Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
  • Contact

Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

Recherche

Musique

30 septembre 2025 2 30 /09 /septembre /2025 18:05

 L'AALE 37 a assisté à la commémoration des événements de 1944 à Lussault-sur-Loire le samedi 13 septembre 2025 en hommage à deux jeunes aviateurs californiens tués, par la Milice française et la Gestapo le 03 août 1944. La même nuit du 2 au 3 août 1944, trois résistants tourangeaux ont aussi été déportés.

Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Lussault-sur-Loire : en mémoire du 3 août 1944
Partager cet article
Repost0
14 juillet 2025 1 14 /07 /juillet /2025 18:17

L'AALE 37 a participé au congrès de la FSALE au 4° RE à Castelnaudary du 13 au 15 juin 2025 

photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft
photos de Jean-Philippe Rothoft

photos de Jean-Philippe Rothoft

photos de Philippe Houin
photos de Philippe Houin
photos de Philippe Houin

photos de Philippe Houin

Partager cet article
Repost0
29 juin 2025 7 29 /06 /juin /2025 16:59

par FRÉDÉRIC PONS

 

Entretien avec le père Yannick Lallemand, aumônier parachutiste, déployé sur de nombreux théâtres d'opérations. 

Le père Yannick Lallemand est une personnalité hors du commun, toujours dans l’action. Soldat, prêtre, missionnaire en Afrique, aumônier militaire, parachutiste, chasseur alpin et légionnaire, il a consacré sa vie à ses frères d’armes, en garnison, comme sur les théâtres de crise ou de guerre (Kolwezi, Tchad, Liban, Nouvelle-Calédonie). En octobre 1983, il est à Beyrouth, lors de l’attentat contre le poste Drakkar (58 parachutistes français tués). « Prêtre au cœur transpercé », il n’aura dès lors plus de larmes pour pleurer. Plus tard missionnaire dans les immensités désertiques du Tchad, il s’abandonnera à la plénitude de sa vocation dans un dénuement extrême, tel son modèle, saint Charles de Foucauld.

Article paru dans le N°57 de Conflits. 

La Légion étrangère fut la grande affaire de sa vie : « Je leur parle, sans jamais leur faire la morale. Je les écoute. Je réchauffe les âmes de ces gaillards, au point que certains disent qu’ils “iraient en enfer avec moi”. Je préfère, de très loin, les emmener au ciel. » Lors de la fête de Camerone de 2023, il fut désigné porteur de la main du capitaine Danjou, le titre le plus glorieux de la Légion étrangère.

Grand officier de la Légion d’honneur, il livre aujourd’hui son autobiographie, rédigée avec Frédéric Pons, journaliste, reporter de guerre. Ce témoignage profond, émouvant, est celui d’un homme de foi engagé au côté des soldats, porté par le don de soi et le dévouement aux autres, de celui qui est souvent décrit comme « un aumônier de légende ». Padre. Mémoires d’un aumônier militaire, par Yannick Lallemand, avec Frédéric Pons, Tallandier, 304 pages, 21,90 €.

À quoi sert un aumônier militaire ?

C’est une question à poser à tous ceux qui sont aumôniers de prison, d’hôpital… Là où il y a des personnes, il y a de la place pour un aumônier. L’homme n’est pas qu’un corps, qu’une chair. Il a une intelligence, un esprit, une foi en quelque chose, en quelqu’un. L’aumônier est là pour répondre aux besoins spirituels de ces hommes, de ces femmes, qui ont une âme et qui engagent leur vie au service de la France. Comme ils ont tous un cœur pour aimer, ils ont tous une âme à sauver.

Que peuvent attendre les soldats, souvent non croyants, d’un aumônier ?

L’aumônier est la seule personne hors hiérarchie. C’est quelqu’un qui a le sourire, qui est heureux de servir la France avec ses soldats, qui est l’ami du plus grand nombre, pour lequel chaque soldat est unique, avec ses richesses et ses défauts, qui est aimé par Dieu, même s’il est incroyant. L’aumônier est pour tous l’homme qui prend le temps de l’accueil, de l’écoute, de la patience, de la joie intérieure. Il est l’homme ou la femme qui parle différemment des autres cadres.

À lire aussi : Podcast ; Aumônier militaire, un prêtre à la guerre. Père Christian Venard

Être aumônier à la Légion, est-ce très différent que dans l’armée régulière ?

Différent, peut-être pas, mais il faut un savoir-faire adapté au légionnaire qui a quitté un pays, une famille, des amis, un métier, qui a connu, pour arriver à la Légion, un chemin parsemé d’obstacles. L’aumônier participe à l’accueil de ces jeunes qui arrivent à Aubagne dans un monde inconnu. L’aumônier est bien présent le week-end pour être à la même table que ces étrangers, parle avec l’un ou l’autre, surtout les francophones, simplement, à chaque repas. Une petite croix indique à l’un ou l’autre qui est cet homme plus âgé qui est là. Pour un Mongol, un Chinois, un Népalais, c’est souvent la première fois qu’ils rencontrent de près un religieux. Un homme qui rassure par une présence calme, attentive, prête à rendre service…

Quelle image doit-il donner ?

