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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

1er Vice-Président : SCHULLER Pierre

2e Vice-Président : Colonel FUSALBA Thierry

Secrétaire et Trésorière : THERET Nadine

 

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

 

Administrateurs :  

LEBIGRE Yannick

THERMEAU Jean-Claude

 

Contrôleur aux Comptes :

BERGEOT Dominique

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

GAUTIER Dominique

 

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Musique

14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:54

16-copie-1

 

Sur la pointe des pieds le Colonel Fédélich Georges nous a quittés,

égal à lui-même dans la discrétion et la rigueur.

Déjà, là-haut, au garde à vous, ils vous attendent.

Au revoir cher Ancien.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 11:33
Written by Constantin LIANOS    link
Tuesday, 11 December 2012 18:17

 

Eloge funèbre du général de corps d’armée Jacques LEMAIRE

par le Général d'armée Bruno DARY

(Les Invalides - le vendredi 7 décembre 2012)


Mon général, mon ancien, et, si vous le permettez, cher compagnon d’armes,

Le 11 juillet 2011, ici même aux Invalides, vous étiez élevé à la dignité de Grand Croix dans l’ordre de la Légion d’Honneur ; par cet adoubement, la France reconnaissait en vous un de ses grands serviteurs et par cet adoubement au soir de votre vie, vous entriez dans la cohorte restreinte des Français qui ont eu cet honneur : quelques chefs militaires, quelques résistants ou déportés, des Compagnons de la Libération, quelques grands hommes de lettres ou des serviteurs de l’Etat parmi les plus connus ! En deux siècles d’existence de l’Ordre, moins de 3 000 hommes et femmes ont reçu cette distinction et vous êtes moins de 100 Français à pouvoir l’arborer !

Et aujourd’hui, moins de 18 mois plus tard, vous êtes à nouveau présent pour un ultime hommage, « couché dessus le sol à la face de Dieu » et, puisque la noblesse, la grandeur et l’histoire du lieu s’y prêtent, on peut poursuivre cet ode de Péguy :

« Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,

Parmi tout l'appareil des grandes funérailles ! »

Car il en est ainsi de la vie des hommes, comme de la vie des Invalides : aux heures heureuses, succèdent les heures douloureuses, au temps des fêtes suit le temps du deuil, après la splendeur de l’été et la douceur de l’automne, vient l’hiver avec ses jours sombres.

Et aujourd’hui, mon ancien, vous retournez dans la terre qui vous a vu naître, voici près de 90 ans ; vous retournez vers cette terre charnelle, que vous avez si souvent et si bien défendue ;  vous rejoignez surtout tous vos compagnons d’armes, partis très jeunes, sans doute trop jeunes, dont la mort vous a marqué, plus que votre pudeur ne vous autorisait à le dire.

Vous rejoignez ainsi vos camarades, qui comme vous se sont engagés dans le régiment des sapeurs pompiers, et, en tant que résistant, ont participé à la libération de la Capitale en ce mois d’août 44.

Vous rejoignez vos légionnaires, tombés en Indochine, sacrifié dans l’indifférence de la nation et au cœur de la jungle indochinoise :

-         ceux du 2ème Etranger avec qui, par une mauvaise blessure au cou, vous avez failli perdre la vie ;

-         ceux de la Compagnie disciplinaire que vous conduirez au combat pour se couvrir de gloire ;

-         et surtout ceux du 2ème Bataillon étranger de parachutistes, avec qui vous allez écrire parmi les plus belles pages de l’histoire du bataillon, à tel point que vous en porterez la fourragère à titre personnel.

Vous rejoignez ceux qui sont tombés à vos côtés au cours des combats dont les noms sont inscrits désormais en lettres d’or au régiment : Nghia-Lo ; Ba Vi ; Vietri ; Phu Doan ; Na San ; la RC6 et tant d’autres !

Mais vous rejoignez aussi, votre chef, le Ces RAFFALLI, mort au combat, pour être resté une fois de trop debout face à l’ennemi, et le capitaine HAMACEK, tué à la tête de sa compagnie de combat.

