatre kilomètres qui la séparent de sa garnison de départ. Les légionnaires s'arrêtent pour faire le café.

C'est alors qu'ils repèrent les Mexicains. Le capitaine Danjou décide de se replier sur le village. À peine sont-ils arrivés sur les lieux qu'un coup de feu claque, blessant un légionnaire. La colonne dépasse alors le groupe de maisons. C'est à ce moment que les cavaliers du colonel Milán chargent la troupe qui est contrainte de former le carré. La première salve brise la charge et met en fuite les Mexicains.



Après avoir brisé une seconde charge de cavalerie, le capitaine Danjou et ses hommes se réfugient dans l'hacienda, espérant retarder au maximum la tentative de prise du convoi du colonel Milán. Malheureusement, au cours du repli, les deux mules qui transportent les vivres et les munitions, effrayées par le bruit, échappent à leur contrôle et s'enfuient.



Une fois dans l'hacienda, les légionnaires s'empressent de barricader l'enceinte du mieux qu'ils le peuvent. Les Mexicains mettent pieds dans les pièces du rez-de-chaussée et interdisent, dès lors, l'accès à l'étage. Le sergent Morzycki est sur le toit du bâtiment principal pour observer les mouvements de l'ennemi.


Il est déjà dix heures du matin et les hommes du capitaine Danjou, qui n'ont rien mangé depuis la veille commencent à souffrir de la soif et de la chaleur. Un officier mexicain, le capitaine Ramon Laisné somme les Français de se rendre, ce à quoi le capitaine Danjou fait répondre : « Nous avons des cartouches et ne nous rendrons pas ! ». Il fait alors jurer à ses hommes de lutter jusqu’au bout.


Les Mexicains mettent le feu à l’hacienda mais n'osent pas donner l’assaut de manière frontale. Certains, depuis les chambres de l'étage tentent de pénétrer dans la pièce tenue par les légionnaires. Le capitaine Danjou est frappé d'une balle en plein cœur à la mi-journée et c’est au sous-lieutenant Jean Vilain que revient le commandement. Les Mexicains sont alors les seuls maîtres du corps de ferme.
Vers 14 h, c’est au tour du sous-lieutenant Jean Vilain de tomber, frappé en plein front. Le sous-lieutenant Maudet prend alors le commandement.

À 17 h, autour du sous-lieutenant Maudet, il ne reste plus que douze hommes en état de combattre. C'est à ce moment-là que le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves.

Neuf heures durant, les légionnaires vont affronter les troupes mexicaines sans boire, accablés par la chaleur des Hautes-Plaines, étouffés par la fumée des incendies. En fin d'après-midi, il ne reste en état de combattre que le sous-lieutenant Maudet, le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin et Leonhard. Au signal de l’officier, ils déchargent leurs fusils et chargent à la baïonnette. Victor Catteau, légionnaire belge, meurt, criblé de balles en protégeant le sous-lieutenant de son corps ; celui-ci est lui-même blessé à deux reprises. Le colonel Cambas, un officier mexicain d'origine française, somme alors les survivants de se rendre. Maine répond : « Nous nous rendrons si vous nous faites la promesse la plus formelle de relever et de soigner notre sous-lieutenant et tous nos camarades atteints, comme lui, de blessures ; si vous nous promettez de nous laisser notre fourniment et nos armes. Enfin, nous nous rendrons, si vous vous engagez à dire à qui voudra l'entendre que, jusqu'au bout, nous avons fait notre devoir. » « On ne refuse rien à des hommes comme vous », répond alors l'officier mexicain. Il ajoute ensuite : « Mais parlez-moi en français. Mes hommes pourraient croire que vous êtes des Espagnols du parti conservateur, et ils vous massacreraient. »


Les rescapés sont présentés au colonel Milan, qui s'écrie : « Pero no son hombres, son demonios. » (en français : « Mais ce ne sont pas des hommes, ce sont des démons »).

Lorsque les renforts arrivent sur les lieux, dans les ruines calcinées, il ne reste que les cadavres français et mexicains. Aux alentours, le tambour de la compagnie (Casimir Laï, de nationalité italienne, et né à Cagliari en Sardaigne), seul rescapé libre, est retrouvé par un éclaireur de la colonne de secours. Laissé pour mort sur le terrain (il avait été blessé de sept coups de lance et de deux balles), il avait été dépouillé de ses vêtements, jeté dans le fossé bordant la route avant d’être mis en fosse commune. Sa volonté de vivre hors du commun lui permit de faire plusieurs kilomètres en direction de Chiquihuite dans les broussailles. Il raconta la bataille et ses explications servirent au premier compte-rendu de la bataille. Il fut ensuite décoré de la croix de chevalier de la Légion d’honneur, le 14 août 1863.


La moitié de la compagnie fut tuée ou mortellement blessée. Les blessés furent transportés aux hôpitaux de Huatusco et de Jalapa où ils furent soignés. Les prisonniers furent ensuite échangés contre des prisonniers mexicains. Le premier échange eut lieu trois mois plus tard et permit à huit légionnaires d'être échangés contre deux cents Mexicains.




Le convoi français put cependant éviter l'attaque mexicaine et parvenir sans encombre à Puebla.

Par décision du 4 octobre 1863, le ministre de la Guerre, le général Randon, ordonna que le nom de « Camerone » soit inscrit sur le drapeau du régiment étranger. De plus, l'empereur Napoléon III décida que les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés sur les murs des Invalides.

Un monument fut érigé sur le site du combat en 1892. Mais son abandon incita en 1948 le colonel Penette à en dresser un nouveau, inauguré officiellement en 1963. C'est sur ce dernier que figure l'inscription :

 
« Ils furent ici moins de soixante
Opposés à toute une armée. Sa masse les écrasa.
La vie plutôt que le courage
Abandonna ces soldats Français
A Camerone le 30 avril 1863 »
 
Aujourd'hui encore, les militaires mexicains rendent hommage aux soldats mexicains et français tombés ce jour-là en présentant les armes lorsqu'ils passent devant ce monument.
 
Vidéo du départ du cortège :
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