Relisez la phrase de saint Mathieu : « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli. » L’aumônier doit révéler celui qui l’a appelé un jour et envoyé pour servir. Si cet homme ou cette femme rayonnent de bonté, alors de quelle immense bonté doit être celui qu’ils ont la joie de suivre ? Le jeune légionnaire, dès son arrivée, doit vite comprendre que la Légion a des religieux qui servent dans ses rangs, que l’aumônier est au service des légionnaires et qu’il en retrouvera dans la plupart des régiments : l’homme qui rassure, lui comme les familles.

Un aumônier doit-il être vraiment breveté parachutiste pour servir dans les troupes paras ?

Mon humble expérience me fait dire qu’un aumônier chez les chasseurs alpins, s’il ne sait pas faire de ski, n’aura que des contacts limités avec ses soldats qui sont six mois de l’année sur leurs skis. Il ne pourra pas participer aux compétitions entre bataillons alpins, et restera en dehors de leurs joies, comme de leurs échecs. De même avec les parachutistes, surtout avec les légionnaires de Calvi. Tous les quinze jours, arrivent des jeunes. L’aumônier doit participer à leur brevet militaire : six sauts, dont un saut de nuit. Si l’aumônier commence, il doit aller jusqu’au bout. À Calvi, tout commence par un saut, les manœuvres sur le continent, en particulier. Si l’aumônier ne saute pas, il reste au quartier comme ceux qui montent la garde : influence très réduite, surtout s’il n’est pas breveté. L’aumônier doit sauter le plus souvent possible, être à l’aise dans l’avion, qui plus est pour un saut opérationnel.

Un Padre a-t-il parfois peur sur le terrain ?

Il a beau vivre avec les paroles de Jésus – « N’ayez pas peur, soyez sans crainte »–, la fatigue peut être présente, une mauvaise nouvelle, des exercices difficiles et périlleux. Oui, il peut avoir peur, mais il doit le montrer le moins du monde.

Pourquoi ?

Parce qu’il fait partie de l’encadrement qui doit montrer l’exemple. Allez ! On y va ! Et on fait confiance aux cadres instructeurs, au matériel, et… au ciel. Et on part.

À lire aussi : La voie du soldat : entretien de Mayeul

Comment le Padre peut-il expliquer la mort d’un soldat à ses camarades ?

À l’entraînement, au combat, dans un accident, chaque cas est différent. Mais un soldat ne meurt jamais pour rien. Au combat, il est mort en donnant sa vie pour les autres, pour des populations qui étaient dans la souffrance, qu’il fallait secourir. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour les autres. »Il est mort pour des valeurs qui nous dépassent, mais qui sont si utiles : la défense de la paix, de la liberté des peuples, liberté de conscience et de religion, pour la dignité et le travail de chacun, pour le respect de tous. La mort de notre camarade fait partie de ces semences d’amour jetées au service de tel pays et, nous en sommes sûrs, ces semences donneront enfin de beaux fruits pour le bonheur de tous. « Non, je ne meurs pas, disait sainte Thérèse, j’entre dans la Vraie Vie. » Tout soldat, mort au combat, meurt pour la France.

Quelle est la mission qui vous a le plus marqué ?

Beyrouth, 1983-1984 ! 72 tués, tous paras, et deux marins, morts en hélico, lors d’un vol de nuit, en mer. Tous ces jeunes paras, je les connaissais. Je les avais même encouragés à venir au Liban. Nous étions de la même unité, le 1errégiment de chasseurs parachutistes basé à Pau, aujourd’hui à Pamiers (Ariège). À Beyrouth, j’avais passé deux jours et deux nuits avec eux, dans leur poste Drakkar qui sera anéanti le 23 octobre 1983. J’avais marié l’un, baptisé l’enfant de l’autre. Nous avions animé ensemble la fête de la Saint-Michel, en septembre 1983.

Pourquoi dites-vous que cette mission de Beyrouth reste à jamais votre croix ?

Jésus nous a bien dit que « mon chemin passait par la souffrance ». Oui, ce fut très dur d’encourager tous ces jeunes du poste Drakkar à tenir coûte que coûte, sachant qu’ils allaient tous mourir. Quel gâchis ! Cette belle jeunesse française venue au secours des Libanais, en guerre depuis huit ans. Nous n’étions pas préparés au terrorisme, pas préparés à ce conflit face à des ennemis invisibles que notre présence gênait dans tous leurs trafics. On ne sort pas indemnes de tout ce que nous avons vécu au Liban et pour les Libanais.

Que retenez-vous plus précisément de l’opération de Kolwezi, en mai 1978 ?