Vous rejoignez aussi tous vos camarades, qui comme vous ont écrit les débuts de l’épopée des légionnaires-parachutistes, qui comme vous sont revenus meurtris d’Indochine, qui comme vous ont continué le combat en Algérie et, une fois la paix revenue, ont poursuivi leur route, et puis qui, atteints un jour par l’âge ou frappé par la maladie, ont quitté la terre des hommes, MORIN, CAILLAUD, CABIRO, LIESENFELT, BLOCH et bien d’autres !

Et puis vous rejoignez aussi ceux qui sont tombés sous vos ordres en Algérie, que ce soit à la tête du Centre d’entrainement militaire de la jeunesse algérienne ou dans les rangs du 14ème Régiment de Chasseurs Parachutistes.

Vos blessures et vos 11 titres de guerre sont suffisamment éloquents pour montrer que vous fûtes un homme d’action, et sans doute plus que cela, un homme de passion pour l’action, au point de vouloir rester toujours en pointe des combats, en première ligne des hommes des troupes d’assaut.

Vous qui avez eu une jeunesse rude, vous qui avez connu, à votre adolescence,  l’humiliation de l’occupation, vous avez, durant les 40 premières années de votre vie, forgé votre caractère à l’école de la guerre ; vous avez appris que les plus grandes réussites sont toujours du côté de la plus grande exigence ; et vous n’aurez de cesse de montrer, par votre style de commandement exigeant et même parfois rugueux, qu’au combat les erreurs dues à la bonté d’âme ou au sentiment, sont vraiment la pire des choses, car vos nombreux engagements vous ont montré que l’adversaire, lui, n’en avait guère à votre égard, à notre égard !

C’est ainsi qu’une fois la paix revenue après la tragédie algérienne, une fois les armées rapatriées dans leurs garnisons de France, vous mettrez votre sens de l’action au service de la formation des élèves et des stagiaires qui vous seront confiés ; vous allez alors avoir la passion de la formation et la passion de transmettre aux plus jeunes générations tout ce que l’expérience du combat vous a appris : d’abord à l’Ecole des troupes aéroportées de Pau, puis durant 5 ans, vous allez donner au centre d’entraînement commando de Givet ses lettres de noblesse ; vous serez désigné ensuite pour commander le lycée militaire de Saint-Cyr que vous marquerez de votre empreinte et enfin vous commanderez l’Ecole Nationale des sous-officiers d’active de Saint-Maixent, dont les élèves sont venus vous rendre ce dernier hommage.

Ces commandements en école seront entrecoupés de deux commandements de formations opérationnelles : celui du 67ème Régiment d’Infanterie d’une part, à la tête duquel vous allez vous illustrer en juin 1972, lors de la catastrophe ferroviaire de Vierzy en apportant les premiers secours et en assurant leur coordination durant les premières 48 heures en attendant que les autorités civiles prennent le relais et, puis, sommet de votre carrière de soldat et de parachutiste, vous commanderez la 11ème division parachutiste, avant de vous retirer définitivement de la vie active.

Si vous êtes restés discret durant votre retraite, sachez que votre nom et surtout votre visage restent gravés chez vos héritiers du 2ème REP, car parmi les photos qui ornent la salle d’honneur et le PC du régiment,  se trouvent ces quelque clichés mythiques d’Indochine, celui où vous êtes aux côtés de RAFFALLI, inquiets devant une liaison radio qui ne passe pas, celui de votre remise de Légion d’honneur par le général de LATTRE et celui où vous portez vous-mêmes un de vos lieutenants, grièvement blessé pour accélérer son évacuation par hélicoptère.

