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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 16:33
Biographie du général de division Jean MAURIN

Né en 1959 à Sète (Hérault), le général de division Jean Maurin est marié et père de 5 enfants. Saint-Cyrien de la promotion «Général Lasalle» (1979-1981). Chef de section d’engagés volontaires au 4e Régiment étranger en 1982, il rejoint le 2e Régiment étranger de parachutistes en 1983 en qualité de chef de section, d’officier adjoint, et de commandant d’unité.

En 1991, il devient officier rédacteur au bureau emploi de l’État-major de la Force d’action rapide à Maisons-Laffitte. Stagiaire au Cours supérieur d’état-major (107e Promotion) de 1993 à 1994, il intègre le Collège interarmées de défense (2e Promotion) de 1994 à 1995 et retourne au 2e REP comme chef du bureau opérations instruction (1995-1997).

Officier rédacteur puis chef de section au bureau planification des ressources humaines de l’État-major de l’armée de terre de 1997 à 2000, année où il prend le commandement de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère. A l’issue, il prend la fonction de chef d’état-major de la 11e brigade parachutiste.

En 2004, le général de division Maurin est auditeur à l’académie d’État-major général de la Fédération de Russie à Moscou. De 2005 à 2006, il est chef du service «Session nationale» à l’Institut des hautes études de la défense nationale (2005-2006). Par la suite, il occupe le poste de chef de la section «bilatéral nord», division «organisations internationales», à l’État major des armées.

De 2009 à 2012, il est attaché de défense près l’ambassade de France à Moscou. Avant de prendre le commandement de la Légion étrangère le 1er août 2014, le général de division Maurin était adjoint au sous-chef «relations internationales» de l’État-major des armées.

Il a participé à l’opération Manta (1983-1984), ainsi qu’à l’opération Epervier au Tchad (1988-1989, 1996). Il était en République centrafricaine, éléments français d’assistance opérationnelle (1985-1986), opérations Almandin II et III (1997). En 1991, il a participé à l’opération Noroît au Rwanda. Il est présent en ex-Yougoslavie (Force de réaction rapide sous mandat de l’ONU) à Sarajevo en 1995 puis il prend part à l’opération Salamandre (1996) pour la mise en place des accords de Dayton.

Enfin, il retourne en Afrique en 1997 en République du Congo (Brazzaville) pour l’opération Pélican  et en 2003 où il est chef d’État-major de la force Licorne en République de Côte d’Ivoire (octobre 2002-février 2003).

Le général de division Maurin est commandeur de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite. Il est titulaire de la croix de la valeur Militaire avec 3 citations.

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 16:35

Officiers, sous-officiers, caporaux-chefs, caporaux, clairons et légionnaires,

C’est avec émotion et fierté que je quitte le commandement de la Légion étrangère, trente ans après y être arrivé pour la première fois.

Je mesure avec une grande reconnaissance ce que les légionnaires de tous grades m’ont apporté au cours de ces années et les en remercie du fond du cœur.

Mes pensées vont vers ceux qui m’ont fait découvrir cette troupe unique au monde, vers les légionnaires que j’ai croisés tout au long de ces années et qui m’ont tant appris. Je leur adresse mes plus chaleureux remerciements.
Au cours de ces trois années, des chantiers importants ont été menés pour permettre à la Légion étrangère de conserver son identité et sa cohérence dans l’univers toujours plus normé que connaissent les armées.

Loin de particularismes désuets, il s’agit bien de mesures destinées à préserver le recrutement, le statut et l’identité des légionnaires, leurs parcours si particuliers, la solidarité à l’égard des anciens et la sécurité, paramètres essentiels à la pérennité de la Légion étrangère. Beaucoup reste à faire car notre armée continue d’évoluer et nous avons le devoir de nous adapter sans que la Légion étrangère ne perde son âme. Je sais que le général de division Jean Maurin mettra tout en œuvre pour vous mener dans la bonne direction.

Avant de saluer une dernière fois le piquet d’honneur et d’entendre sonner le caïd suivi des seize mesures du boudin, je remercie tous ces hommes pour ce qu’ils donnent à la France et m’incline avec respect et recueillement devant le souvenir des quarante mille légionnaires morts pour la France. J’ai une pensée toute particulière pour les sept légionnaires tombés au combat, en Afghanistan et au Mali pendant ces trois années à votre tête.