L’aumônier n’a pas de place prévue. C’est donc sur la volonté du chef de corps que je pars, nommé brancardier. Je voyagerai à côté de lui, et je sauterai au-dessus de Kolwezi, derrière lui, avant d’atterrir sur un cadavre d’Africain. Très vite, les premiers blessés arrivent. Le médecin diagnostique, l’infirmier soigne. Tout le monde se retrouve dans la même salle. L’aumônier est avec eux, donne à boire, aide à manger les rations, lave les treillis pleins de sang, amène jusqu’aux toilettes…

Il y a les premiers morts…

Oui. Les premiers tués sont confiés à l’aumônier, le médecin ayant de trop nombreux blessés à traiter. Les combats ayant diminué, le médecin me demande d’organiser le rapatriement des blessés et des malades de l’hôpital civil vers un hôpital voisin avec des médecins et du personnel soignant. Trois convoyeuses de l’air s’en occupent au cours du vol. Avant les premiers retours sur Calvi, une messe est célébrée en souvenir de nos cinq tués, morts pour la France à Kolwezi, et de toutes les autres victimes tuées, civiles ou militaires. Ce fut une belle opération humanitaire, rendue possible dans l’urgence, malgré tous les obstacles. Les massacres ont été stoppés, grâce à nos légionnaires parachutistes de très haut niveau opérationnel,

À lire aussi : Faire la guerre en montagne

Pourquoi avez-vous quitté l’aumônerie, en 1986, pendant près de dix ans pour aller au Tchad ?

Au cours de l’opération Manta au Tchad, j’avais rencontré des soldats tchadiens chrétiens. Ils m’avaient dit : « Nous avons soif du bon Dieu, nous avons faim de sa Parole, de Jésus-hostie, de la confession. Or, depuis dix ans, nous n’avons pas vu de prêtre. » Aussitôt, sous l’influence de l’Esprit Saint, ma vie a changé : « Il faut tout quitter, famille, pays amis. Car la moisson est abondante, les ouvriers peu nombreux. »

Quel a été votre apostolat dans le nord du Tchad ?

J’ai été le seul blanc sur un territoire désertique grand comme la France, dans cet immense nord du Tchad. J’ai évangélisé et construit des églises et des chapelles. J’ai soutenu des familles entières, des veuves de guerre. Près de dix ans de ma vie, dont je suis revenu épuisé.

Pourquoi êtes-vous revenu dans l’aumônerie militaire ensuite ?

J’avais une grande expérience acquise d’homme de Dieu, de serviteur de l’Église, dans les communautés militaires, proche des soldats, des sous-officiers, des officiers et des familles. Je l’ai mise au service de mon affectation, à l’École d’application de l’infanterie de Montpellier et du Commissariat de l’armée de terre.

Et de nouveau, ce fut la Légion…

Oui, au bout de cinq ans, au 4e régiment étranger à Castelnaudary, auprès des jeunes légionnaires venant de 146 pays différents. Je fus alors l’humble compagnon de tous ces jeunes venus servir la France et commencer une nouvelle vie.

 
 
Partager cet article
Repost0
30 mai 2025 5 30 /05 /mai /2025 17:08
Lieutenant-colonel Pierre JEANPIERRE, 1er REP (tué le 29 mai 1958)
 

Engagé au 131 e régiment d'infanterie comme homme du rang, il prépare et réussit le concours d'officier et est nommé sous-lieutenant en 1937 au 1 er régiment étranger (Légion étrangère), puis lieutenant en octobre 1938. En 1939, il est au Levant avec le 6 e régiment étranger.

Après la campagne de Syrie-Liban, il refuse de rejoindre les rangs des FFL et retourne dans les rangs de la Légion étrangère à Marseille. De là, il gagne la Résistance (réseau Vengeance du mouvement « Ceux de la Libération » ) sous le nom de Jardin, lors de l'invasion de la zone libre. En 1944, il est fait prisonnier et interné au camp de Mauthausen. Souffrant d'une pleurésie, affaibli et amaigri, il est libéré par les Alliés en mai 1945.

 À la fin de la guerre, il se porte volontaire pour servir au sein des unités parachutistes de la Légion. Le chef de bataillon Pierre Segrétain, formant en Algérie, le 1 er BEP, se souvient d'un officier qu'il a connu au Levant, le capitaine Jeanpierre, et lui demande d'être son adjoint. Sous les ordres de Segrétain, le BEP et Jeanpierre rejoignent l'Indochine en 1948. En 1950, lors de l'évacuation de Cao Bằng par la RC4, sous les ordres du colonel Lepage, le 1 er BEP saute sur That Khé le 17 septembre 1950 pour renforcer la colonne Charton, parti de Lạng Sơn. Les légionnaires sont poursuivis par 30 000 soldats de Giap. Les rares survivants de la nuit de fusillade à Coc-Xa retrouvent ceux de la colonne Charton. Alors que le commandant Segrétain est grièvement blessé, que le bataillon est décimé, Jeanpierre décide de rejoindre That Khé. Il franchit les lignes d'embuscades Vietminh, emmenant une dizaine de légionnaires, avec des éléments du 3 e Tabor marocain commandés par le sous-lieutenant Beucler.