Mon général et mon ancien, vous qui avez connu  les tempêtes de notre pays, qui en avez connu les heures glorieuses et en avez partagé les drames, vous qui avez sacrifié beaucoup de votre vie personnelle pour le service de notre pays, vous qui avez aimé la vie et côtoyé la mort, nous tenons aujourd’hui à vous adresser un dernier hommage, pour être resté fidèle à votre parole, à votre honneur et à vos amis ; votre vie, votre sens du service, votre caractère trempé et même entier et votre exemple nous engage aujourd’hui, nous vos fils spirituels, à écouter votre voix et à suivre votre trace, pour éclairer notre chemin, celui qui nous mène à demain.

Adieu mon ancien et merci !

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:53

 

Written by Constantin LIANOS    link
Sunday, 02 December 2012 16:36

 

 

Nous vous faisons part avec regrets de l'avis de décès du général de corps d'armée (2S) Jacques LEMAIRE, Grand' croix de la Légion d'honneur, ancien lieutenant et capitaine au 2e BEP, ancien chef la 11e Division Parachutistes, est décédé au Val de Grâce, ce jour.

Les obsèques du GCA (2S) Jacques LEMAIRE auront lieu le vendredi 7 décembre 2012 à 10 heures en l'église des INVALIDES à Paris.

La cérémonie religieuse sera suivie d'un hommage au défunt, Grand'croix de la Légion d'honneur, dans la cour d'honneur .

L'éloge funèbre sera prononcé par le Général d'armée (2S) Bruno DARY.

Les membres des amicales sont invités à s'y rendre en tenue AALE ou AALP, avec décorations réglementaires.



Le président et les membres de l'AACLEM présentent leurs condoléances à sa famille et à ses proches.

Qui était le Général CA Jacques LEMAIRE ( 1923-2012 )

La 11 éme D.P.  à TOULOUSE 20 ANS D'HISTOIRE SOUVENIRS...( 1995 )

Le successeur du général Lacaze, le général Lemaire, originaire de Picardie et fier de l'être, est un personnage devenu parachutiste par l'envie que ses amis SAS, Roger Flamand étant l'un d'eux, lui ont communiquée. Sorti de la première promotion Coëtquidan tout comme le général Lacaze, promotion «Victoire», juillet 45 - 31 décembre 1945, le jeune officier Lemaire rêve de passer son brevet parachutiste. A l'Ecole d'application de l'infanterie, il demande au directeur, le général Caille, l'autorisation de satisfaire son souhait : refusé.

Et c'est au cours d'une permission que le futur général se présente à Pau en candidat libre, sans certificat médical, en retard sur une promotion ayant déjà effectué l'instruction à Aire sur Adour, et en plus argumentant une pratique bidon du parachutisme avec les Polonais. Et c'est ainsi que le seul officier de cette promotion prise en route se retrouve en tête de stick, à la porte du Junker 52. Le patron de l'ETAP était Château-Jobert dit Conan et qui devint le légendaire colonel, le lieutenant Bauer le patron de promotion de notre élève.

Huit sauts étaient nécessaires à l'époque ; par manque de temps, l'élève Lemaire en effectua cinq le dernier jour, et put rejoindre fièrement les cours de l'Infanterie : Brevet n°7798 du 2 octobre 1946 en poche.

En Indochine où il fit deux séjours au BEP, le général fut un des proches du commandant Raffalli et il reçut devant sa compagnie la Légion d'Honneur des mains du général de Lattre de Tassigny.

A un camarade de promotion en place à l'Elysée, le général Lemaire durant son commandement de la D.P., 1979-1981, fit remarquer que jamais un président n'était venu fêter la Saint-Michel avec les parachutistes. L'idée avait séduit le président Giscard d'Estaing et en septembre 1980 fut montée une grande "manip" à Caylus. Le président a eu l'amabilité de dire que c'était formidable, et qu'il était content de savoir que la France avait une division parachutiste de grande qualité. Les parachutistes n'avaient jamais eu la visite et la reconnaissance officielle du chef de l'Etat ; l'évènement ne s'est pas reproduit.

Extraits d’un article du Gl Godinot dans une revue militaire.

Quelques unes de ses affectations

2 ème BEP en Indochine ( avec Lacaze, Hélie de Saint Marc, Fayette, Linon....)