J’y associe également tous ces légionnaires blessés, qui connaissent un parcours éprouvant qu’ils n’avaient ni choisi, ni souhaité, et qui apprennent à donner un souffle nouveau à leur vie, malgré les épreuves qu’ils connaissent et surmontent au quotidien, nous donnant ainsi un incroyable exemple de courage et d’abnégation.

Et je n’oublie pas non plus nos anciens, ceux qui ont tout quitté pour la Légion, pour la France, et qui aujourd’hui comptent sur nous, sur notre solidarité et notre fidélité.


Vive la Légion étrangère.

A Aubagne, le 21 juillet 2014

Général de division Christophe de Saint Chamas
Commandant la Légion étrangère

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 16:28

Rassemblement et engagement
Le 14 juillet est, pour la France, un moment d’unité et de joie, un jour privilégié durant lequel les Français se rassemblent, oubliant les polémiques, les calculs, les querelles politiciennes qui divisent, décrédibilisent et instillent le doute dans la Nation.
C’est aussi l’occasion de réfléchir sur ce qu’est notre pays aujourd’hui et sur ce qu’il doit être dans les 10 ou 20 années à venir : penser à ce que nous sommes et s’engager pour être ce que nous voulons être.
C’est enfin un temps de communion autour des sacrifices consentis par les soldats français qui servent notre pays au prix du sang. Nous le faisons le 11 novembre pour les « Morts pour la France » de toutes les guerres; nous le faisons le 14 juillet pour les blessés et leurs familles.

 

Avec notre armée
La France et les Français se rassemblent et acclament leur armée, communauté unique et spécifique vivant au sein de la Nation. Communauté d’hommes et de femmes, jeunes, qui tous ont fait le choix, à 20 ans, d’accepter librement le sacrifice de leur vie ; institution apolitique, non syndiquée entièrement dévouée à la Patrie, dont l’engagement est tourné vers le seul service des intérêts supérieurs de la Nation et pour laquelle la mission est sacrée et doit être remplie coûte que coûte.
Exemple d’abnégation, de courage, de disponibilité et de discipline, l’armée développe la solidarité et éduque au respect ; elle peut servir de référence à notre pays. Ces valeurs indispensables à la guerre, cultivées dès le temps de paix lors des entraînements et dans la vie courante, ne sont-elles pas aussi des valeurs nécessaires à un peuple pour traverser avec succès les difficultés du temps de crise ?

 

Autour du drapeau
La cohésion, qui est la marque des armées, est le fruit de ces valeurs. Elle s’incarne dans le respect absolu de l’emblème national.
C’est pourquoi chaque formation militaire rassemblée autour de son drapeau rappelle la France partout dans le monde, là où elle est présente et se bat.
Ce drapeau est pour le soldat un symbole sacré d’autant que figure dans ses plis, la marque des sacrifices les plus glorieux consentis par ses « anciens ».
Le 14 juillet, la France soucieuse de son unité, fière de ses quinze siècles d’histoire douloureuse et glorieuse, confiante en son avenir, se rassemble autour de son drapeau. Elle exprime aussi son soutien indéfectible à son armée. C’est bien la fête nationale, celle de la Nation tout entière.

 

Trois questions parmi beaucoup d’autres !

1 - Doit - on transformer la fête nationale en une cérémonie internationale et ouvrir cette « intimité nationale » à 80 nations ? N’y a-t-il pas d’autres dates et anniversaires, à l’instar de ce qui s’est fait le 6 juin dernier, pour rassembler les drapeaux des nations dont les peuples ont été impliqués dans le premier conflit mondial, d’autant que près de la moitié de ces nations n’existaient pas en 1914 ?
Faut-il célébrer la Première Guerre mondiale le 14 juillet ? En particulier, ne pouvait-on pas rendre hommage le 11 novembre aux 100 000 soldats, originaires de nos anciennes colonies et d’Afrique du Nord, morts par fidélité à la France, en même temps qu’aux 1 400 000 Français tombés à leurs côtés ? Cela aurait évité bien des confusions et des polémiques inutiles.

2- Chaque année les Français constatent que leur armée est de moins en moins présente tant à Paris qu’en Province. Ils prennent conscience de la terrible saignée des effectifs et se demandent si Bercy, avec la complicité masquée des dirigeants politiques, n’est pas un adversaire bien plus redoutable pour nos armées que ses ennemis actuels ou à venir.
Quand il n’y aura plus d’armée française, sur quelles troupes les Français pourront-ils compter pour combattre l’ennemi du moment ? Celles de Bercy en seront-elles capables?