Rapatrié en Algérie, il repart pour l'Indochine en 1954 après la chute du camp retranché de Diên Biên Phu. Il prend alors le commandement du 1 er bataillon étranger de parachutistes. Lorsque cette unité prend l'appellation de « régiment » , il cède sa place au colonel Brothier, à qui il succédera en 1957, au retour de l'expédition de Suez.

Sous son commandement, le régiment livre la bataille d'Alger. Il fut blessé par des éclats de grenade lancés par Yacef Saadi, chef de la Zone autonome d'Alger, peu avant son arrestation. Il enchaîne les succès dans la bataille des Frontières face aux combattants de l'ALN. Dans l'après-midi du 29 mai 1958, dans la région de Guelma, alors que le 1 er REP accroche une katiba de l'ALN sur les pentes du djebel Mermera, l'hélicoptère Alouette II depuis lequel il commande son régiment est abattu ; son indicatif radio étant « Soleil » , le transmetteur annonce à la radio la terrible phrase : « Soleil est mort » . Le régiment est frappé de stupeur. Le 31 mai, un suprême hommage lui est rendu à Guelma puis des obsèques religieuses sont célébrées en la cathédrale de Nevers. Le colonel Pierre-Paul Jeanpierre repose désormais au « carré Légion » du cimetière de Puyloubier.

Ce chef de guerre, vétéran de plusieurs conflits, était inquiet en raison de ses qualités et de son exigence au combat, faisant parfois passer le bilan des opérations avant la vie de ses légionnaires. Cependant, il était admiré de ses hommes. Son portrait est exposé parmi ceux des plus prestigieux officiers de la Légion dans la salle d'honneur du musée de la Légion étrangère à Camp Major à Aubagne.


En pleine « bataille des frontières » , dans la région de Guelma (Algérie), le lieutenant-colonel Jeanpierre, chef du 1 er REP, est tué à la tête de ses Bérets verts.

Le 29 mai 1958, une des compagnies du 1 er régiment étranger de parachutistes (le 1 er REP) se heurte à une bande rebelle au cours d'une opération classique de ratissage, dans le djebel Marmara, en plein Est constantinois. Tout de suite, l’affaire se révèle difficile. Le terrain apparaît terriblement broussailleux et raviné, et les adversaires se sont dissimulés dans de véritables retranchements naturels. Il ne sera pas commode de les extirper de leurs refuges. À bord de l'hélicoptère Alouette qui lui sert de poste de commandement volant, le lieutenant-colonel Jeanpierre, commandant le 1 er REP, arrive pour survoler le lieu de l'accrochage et prendre une décision sur le terrain. L'appareil passe et repasse à très basse altitude, rasant les arbres de la végétation touffue où se terrent les hors-la-loi. Du sol, les légionnaires paras peuvent reconnaître leur chef, assis à l'avant près du pilote, une carte sur ses genoux. On distingue même les écouteurs radio sur ses oreilles, avec le casque au-dessus du béret vert. L'Alouette survole de plus en plus bas et de moins en moins vite la zone où s'accroche la résistance adverse. À chaque passage claque des coups de feu.

Soudain, le bruit familier du rotor ralentit, puis s'arrête : L'appareil perd très vite de l'altitude. Il oscille, semble hésiter avant de tomber comme une pierre, Une balle a sectionné la conduite de kérosène. L'appareil s'écrase sur une arête rocheuse, en plein milieu des bois. Les légionnaires se précipitent vers le point de chute, permettant de gagner de vitesse les rebelles. C'est une course vers la mort. Parmi les premiers, le capitaine Morin, officier adjoint du 1 er REP, arrive sur les lieux de la chute : "Jeanpierre repose mort sur son siège, béret vert sur la tête, à côté de l'officier pilote qui était pour lui un complice et un ami. »

Dans ce djebel Marmara, en ce triste 29 mai, l'unité vit des heures terribles. Le capitaine Ysquierdo, qui commande la 2 e compagnie, annonce à la radio à tous ses camarades atterrés :

 « Soleil » est mort. 

Le serment de Jean Pierre : ne plus jamais perdre de guerre…

La mort du lieutenant-colonel Jeanpierre, tombé « en plein ciel de gloire » , marque pratiquement la fin de l'engagement du 1 er REP dans ce qu'on a appelé la bataille des frontières. Après l'expédition de Suez, après la bataille d'Alger, après l'opération Sahara, l'unité a été engagée au début de l'année 1958 dans un des secteurs les plus difficiles d'Algérie. Cette zone située au nord de Guelma est un repaire de fellagha, véritable qui sait profiter à merveille du terrain broussailleux et raviné. Jusqu'à l'arrivée des Bérets verts, ils s'y retrouvent pratiquement dans leur domaine. La montagne et la nuit leur appartenaient sans partage. On y trouvait aussi bien de jeunes recrues, rameutées de les douars d'Algérie et prêtes à partir pour l'entraînement en Tunisie, que des combattants bien équipés et bien instruits, qui arrivaient précisément du « sanctuaire » tunisien où les bases arrière du FLN se situaient, à quelques kilomètres d'une frontière politiquement inviolable, Il existait certes un barrage, électrifié de surcroît, surveillé par des postes fixes et surveillé par une « herse » mobile, mais le propre des barrages de ce genre est d'être perméable. De toute façon, il ne collait pas à la frontière et il restait une vaste étendue de terrain où les katibas rebelles comme les compagnies françaises pouvaient manœuvrer tout à leur aise.

