Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.
Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.
Président :
LORAILLER Pierre
Mail : zeraldavert@gmail.com
Composition du bureau directeur :
1er Vice-Président : SCHULLER Pierre
2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry
Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine
Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)
Administrateurs :
LEBIGRE Yannick
THERMEAU Jean-Claude
Contrôleur aux Comptes :
BERGEOT Dominique
Porte-drapeaux :
BENYAHIA Hikmat
GAUTIER Dominique
Conservés aux archives municipales, les dessins de guerre de Marcel Durieux sont exposés et publiés dans un bel ouvrage. Un témoignage passionnant.
Peut-être plus que les mots, les dessins du légionnaire Marcel Durieux donnent une idée de ce qu'a été la guerre dans les tranchées. Affûté comme une baïonnette, son crayon saisit sur le vif ou a posteriori la vie au quotidien des soldats dans la Champagne, l'Aisne, la Somme et enfin la Lorraine. Son trait ressemble à celui de la gravure selon la technique de la pointe sèche, la plus à même de creuser des sillons, dans le ciel, les campagnes ou sur le visage des Poilus.
A la fin de l'ouvrage, certains dessins, des œuvres d'après-guerre certainement, sont même en couleurs. À l'inverse de beaucoup de dessins de propagande, le style de Marcel Durieux ne cherche pas à magnifier le soldat, à l'ériger au rang de mythe, mais le montre parfois aussi abîmé que le théâtre des batailles.
Au Fort de Vaux comme à Camerone
Né en Belgique en 1889, Marcel Durieux a vécu au Canada puis il est venu en France en 1914 pour s'enrôler dans la Légion étrangère. Il a participé à de nombreuses offensives, souffert des gaz. Avec le régiment de marche de la Légion étrangère, il a illustré les combats jusqu'en 1918 au nord de Soissons ce qui lui a valu sa neuvième citation à l'ordre de l'armée et l'attribution de la fourragère double aux couleurs de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre.
Après la guerre, il ne retourna pas en Belgique ni au Canada où il avait vécu mais il a fini par s'établir dans la Vienne où il mourut en 1976 à Iteuil. De lui, on ne sait pas grand-chose parce que personne n'a trop creusé. L'avant-propos est signé par le général de division Jean Morin et les dessins sont commentés par un militaire de la direction des ressources humaines de l'armée de Terre, de Tours, le lieutenant-colonel Philippe Pasteau. Il a déjà consacré un livre à l'histoire des Tourangeaux dans la Grande guerre, engagés sur toutes les grandes batailles dans l'Est. L'exposition présentée aux archives municipales suit la chronologie de toute la guerre.
« Je pense que Marcel Durieux n'a pas toujours été en première ligne, du moins plus à partir de 1915. Ses dessins montrent beaucoup de roulante, d'artillerie, caractéristique de l'arrière. Son dessin sur la reddition du Fort de Vaux, avec les Allemands qui présentent les armes au commandant Raynal et à ses hommes, me fait penser à Camerone, en 1863, avec les Mexicains qui ont fait de même. Mais Durieux n'a pas participé à cette scène. »
Ses dessins sont conservés aux archives de la Ville de Tours, dans le fond de l'amicale des 32e et 232e régiments d'infanterie.
« La légion étrangère au combat 1914-1918 », dessins de Marcel Durieux, texte du lieutenant-colonel Philippe Pasteau. Éditions La Simarre : 12 €. Exposition aux archives municipales, à la chapelle Saint-Eloi, jusqu'au 23 décembre, de 9 h à 12 h et de 14 h à 17 heures.
LA NOUVELLE REPUBLIQUE
14 DECEMBRE 2016
en bref
Réuni à Poitiers, le conseil d'administration de la Société des auteurs francophones a élu son nouveau bureau. Jacques Marzac, auteur chauvinois de nombreux ouvrages tels « L'Affaire Branly », « Albert Turpain » et bientôt « Jacques de Liniers », succède à Georges Pagé, membre de l'académie des sciences d'outre-mer, passionné d'aviation et auteur de « L'aviation française 1914-1918 », « La bataille aérienne de Verdun », « Henry de Monfreid », etc. Le nouveau bureau se compose du président Jacques Marzac, des vice-présidents Angèle Koster (par ailleurs présidente de la SAPC), Brigitte de Larochelambert, et Michel Hayard, des secrétaires Michèle Laurent et Marie Roland, et des trésoriers Colette Marzac et Julien Joguet. La prochaine assemblée générale est fixée au mardi 31 janvier.