Algérie 1957: il est officier communication du général Massu

Affecté à l'école des troupes aéroportées au début des années 60

Commandant le CEC de Givet de 1965 à 1970

Dans les années 70  il a commandé 67e R.I. à Soissons

Le lycée militaire  de Saint Cyr l'école

L'ENSOA à Saint Maixent

Il a été l'adjoint du général Lacaze en 1978

Puis il a commandé la 11ème DP de 1979 à 1981

Il a terminé sa carrière comme adjoint au commandant de la région Terre de Bordeaux

Il était Grand croix  de la LH  (décret du 5 mai 2011 ) remise aux Invalides

Au revoir Monsieur Légionnaire

avec l'aimable colaboration de Jean Noël FERRET

Le général Lemaire a toujours été très discret sur sa carrière et personnellement je ne dispose pas de documents très originaux.

Dans les archives  de l'ECPA  j'ai retrouvé une photo  de la remise de décorations ( LH pour les officiers ) par le maréchal De Lattre lors de la prise d'arme  de Ninh-Giang   organisée après les combats de Nghia-Lo à la quelle a participé le 2 eme BEP ( dont la 3 ème compagnie commandée par le lieutenant J.Lemaire  à automne 1951 ) ;  Le lt Lemaire est le 2 ème récipiendaire en partant de la gauche ) . Ceux qui l'ont bien connu le reconnaîtront facilement.


Photo  de la remise de la LH ( chevalier ) aux officiers subalternes  du 2 eme BEP.

Le lieutenant Lemaire est à droite de l'officier décoré par le maréchal. Cette photo est consultable sur le site de l'ECPA :

http://www.ecpad.fr/prise-darmes-de-nih-giang-et-remise-de-decoration-aux-vainqueurs-de-nghia-lo-par-le-general-de-lattre-de-tassigny

On retrouve le récit des combats de Nghia-Lo avec la participation du 2 eme BEP ainsi que les noms des commandants d'unité ( dont les noms de ceux qui apparaissent sur la photo sur Wikipedia); J'ai entendu parler d'eux mais je ne les ai jamais rencontrés personnellement; je ne suis pas en mesure de les nommer précisément.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Nghia_Lo

Lieutenant- colonel (er) Constantin LIANOS

Président de l'AACLEM

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 20:48
Written by Constantin LIANOS    link
Friday, 30 November 2012 12:07

 

VERSION PRONONCEE

Discours

du Président Valéry GISCARD d’ESTAING

lors de la cérémonie de transfert des cendres du Général Bigeard au Mémorial des guerres en Indochine de Fréjus.

Camp militaire Lecoq

---

20 novembre 2012

Madame Marie- France Bigeard,

Monsieur le Ministre de la Défense,

Monsieur le Ministre délégué chargé des anciens combattants,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires et les élus,

Messieurs les anciens Ministres de la Défense,

Messieurs les Officiers Généraux,

Madame la Présidente de la Fondation Général Bigeard

Officiers, sous-officiers, légionnaires et soldats


Un ordre du jour émouvant vient d’être lu, comme c’est la règle, par Monsieur le Ministre de la Défense, que je salue cordialement.

Au cours de cette cérémonie, impressionnante et émouvante, le Gouvernement et l’Armée de Terre, mais aussi comme l’a écrit Victor Hugo, « un peuple entier », viennent rendre au Général Bigeard les honneurs qui lui sont dus.

Si, comme vous, avec vous, je suis venu accueillir l’arrivée de ses cendres dans cette terre militaire, c’est pour deux motifs : la reconnaissance en tant qu’Ancien Président de la République et la fidélité.

Le Général Bigeard a rendu de grands services à notre pays par ses actions d’éclat militaires. Lorsqu’il a sauté pour la deuxième fois sur la cuvette de Dien Bien Phu à la tête du 6ème BPC, le 16 mars 1954, chacun sentait que la fin du siège était proche. En venant rejoindre ses frères d’armes, il savait qu’il se condamnait à la mort ou à la captivité, cette captivité cruelle et humiliante qui a enchaîné 11.700 prisonniers, dont seulement un peu plus de 3000 sont revenus.