Quand le lieutenant-colonel Jeanpierre reçoit l'ordre de quitter le Sahara pour Guelma, il sait qu'il doit porter le fer et le feu au cœur même d'une des zones les plus « pourries » de toute l'Algérie. Il pleut. L'Est constantinois est d'ailleurs une des régions les plus humides de toute l'Algérie, ce qui explique cette végétation abondante, souvent impénétrable, d'épineux et de taillis. Les rebelles s'y terrent comme des sangliers dans leur bauge et les en déloger ne sera pas facile.

Tout commence le 19 janvier 1958, par le départ du Sahara de ces camions peints en kaki clair depuis Suez. Les véhicules sont ouverts à tous les vents et leurs flancs de ferraille luisent d'une boue gluante. Les légionnaires, grelottant de froid, partent pour ce qu'ils croient être enfin la « vraie guerre » sous des averses glaciales. Leur convoi évoque un peu ceux de la Voie sacrée qui menait à Verdun. L'atmosphère est grave, tendue même. Un chant jaillit d'un camion, nostalgique et puissant :

Nous sommes les hommes des troupes d'assaut

Soldats de la vieille Légion…

D'un autre camion, un groupe de combat reprend le chant terrible de la bataille et de la mort :

Nous n'avons pas seulement des armes

Mais le Diable marche avec nous…

Le 20 janvier, les légionnaires paras entrent à Constantine et reçoivent l'ordre de continuer sur Guelma par un itinéraire détourné, utilisant la route coupée par les inondations. Dans sa Jeep, le lieutenant-colonel Jeanpierre reste silencieux comme à son habitude. Ce colosse est un taciturne qui connaît la véritable solitude du chef.

Il parle peu de son passé mais tous le connaissent ; fils d'un tué de 14-18, engagé à 18 ans, Saint-Maixent, la défaite de 40, l'armée d'armistice, la Syrie, la Résistance, la déportation. Et l'Indochine. Au pire moment. Il est des 24 légionnaires paras revenus vivants et libres du « désastre de Cao Bang » , sur la RC 4, après s'être battu comme un lion à Dong-Khé. Au physique, c'est un homme grand et fort. Son visage, sa silhouette, sa démarche, tout évoque le grand acteur John Wayne. Jeanpierre a vécu en Indochine le plus terrible « western » des visages pâles et il en a ramené une hantise, aussi lancinante que les souvenirs du bagne de Mauthausen : ne plus jamais perdre de guerre.

Aussi, ce baroudeur se bat pour gagner. La gloire est secondaire. Ce qui lui importe, c'est le résultat. Il sait être impitoyable pour l'adversaire, exigeant avec ses hommes, intraitable quand il s'agit du drapeau, de l'honneur, de la Légion. Commander le plus beau régiment de l'armée française est une joie qui se paie au prix fort, de tout son poids de fatigue et de sang. Déjà, en ce début d'année 1958, le lieutenant-colonel Jeanpierre est un chef légendaire. Pour les Bérets verts, il est peut-être encore davantage que Bigeard pour les Bérets rouges. C'est vers lui que les regards se tournent à l'heure de la décision et du combat. D'avoir en main la vie et la mort d'un millier d'hommes ne l'enivre pas. Bien au contraire. Il en tire un calme de menhir. Aucune tempête ne saurait l'abattre. Et quand on lui annonce « de la casse » parmi ses légionnaires, alors il serre les poings et il frappe plus fort. 

Bilan du 1 er REP à Guelma : 600 rebelles tués et 1 300 armes récupérées

Tout commence assez mal. Le jour même de l'arrivée, trois compagnies, déroutées pour rechercher des fellagha signalés, subissent quelques pertes — 4 tués et 2 blessés —, sans résultat. Jeanpierre ne sera pas long à se venger. Il possède avec son 1 er REP une puissance de choc redoutable. L'unité, surentrainée, se trouve commandée par des officiers de premier plan. Le capitaine Morin est pour Jeanpierre un adjoint et un camarade. Ancien résistant et déporté comme lui, il a été le premier à mettre sur pied en Indochine, en 1948, une compagnie parachutiste à partir des légionnaires du 3 e REI. Tous les chefs de compagnie sont des capitaines d'élite dont on reparlera : « Loulou » Martin à la compagnie de commandement, Sergent à la 1 re , Ysquierdo à la 2 e , Chiron à la 3 e , Gamas à la 4 e , Glasser à la compagnie d'appui, Bésineau à la compagnie portée et Hautechaud à l'escadron à pied. Avec eux, Jeanpierre sait que le 1 er BEP fera face à toutes les situations.