3- Nous avons vu, au Brésil, une marée de drapeaux tricolores chaque fois que l’équipe de France de football jouait un match. C’était la bannière de l’unité nationale.
Mais alors quelle incongruité de vouloir faire entrer au Panthéon, en 2015, un homme qui, à 20 ans, a traité ce même drapeau français de « torche cul » ! Quel groupe de pression a pu suggérer et soutenir dans la discrétion médiatique la plus totale, un tel nom ? Monsieur le Président, il est urgent d’y renoncer, au moins par bon sens, sauf à souhaiter créer délibérément des divisions supplémentaires. Il faut, à l’évidence, porter en exemple un jeune résistant de 20 ans pour qui le drapeau représentait en 1944 la liberté pour laquelle il s’est sacrifié.

***

Le 14 juillet 2014 sera- t- il, pour les Français, un temps de réflexion personnelle, d’unité nationale et de joie partagée ?
La France doit placer son indépendance et sa cohésion au-dessus des divisions, des dilutions et des repentances ; elle doit se rassembler pour sortir de la crise et s’opposer à la « disparition historique » de son armée qui constitue depuis des siècles un élément central de son identité.
Les Français doivent s’unir et faire front comme nos aïeux le firent, il y a 100 ans, au cours de la Grande Guerre, avec un courage qui étonna le monde.

 

LA REDACTION

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 18:21
Adieu Tapanar
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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 17:50
Poème "Les légionnaires " de Colette Dahais
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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 16:39

Les troupes d’assaut...

Issu du 2e Bataillon étranger de parachutistes qui servit en Indochine à partir de 1948, le 2e Régiment étranger de parachutistes s’est illustré pendant la guerre d’Algérie, puis à Kolwezi au Zaïre lors de l’opération Bonite en 1978. Spécialiste de l’intervention aéroportée dans l’urgence, le 2e REP participe à presque toutes les opérations extérieures depuis les années 1970. Il est projeté au Tchad, au Liban, en ex-Yougoslavie à partir de 1992, à Djibouti, au Rwanda, au Centrafrique ou encore au Gabon. En 1997, il est engagé au Congo-Brazzaville lors de l’opération Pélican. En 2002-2003, au lancement de l’opération Licorne, le REP est engagé en Côte d’Ivoire.

Plus récemment, de 2010 à 2012, il rejoint le théâtre afghan au sein de l’opération PAMIR. En 2012, l’une des unités projetées aux Émirats arabes unis participe à la protection de l’hôpital militaire français au cours de l’opération Tamour en Jordanie. Dernièrement, le REP s’est à nouveau illustré dans le cadre de l’opération Serval au Mali. Dans la nuit du 27 au 28 janvier 2013, les légionnaires du 2e REP sont parachutés sur la ville de Tombouctou. Après s’être emparés de la périphérie de la ville, ils sont rejoints par la 3e compagnie pour entamer une série de combats intensifs de plusieurs semaines dans le nord-est du pays contre les insurgés djihadistes. Actuellement, il participe à l’opération Sangaris en République centrafricaine.

Les spécificités du 2e REP font également sa force, avec 4 compagnies de combat, chacune spécialisée et pilote dans un domaine particulier. Leurs capacités particulières facilitent ainsi la préparation à l’engagement du régiment. Enfin, le 2e REP a l’avantage de son autonomie en Corse, disposant de ses propres installations, notamment pour l’entraînement au saut aéroporté qui reste son mode d’action privilégié. Le REP est également capable de s’engager sous blindage, étant équipé de VAB (véhicule de l’avant blindé).

KB consacre son dossier du mois à l’entraînement opérationnel des légionnaires parachutistes. De Dien Bien Phu dont nous célébrons les 60 ans, à l’Algérie, de Kolwezi jusqu’aux opérations récentes de maintien de la paix, partout où l’Armée française est engagée, le REP intervient avec sa légendaire efficacité : maturité, sérénité, discipline à toute épreuve, rigueur dans l’exécution, esprit desacrifice... des valeurs Légion savamment entretenues. Le 2e REP demeure une troupe d’exception au service de la France.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 17:58

L’exemplarité, expression de la fidélité

 

À la Légion étrangère comme ailleurs, lorsqu’une décision est prise, les ordres sont donnés puis exécutés. Ce principe simple a fait ses preuves, mais cela ne veut pas dire que tout soit facile. Les difficultés sont nombreuses, et certaines épreuves parfois douloureuses à surmonter. Pour autant, la Légion se met en ordre de bataille avec détermination.