Je ne connaissais pas Marcel Bigeard.

Ma première rencontre avec lui a eu lieu dans la Cour des Invalides, le 27 Septembre 1974, lorsque je lui ai remis les insignes de Grand-Croix de la Légion d’Honneur. Il était devant moi, au garde à vous, en tenue de service.

Conformément à la règle il ne portait pas de décoration, mais je voyais briller sur sa croix de guerre, dans le souvenir que je gardais de sa célèbre photo, les palmes et les étoiles de ses vingt-cinq citations.

Lorsque je lui ai donné l’accolade, ce geste n’était pas conventionnel. J’ai eu le sentiment d’étreindre le dernier grand soldat de notre histoire militaire.

Certes il y aura toujours des officiers, des sous-officiers et des soldats courageux dans nos forces armées, comme en témoignent l’opération de Kolwezi et les actions en Afghanistan. Mais le changement d’époque n’offrira plus à personne, sans doute, de déployer son courage au service de son pays pendant 23 années consécutives sur les terrains de la France, d’Extrême Orient et d’Afrique.

De même que la victoire du 11 Novembre 1918 restera la dernière victoire militaire de la France dans un conflit mondial où elle exerçait le commandement des Armées alliées, de même le courage et le dévouement de Marcel Bigeard à toutes les causes où la France était engagée, feront de lui, le dernier soldat emblématique de notre histoire.

*

*         *

Je me suis souvenu de lui en 1975 lorsque notre armée traversait un malaise profond. En raison sans doute des économies excessives de fonctionnement décidées sous la Présidence précédente pour gager la mise en place des forces de dissuasion, des failles apparaissaient dans la discipline d’une armée qui était encore une armée de conscription, assujettie au service militaire. Des incidents éclataient dans les casernes, et à la gare de l’Est, lors des départs de train de permissionnaires …

J’ai fait venir Bigeard à l’Elysée.

Je lui ai parlé seul à seul en lui donnant pour mission de rétablir le moral et la discipline de notre Armée.

Il m’a répondu :

« Vous êtes Chef des Armées, je n’ai pas à discuter. Je suis prêt à assumer la mission que vous voulez me confier ».

Et je l’ai nommé Secrétaire d’Etat à la Défense.

Il est revenu me voir le 4 Août 1976 pour me dire :

« J’ai accompli ma mission. Je vous demande de me laisser partir ».

Il avait effectivement rempli sa tâche : la discipline avait été rétablie, la condition militaire revalorisée, et l’Armée avait retrouvé son allure.

Car Marcel Bigeard n’était pas seulement un combattant, mais aussi un organisateur, et surtout un entraîneur d’hommes.

*

*         *

La reconnaissance, mais aussi la fidélité !

Je l’ai revu plusieurs fois par la suite, à Paris et à Toul. Il m’envoyait chacun des ses livres, et m’écrivait des lettres d’encouragement. Quelques jours avant sa mort, j’ai entendu sa voix au téléphone. Il était à l’hôpital, toujours plein d’allant et d’optimisme.

Je ne l’ai retrouvé qu’un peu plus tard, dans son cercueil, déposé dans la Cathédrale de Toul.

J’ai dit alors : « Les vieux soldats ne meurent jamais, ils s’effacent seulement à l’horizon ». Cet horizon aujourd’hui est celui du Mémorial des guerres en Indochine de Fréjus, où il est venu rejoindre beaucoup de ses camarades, qui ont participé aux mêmes combats, et été associés aux mêmes exploits.