Au début de l'après-midi du 23 janvier, il convoque ses cadres et leur donne leur premier ordre d'opération pour cette bataille qui commence :

 Nous partons cette nuit à 2 heures du matin.

À l'aube, le régiment lance une opération dans la forêt de la Mahouna. Il neige à menus flocons. Les premiers coups de feu claquent à 8 heures. Accrocheurs et bien encadrés, les Bérets verts perdent trois hommes, mais mettent hors de combat 67 rebelles et récupèrent 47 armes, dont 6 mitrailleuses. Ils restent la nuit sur le terrain et tuent encore 13 rebelles.

Le commandement est si surpris qu'il croit à un « bilan-cravate ». Mais ce n'est pas le genre de Jeanpierre. Avec lui, les généraux ne sont qu'au début de leur surprise. Le 2 février, dans la forêt de Beni Melleile, la compagnie Sergent tue 48 rebelles et récupère 27 armes. Le lendemain, le bilan est de 33 tués et de 28 armes saisies.

À la mi-février, ce sera le combat du Fedj-Zezoua. Deux jours de marche et de bataille. 163 tués pour l'ALN entre le 14 et le 16 février. Dix jours se passent et le 1 er REP accroché à Megroun El Ougali, où les rebelles voient encore tomber 149 des leurs. Ce mois de février 1958 est un mois noir pour l'ALN. Et à la fin de mars, dans une seule opération à Chabba Ben Saïd, les légionnaires mettent encore hors de combat 114 fellagha. Jeanpierre mène la chasse à la tête de son unité, survolant, dès les premiers coups de feu, le champ de bataille à bord de l'Alouette. Ceux qui ont participé à ces actions fulgurantes ne les oublieront jamais.

Le capitaine Pierre Sergent, qui commandait alors la 1 re compagnie, raconte la mort d'un des chefs de section, l'adjudant Stuwe, d'origine allemande, qui a servi naguère dans la Kriegsmarine … Un de ses légionnaires, allemand lui aussi, vient d'être tué. « Désormais, ce combat était devenu pour l'adjudant une affaire personnelle… L'ordre d'avancer arrive. Les armes automatiques déversent des torrents de balles qui sifflent. Debout au coude à coude, les légionnaires s'élancent en hurlant vers le fond de la cuvette où se terrent les Fells. Le spectacle est grandiose. L'objectif de la section Stuwe est un rocher au fond de l'oued. La course continue, hallucinante. Les rafales partent, courtes, sèches, précises. Derrière chaque buisson, un fall… Des légionnaires tombent, les grenades explosent. Une épaisse fumée s'élève. La bouche sèche, le cœur battant, les hommes du 1 er REP succèdent à l'assaut dans un élan irrésistible. Les Fells font les frais de leur colère. Ils payaient leurs heures de marche, leurs, la mort des copains. L'adjudant Stuwe, avec cinq de ses hommes, s'empare dans un assaut fantastique d'une arme automatique ennemie, une redoutable MG 42 allemande. La section reprend sa course folle. Stuwe est en tête, mitrailleuse à la hanche. Il hache les buissons. Bientôt, la bande de munitions est vide. Il jette l'arme désormais inutile, et reprend son PM. Au même instant, une grenade explose tout près. Il est touché, un éclat dans la jambe. Il fléchit le genou, se redresse, se retourne à demi pour donner l'ordre de continuer la progression, quand une rafale le frappe dans le dos. Il s'écroule. Une voix hurle : « l'adjudant est mort ! « La réaction est immédiate. Une folie meurtrière s'empare de la section… Un FM crache la mort, mais rien ne saurait les arrêter. Ils ont perdu toute prudence. La position est investiguée. Les Fells s'abattent les uns sur les autres, fauchés. »

Chaban vous admire et Delmas vous envie !

Tels sont les hommes qui conduisent au combat le lieutenant-colonel Jeanpierre. Sa légende, en quelques semaines, ne fait que grandir. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur à titre exceptionnel. En moins de cinq semaines de lutte, ces Bérets verts ont mis hors de combat 600 de leurs adversaires et récupéré 457 armes, « déclarant leur régiment au premier rang des troupes d'assaut de l'armée française », comme le dit le général Vanuxem, qui commande la zone Est constantinoise.