C’est ce qui se passe depuis plusieurs mois au 1er Régiment étranger de cavalerie qui a commencé à quitter la garnison d’Orange pour s’installer dans le camp de Carpiagne. Il laisse derrière lui de nombreux souvenirs et des amitiés solidement nouées tout au long des quarante-sept années vécues dans cette garnison si accueillante. Et malgré cette émotion légitime, il regarde droit devant lui tous les enjeux qui l’attendent et les projets qui permettront de rebondir au plus vite. L’esprit bâtisseur de chaque légionnaire permettra très rapidement à chacun de se sentir à nouveau chez lui.

Une véritable opération a permis de déménager successivement toutes les unités et de muter cadres et légionnaires, tout en préservant les capacités opérationnelles et l’esprit régimentaire. Avant de quitter leur garnison, les légionnaires cavaliers ont souhaité marquer l’événement et faire leurs adieux avec panache, en montrant à la fois talent et originalité.

Rassemblés dans le théâtre antique devant les Orangeois venus en grand nombre, les escadrons ont interprété avec coeur quelques chants de notre magnifique patrimoine légionnaire, dont nous sommes tous légitimement si fiers. La Musique de la Légion étrangère était de la fête pour prendre le relais des unités et faire vibrer les invités, comme à chaque fois qu’elle se donne en concert. Et celui-ci avait un caractère bien particulier : Nathalie Lermitte, chanteuse de grand talent et amie de la Légion était venue chanter quelques-uns des plus beaux morceaux composés par Edith Piaf. Fierté et émotion ont marqué légionnaires et spectateurs. Et dans quelques jours, une prise d’armes marquera le départ officiel du Royal étranger.

Pendant ce temps, les autres régiments se préparent pour les engagements opérationnels qui s’annoncent. Ils ont comme toujours, le souci d’être parfaitement préparés et d’engager des unités soudées, entraînées et aguerries.

En garnison comme en opération, les légionnaires sont dignes de leurs anciens. Admirés dans le monde entier, respectés par toutes les armées, applaudis par tous les Français, toujours volontaires et fiables au combat, parfois jalousés, les légionnaires n’ont pas changé. Ils tiennent aujourd’hui comme hier une place particulière, celle que soulignait le général Canrobert en 1855 en Crimée, au passage de l’Alma, admirant le comportement des légionnaires au combat : "À la bonne heure, servez d’exemple aux autres, braves légionnaires".

Dans quelques semaines, je franchirai le portail du quartier Vienot, après trois années à la tête de la Légion étrangère, et trente années après avoir été affecté pour la première fois parmi les képis blancs.

En saluant une dernière fois le piquet d’honneur, je penserai à tous les légionnaires que j’aurai eu l’honneur de commander, conscient de ce privilège merveilleux d’avoir côtoyé des hommes d’exception, tant de bons larrons venus refaire leur vie, prêts à tout donner pour la gloire de la légion étrangère, et recherchant sans cesse des chefs auxquels donner sans réserve toute leur confiance.

Je leur adresse mes chaleureux remerciements pour ce qu’ils donnent à la France et m’incline avec respect devant le souvenir des quarante mille légionnaires morts au combat depuis 1831, avec une pensée particulière pour ceux qui sont tombés au cours de ces trois années.

Je les remercie pour tout ce qu’ils m’ont appris, notamment sur ce que la Légion leur avait apporté.

Longue vie à la Légion étrangère et honneur aux anciens.

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 16:09

« Le jour où les « fells » entreront à Alger, j’espère trouver trois compagnons pour garder les faces du Monument aux morts et tomber en tirant une dernière salve de PM » (Roger Degueldre)

 

Né le 19 mai 1925 à Louvroil, dans le Nord, Roger Degueldre, dissimulant son jeune âge derrière un physique impressionnant, entre en Résistance dans le maquis FTP de Roger Pannequin, surnommé « Commandant Marc ». Avide de combattre au plus près l’envahisseur allemand, il s’engage dans la 10ème Division d’Infanterie Motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar, en janvier 1945.