La Grande Guerre à la pointe du crayon
Peut-être plus que les mots, les dessins du légionnaire Marcel Durieux donnent une idée de ce qu'a été la guerre dans les tranchées. Affûté comme une baïonnette, son crayon saisit sur le vif ou a posteriori la vie au quotidien des soldats dans la Champagne, l'Aisne, la Somme et enfin la Lorraine. Son trait ressemble à celui de la gravure selon la technique de la pointe sèche, la plus à même de creuser des sillons, dans le ciel, les campagnes ou sur le visage des poilus. A la fin de l'ouvrage, certains dessins sont même en couleurs. À l'inverse de beaucoup de dessins de propagande, le style de Marcel Durieux ne cherche pas à magnifier le soldat, à l'ériger au rang de mythe, mais le montre parfois aussi abîmé que le théâtre des batailles.
Né en Belgique en 1889, Marcel Durieux a vécu au Canada puis il est venu en France en 1914 pour s'enrôler dans la Légion étrangère. Après la guerre, il ne retourna pas en Belgique ni au Canada où il avait vécu mais il a fini par s'établir dans la Vienne où il mourut en 1976 à Iteuil. Ses dessins sont conservés aux archives de la ville de Tours, dans le fond de l'amicale des 32e et 232e Régiment d'Infanterie.
« La Légion étrangère au combat 1914-1918 » dessins de Marcel Durieux, texte du lieutenant-colonel Philippe Pasteau. Éditions La Simarre. 12 €
LE PARISIEN
19 DECEMBRE 2016
"Accrochez-vous bien, on va décoller ", résonne une voix dans le magnétophone. « Mais s'accrocher à quoi ? », répond une femme, faussement paniquée. Samedi et hier, c'était porte ouverte au fort de Nogent, à Fontenay-sous-Bois. Comme chaque année, la Légion étrangère a dévoilé sa traditionnelle crèche de Noël, exposant cette fois les coulisses d'une bataille de la guerre d'Indochine, celle de Dong Khe, survenue en septembre 1950. « Mais pour que ça colle avec Noël, on fait comme si ça se passait en décembre », précise le légionnaire en charge de la visite.
Après avoir défini l'objectif de la mission et être monté dans une réplique de l'avion, les visiteurs arrivent sur le champ de bataille où à la fin du combat, la crèche apparaît. Un voyage dans le temps et fruit d'un travail de six mois de préparation et de deux d'installation pour les soldats de la Légion étrangère.
La crèche sera de nouveau exposée les 7 et 8 janvier, de 10 heures à 19 heures, boulevard du 25-Août-1944.
La Légion d'honneur a été remise à Raymond Trouvé, qui aura 100 ans le 30 janvier 2017, comme l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre.
Un siècle après sa création, l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre reste fidèle à sa devise, “ Mémoire et Solidarité ”.
Je ne souhaite pas que les jeunes passent par là où j'ai passé. Qu'ils connaissent les souffrances qu'on a connues dans les camps de concentration. Vive la paix ! Vive la France !
Les paroles, fortes, de Raymond Trouvé, dernièrement, au terme de la cérémonie du centenaire de l'ONACVG (Office national des anciens combattants et victimes de guerre), qui se tenait à « l'hôtel du peuple » de Tours, devant les autorités civiles et militaires du département (et près de 150 membres d'associations d'anciens combattants et citoyens), restituent bien les valeurs chères au cœur de l'établissement public d'État en charge de près de trois millions de ressortissants, dont 30.000 en Indre-et-Loire.
Né le 30 janvier 1917, orphelin de Poilu, pupille de la nation, ancien combattant de 39-45 (au 3e Régiment d'infanterie coloniale de Joigny, puis au 203e Régiment d'artillerie lourde), fait prisonnier en forêt de Charmes (dans les Vosges), évadé du Stalag XII-A (à Limburg, au nord du Rhin), rescapé du camp de Rawa-Ruska (en Ukraine), Raymond Trouvé a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2016.
Témoins vivant d'un siècle de conflits, il a grandi en même temps que l'Onac, émanation de l'Office national des mutilés et réformés (1916), de celui des Pupilles de la Nation (1917) et des Combattants (1926), qui fusionneront en 1935 et donneront naissance à l'ONACVG en 1946 (incorporant les déportés et internés).
Précurseur de la Sécurité sociale, l'Office reste aujourd'hui l'interlocuteur de millions de citoyens, au rang desquels les anciens combattants, bien sûr, mais aussi les victimes en opérations extérieures et les victimes d'attentats. Une exposition et un court-métrage, réalisé à l'occasion du 100e anniversaire, en ont retracé l'histoire. Par leurs lectures (lettres de soldats des différents conflits), par leurs chants (hymne des Bleuets de France, « Marseillaise »), les élèves de première du lycée Vaucanson et ceux de primaire de Vigny-Musset leur ont rendu un hommage sincère.