Pour le 30 avril, anniversaire de Camerone, le 1 er REP, au lieu de fêter au cantonnement l'anniversaire sacré de la Légion, se trouve en plein combat. Pierre Sergent raconte : « Dans la tête des légionnaires, les premières rafales, mêlées au souvenir des combats de Camerone, produisent une sorte d'ivresse. Ils sont dopés, électrisés. Sans se baisser, sans la moindre précaution, ils progressent en tirant. Les commandants de compagnie ont beau hurler. Rien n'y fait. C'est le raz de marée, le rouleau compresseur. Certains légionnaires crient « Camerone » . D'autres chantent à tue-tête : « Tiens, voilà du boudin… » avant de balancer leur grenade… Debout, narquois, le béret vert rejeté en arrière, et l'arme à la hanche qui crache sans arrêt, les légionnaires sont heureux. »

Au soir du 30 avril 1958, dans l'oued Douar Khaîa, à l'heure du bilan, on compte 129 fellagha hors de combat. Le butin est aussi éloquent : 75 fusils, 37 pistolets-mitrailleurs, 6 fusils-mitrailleurs et 6 mitrailleuses.

Peu après, le ministre de la Défense nationale, en tournée d'inspection en Algérie, vient voir les hommes du REP à Guelma. Le ministre est totalement conquis par les Bérets verts et laisse échapper une belle formule :

 Ah, messieurs, sachez-le : Chaban vous admire et Delmas vous envie !

Le mot fera fortune. D'autant qu'il annonce de grands changements politiques. Pendant que les légionnaires paras se battent dans les montagnes et les forêts, la France s'apprête à changer de régime et on sait Chaban-Delmas très attaché à l'Algérie française. Au moins autant qu'à la personne du général de Gaulle, qui attend son heure dans sa retraite énigmatique de Colombey. Le 13 mai 1958, Alger explose. Le processus se met en marche et il apparaît irréversible. L'affaire semble gagnée.

Pendant ce temps, le 1 er REP, toujours à Guelma, se trouve entre deux opérations héliportées. Les bilans restent impressionnants mais il semble que l'adversaire, épuisé, ne soit plus à la hauteur des légionnaires paras qui, à force de le traquer, ne débuchent plus grand gibier. Et puis le régiment est fatigué. Très fatigué. Depuis près de quatre mois, les opérations se sont enchaînées sur un rythme infernal. Il était question de partir enfin au repos au camp de Zéralda, dont les allées sont bordées de rosiers plantés sur les ordres personnels du lieutenant-colonel Jeanpierre. Mais il apparaît qu'on a encore besoin d'eux dans le djebel. Alors, comme de vieux grognards, les légionnaires grognent, ce qui ne les empêche pas de marcher toujours. Pire encore, les officiers se font écho de la fatigue de leurs hommes. Parler de repos, c'est agiter un chiffon rouge devant le taureau de combat qu'est Jeanpierre. Il s'emporte et lance aux capitaines éberlués :

 De quoi vous plaignez-vous ? Je vous fabrique de la gloire ! 

La chapelle de saint Jean et de saint Pierre

Près de lui, un homme au visage grave, sanglé dans sa tenue camouflée, se tait. Il sait mieux que nul autre le poids des souffrances de la troupe. C'est le père Louis Delarue, ancien missionnaire du Grand Nord canadien et aumônier parachutiste depuis l'Indochine. Ce prêtre-soldat n'a arrêté de « crapahuter » avec les Bérets verts du 1 er REP et les Bérets rouges du 2 e RPC, et il s'arrange toujours pour se trouver avec la compagnie qu'il devine la plus exposée. Il est un des rares à savoir combien le colonel partage toutes les fatigues de ses légionnaires.

La belle saison arrive. Les jours allongent, les rebelles se terrent sous le soleil. Le lieutenant-colonel Jeanpierre s'est juré d'extirper les derniers qui rôdent encore au nord de son terrain de chasse. Le 29 mai, dans la région de l'ouest Bou-Amhad, il lance une nouvelle opération. Il pense que ce sera une des dernières de la région. Il ne sait pas que, pour lui, ce sera la dernière et que ce jour-là il trouvera la mort dans les débris de son Alouette-PC.

Le 9 juin 1958, le 1 er REP quitte la région de Guelma, après avoir fait à son chef de poignantes obsèques militaires. Avec le lieutenant-colonel Jeanpierre, le 1 er REP a vu tomber 111 des siens et il compte 272 blessés. Jamais, de toute la guerre d'Algérie, une unité de l'armée française n'aura payé si cher une victoire que les légionnaires parachutistes dans la bataille de Guelma.

Quelques mois plus tard, on a construit une chapelle dans l'enceinte du camp de Zéralda. Mais elle n'a pas encore de saint patron. L'aumônier du 1 er REP, Louis Delarue, voit arriver quelques légionnaires paras qui lui disent :

 Père, pourquoi ne pas dédier notre chapelle à saint Jean et saint Pierre ?

 Pourquoi ?

 Mais, père, à cause du colonel Jeanpierre !