La guerre terminée, c’est à titre étranger qu’il s’engage dans la Légion Etrangère. Il servira, en Indochine, au 1er Régiment Etranger de Cavalerie et fera très vite parler de lui… Le 21 janvier 1950, à Tra-Vinh, dans le delta du Mékong, au péril de sa vie, il sauve d’une mort certaine sous le feu ennemi, le Capitaine de Blignières… plus tard, colonel, commandant le 1er REC. Cette action héroïque lui vaut d’obtenir la Médaille Militaire.

La guerre d’Indochine se terminant, déçu, frustré et amer par l’issue des combats, l’adjudant Degueldre -Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures avec sept citations, (une Palme, deux Étoiles de Vermeil, deux Étoiles d'Argent et deux Étoiles de Bronze)- volontaire pour les parachutistes, rejoint le 1er Bataillon Etranger de Parachutistes qui prendra l’appellation de 1er Régiment Etranger de Parachutistes, dès 1955, durant la guerre d’Algérie.

Il participe avec son régiment, en 1956, à l’opération de Suez puis, dès son retour, à la Bataille d’Alger dans le but d’éradiquer les bandes terroristes qui sèment la mort et la désolation dans la ville.

En janvier 1958, il gagne ses galons d’officier, au feu, à Guelma, et participe à la bataille des frontières dans l’Est-Constantinois. Son ardeur au combat, son exemplarité et le dynamisme qu’il insuffle à ses hommes lui valent d’être décoré de la Croix de la Valeur Militaire avec Palme. Le 26 septembre, il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur.

Le temps passant, les atermoiements, les palinodies, les revirements et les reniements de De Gaulle sur le maintien de l’Algérie française sèment le doute puis la colère et l’amertume auprès de bon nombre d’officiers… Degueldre en fait partie. Il assiste, impuissant et rageur à la destruction d’une armée victorieuse et à la livraison de l’Algérie au FLN, rendant vains les sacrifices consentis.

Après la révolte des officiers du 1er REP, le 8 janvier 1961, il est muté disciplinairement au 4ème Régiment Etranger d’Infanterie mais il refuse de rejoindre son nouveau corps. Le 25 janvier 1961, il entre dans la clandestinité et effectue des missions secrètes pour le compte des services spéciaux commandés par le Colonel Jacquin.

Le 21 avril 1961, il réintègre son unité lors du putsch des généraux. La révolte avortée, il retrouve la clandestinité et rejoint les rangs de l’Organisation Armée Secrète (OAS) où il est nommé par le Colonel Godard, chef du Bureau d’Action Opérationnel (BAO).

Fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur ! », il retrouve, dans la résistance à l’abandon, une raison de poursuivre le combat et une justification au serment qu’il a prêté sur le cercueil de son chef, le Colonel Jeanpierre : « Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »

Au sein de l’Organisation, il s’emploie à forger une arme redoutable et redoutée de tous, tant de l’Elysée, des barbouzes, que du FLN : Les Commandos Delta qui, ayant pour slogan : « L’OAS frappe où elle veut, quand elle veut ! », mènent un combat de tous les instants, rude, chaotique, désespéré, mortel, mais si efficace qu’il sème l’angoisse et la crainte dans les plus hautes sphères… et que la fatalité des circonstances précipitera vers un dénouement tragique.

Le 7 avril 1962, Degueldre est arrêté à l’issue d’une réunion réunissant plusieurs responsables de l’Organisation. Reconnu, il est aussitôt transféré en métropole et écroué à la prison de la Santé.

Le 28 juin s’ouvre son procès qui n’est autre qu’une parodie. A cet effet, une juridiction d’exception, la Cour Militaire de Justice, est créée afin qu’il ne puisse, contrairement au général Salan, obtenir les « circonstances atténuantes » et sauver sa tête. Le général Larminat doit la présider. Ancien de l'armée coloniale, il refuse de juger le condamné et déclare : « Je ne serai pas le Fouquier-Tinville de la Ve République. Je me tuerai ce soir » Dans la soirée, il met fin à ses jours. Qu'importe ! Il est remplacé par le général Gardet. La justice expéditive gaulliste ne va pas s'arrêter sur un cas de conscience… En un minimum de temps, après une absence d’instruction et de témoins à décharge, l’officier parachutiste est condamné à la peine de mort.

Refusant dédaigneusement le recours en grâce présenté par la défense, c’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 d’Oran qui fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, (lequel aurait dû pourtant l’inciter à la clémence), que De Gaulle prend la décision de faire fusiller le Lieutenant Roger Degueldre.