Partager cet article
Repost0
11 mai 2025 7 11 /05 /mai /2025 16:36

Le 8 mai 2025 une haie d’honneur de 80 arbres a été plantée à Véretz en la mémoire de trois soldats « sauveurs » de cathédrales, d’hier et d’aujourd’hui : Le Général Jean-Louis Georgelin pour son action pour restaurer Notre-Dame de Paris et le Colonel (US) Welborn Barton Griffith, qui, par son action héroïque, à lui seul, sauva de la destruction en 1944 la cathédrale de Chartres et le Capitaine Lucien Sarniguet des Sapeurs-pompiers de Paris qui a sauvé du feu en 1944 la cathédrale de Rouen.

Cette plantation a été réalisée sur le verger conservatoire de Véretz en collaboration avec l'association les chemins d'abondance. Au même endroit une haie de « la liberté par le courage » avait été plantée le 6 juin 2024 pour fêter le débarquement allié en Normandie.

Un arbre a été parrainé et planté ce 8 mai 2025 par les anciens de la Légion étrangère d’Indre-et-Loire en hommage au Général d’armée Michel Poulet qui nous a quittés le 21 juin 2006. Un meneur d’Hommes exigeant envers lui autant qu’envers les autres, profondément humain, qui s’adressait ainsi aux futurs officiers : « Vous rechercherez l’excellence en toutes occasions, Vous pourrez être mauvais parfois d’avoir voulu faire trop bien et trop vite, mais vous n’avez pas le droit d’être médiocres car cela signifie qu’en travaillant plus, vous auriez été bons. »

Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR
photos Éric Lemée NR

photos Éric Lemée NR

Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Plantation de l'arbre en hommage au Général d'Armée Michel Poulet le 08 mai 2025 à Véretz
Partager cet article
Repost0
11 mai 2025 7 11 /05 /mai /2025 16:31

L'AALE 37 a assisté à la commémoration du 08 mai 2025 à Montlouis-sur-Loire

Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Cérémonie du 08 mai à Montlouis sur Loire
Partager cet article
Repost0
4 mai 2025 7 04 /05 /mai /2025 20:21

Cérémonie de Camerone à Aubagne. | Élysée

Le Président Emmanuel Macron s'est rendu ce mercredi à Aubagne, au quartier Viénot, maison mère de la Légion où est basé le Commandement de la Légion étrangère, pour présider la cérémonie de Camerone.

Fête de la Légion, Camerone commémore le combat héroïque de 1863 au Mexique, devenu le symbole de l’engagement jusqu’au sacrifice. Ce jour-là, 65 légionnaires français résistèrent jusqu’à la mort face à plus de 2 000 soldats mexicains pour protéger un convoi.

Au-delà de l’hommage militaire, cette cérémonie incarne l’esprit de fraternité d’armes et de dépassement de soi, valeurs cardinales de la Légion étrangère. Elle rappelle que la grandeur réside dans le service et le mérite, et que la France sait reconnaître comme siens ceux qui la servent, quelles que soient leurs origines.

 

Commémoration de Camerone à la Légion étrangère à Aubagne.

Partager cet article
Repost0
4 mai 2025 7 04 /05 /mai /2025 18:21

L'AALE 37 a commémoré le 162e anniversaire du combat Camerone le samedi 26 avril 2025 à Chanceaux-près-Loches

Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025
Commémoration du 162e anniversaire du combat de Camerone à Chanceaux-près-Loches le samedi 26 avril 2025

Ouverture de la cérémonie par le Président de l'AALE 37 : Pierre Lorailler

Cérémonie filmée par drone par M. Philippe Bellard

Partager cet article
Repost0
4 mai 2025 7 04 /05 /mai /2025 16:51
La légion étrangère à Draché le 24 avril 2025
Partager cet article
Repost0
30 mars 2025 7 30 /03 /mars /2025 19:09
Ce 30 avril, la célébration du combat de Camerone dans les régiments, par les sections ou les compagnies en mission mais aussi au commandement à Aubagne (Bouches-du-Rhône) aura pour thème Le sang versé pour la France. « Nous réaffirmerons que le sang versé par le légionnaire est bien plus qu’un tribut : il est l’accomplissement de la fraternité d’armes et l’expression la plus noble du serment légionnaire » commente le général Cyrille Youchtchenko, à la tête des képis blancs.
Le porteur de la main
C’est le colonel Jacques Lhopitallier qui a été choisi pour porter la main du capitaine Danjou sur la voie sacrée à la « maison mère ». Ancien du 1er REP en Algérie celui-ci a ensuite commandé en second, le 2e REP. Grand’Croix de la Légion d’honneur (voir post du 9 novembre 2024), le colonel Lhopitallier est titulaire de huit citations dont trois à l’ordre de l’armée, une à l’ordre du corps d’armée, une à l’ordre de la division et trois à l’ordre de la brigade.
Le général Thierry Burkhard, chef d’état-major des armées, ancien des 2e REP, 4e RE et 13e DBLE -régiment qu’il commanda à Djibouti (20008-2010)- pourrait être présent à cette cérémonie.
 
 
Partager cet article
Repost0