Le 6 juillet 1962, à 02h30, les deux défenseurs du condamné, Jean-Louis Tixier-Vignancour et Denise Macaigne arrivent à la prison de Fresnes en même temps que l'avocat général Gerthoffer qui a requis la peine capitale et l'aumônier de la prison. Avant de quitter sa cellule, il prononce, en guise d'adieu, ses dernières paroles : « Je suis fier de mourir pour tenir le serment qu'a fait tout officier ayant servi en Algérie. Dites aux Algériens que, si je ne suis pas de leur race, n'étant pas né sur leur sol, je les ai beaucoup aimés et je les aime toujours. » Se tournant vers le procureur Gerthoffer, il déclare : « Je ne vous garde pas rancune, mais je vous plains. »

Puis, c’est le départ vers le fort d’Ivry où doit avoir lieu l’exécution. Á 03h45, l’Officier se présente devant les douze soldats du peloton d’exécution, en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il a tout sacrifié et qu’il a choisi comme linceul. Autour de son cou, il a noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y a la photo d’un bébé, son fils qu’il n’a jamais vu. Il a conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé est venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort. « Dites que je suis mort pour la France ! » s’écrie-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refuse qu’on lui bande les yeux et, au poteau crie : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise.

Les trois premiers officiers désignés pour commander le peloton d'exécution ayant refusé d’accomplir cette sinistre besogne, les Capitaines Jean de Balby de Vernon, Michel Cabanes et Michel Martet, du 501ème régiment de cavalerie de Rambouillet, sont sanctionnés, rayés des cadres et mis aux arrêts. Les officiers suivants qui ont refusé l'ordre, ont été également sanctionnés.

Il est 03h56. Le sous-officier remplaçant, chef de peloton, abaisse le bras. Les soldats qui doivent exécuter le Lieutenant Degueldre, émus par son courage, hésitent à tirer. Douze coups retentissent cependant dans la nuit… mais une seule balle l’atteint : au ventre diront certains.

L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipite, l’arme à la main, pour accomplir sa « mission » et se rend compte que le condamné est toujours en vie. Sa tâche ne consiste désormais plus à achever un quasi-mort, censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes... Il en a si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission tremble, et que le revolver se décharge dans le vide. Livide, désemparé, l’adjudant tire une deuxième fois et rate encore sa cible.

Les défenseurs, voyant que Roger Degueldre souffre atrocement, réclament l’intervention d’un médecin. Celui-ci, arrivé sept minutes plus tard, atteste que le supplicié vit toujours. Il faut donc l’achever au plus vite. Et pendant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé continue de gémir…

L’adjudant, toujours tremblant, pointe une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferme les yeux et appuie sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produit. L’arme s’est enrayée. Exaspéré par cette situation –unique dans les annales de l’exécution- le procureur Gerthoffer ordonne qu’une nouvelle arme soit apportée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possède. Il faut courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre est toujours vivant et son calvaire interminable.

A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels ; il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.

Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu (peut-être) changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce au condamné… Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée…

Enfin on remet un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, dans un état second… mais obéissant servilement au commandement de tuer, doit en finir puisque tels sont les ordres. Un nouveau coup de feu claque. Stupeur ! Celui-ci est tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradie le corps du supplicié. Il regarde vers le ciel et ouvre grands ses yeux. Peut-être perçoit-il à cet instant que son calvaire prend fin. Il est tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui semble entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».

Á 04h08, une nouvelle détonation retentit… et c’est la fin. La boucherie a duré 12 minutes… 12 atroces minutes..

C’est ainsi qu’après Claude PIEGTS et Albert DOVECAR, Sergent au 1er Régiment Etranger de Parachutistes, mourut, assassiné, le lieutenant Roger DEGUELDRE, également du 1er R.E.P, Chevalier de la Légion d’honneur… Et les salves du peloton couvrirent un instant les plaintes et les râles qui montaient d’Oran, tandis que la France, en vacances, n’entendit rien.

Huit mois plus tard, le 11 mars 1963, le Colonel Jean BASTIEN-THIRY, Polytechnicien, tombait à son tour à 35 ans, sous les salves du peloton. Décidément, le crime était profondément enraciné !…

Le Lieutenant Roger Degueldre aura respecté jusqu’à la fin son serment « la mort plutôt que le déshonneur ! ». Après avoir été enterré au carré des suppliciés dans le cimetière de Thiais, il repose aujourd’hui au cimetière des Gonards, à Versailles.

 

                                                                                              José CASTANO

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 18:45
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 18:43
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