Vous tous, ses compagnons d’armes, vous jeunes soldats, sous-officiers et officiers, vous jeunes officiers de la promotion « Général Bigeard » de l’Ecole Militaire Interarmes, quand vous vous souviendrez de cette cérémonie, rappelez vous la belle épitaphe du poète :

« Ici reposent les cendres et la semence de Marcel Bigeard »

- les cendres appelées à se confondre avec la terre de notre pays, mais aussi la semence, c'est-à-dire son courage, et son dévouement et surtout, bien qu’il soit déjà trop loin pour que nous puissions l’entendre, l’enthousiasme qui faisait battre son cœur pour toutes les grandes causes de la France.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 19:15

Source, journal ou site Internet La croix

Date : 20 novembre 2012

Auteur :  Antoine Fouchet


Deux ans après sa mort, les restes de l’ancien commandant des parachutistes coloniaux sont transférés, mardi 20 novembre, au mémorial des guerres d’Indochine de la cité varoise. L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing était sur place pour rendre hommage à son ancien ministre. Les cendres du général Marcel Bigeard ont été transférées mardi 20 novembre au mémorial des guerres d’Indochine à Fréjus (Var), lors d’une cérémonie d’hommage en présence de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian et du ministre délégué aux anciens combattants Kader Arif. Cette cérémonie est l’aboutissement de deux ans de controverses sur la destination des restes de l’ancien résistant et baroudeur des guerres coloniales, devenu secrétaire d’État à la défense de Valéry Giscard d’Estaing, puis député et écrivain.

De Dien Bîen Phu à  Alger

Commandant des parachutistes coloniaux, Marcel Bigeard a attaché son nom à la guerre d’Indochine, notamment à la chute de Dien Bîen Phu, puis à la guerre d’Algérie, surtout à la bataille d’Alger. Longtemps plus tard, au début des années 2000, après les révélations du général Paul Aussaresses sur l’existence de la torture, il a justifié l’usage de cette dernière en Algérie comme « un mal nécessaire », tout en affirmant ne l’avoir jamais pratiquée lui-même.

Il souhaitait que ses cendres soient dispersées

Avant de mourir le 17 juin 2010, dans son domicile à Toul (Meurthe-et-Moselle), à l’âge de 94 ans, Marcel Bigeard avait souhaité que ses cendres soient dispersées au-dessus de Dien Bîen Phu. Mais ses dernières volontés s’étaient heurtées au refus des autorités vietnamiennes. L’urne contenant ses restes était, depuis, entreposée au crématorium de Nancy.

Transfert aux Invalides compromis

Fin 2011, le gouvernement Fillon annonçait leur transfert à  l’Hôtel des Invalides, où reposent les gloires de l’armée française. En réaction, des élus souvent proches du PCF, des associations et des intellectuels de gauche avaient aussitôt fait circuler une pétition pour s’opposer à cet hommage, en raison du rôle joué par le général lors de la guerre d’Algérie. Plusieurs officiers supérieurs et députés UMP soutenaient au contraire le transfert aux Invalides, estimant que Marcel Bigeard avait été « un grand chef militaire ». Après l’élection de François Hollande à la présidence de la République, Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre de la défense, a essayé de trouver une solution en concertation avec la famille du défunt. S’est alors imposée l’idée de transférer Marcel Bigeard au côté de ses compagnons d’armes d’Indochine, à Fréjus. Des personnalités de gauche ont de nouveau manifesté sur Internet leur hostilité à tout hommage officiel au général Bigeard.

À Fréjus, les corps de milliers de soldats

La cérémonie s’est déroulée à midi sur le site de la nécropole nationale qui abrite les corps de milliers de soldats morts en Indochine. La date retenue, mardi 20 novembre, est la date anniversaire de l’opération Castor, au cours de laquelle Bigeard a sauté en 1953 sur Dien Bîen Phu à la tête de ses parachutistes.

Hommage de Giscard à  son ex-ministre

Valéry Giscard d’Estaing a, avant l’inauguration d’une stèle, prononcé un discours en hommage à celui qu’il avait appelé au gouvernement, en janvier 1975, pour mener des réformes au sein des armées, gagnées par la contestation face à une condition militaire jugée détériorée. Cette mission ministérielle dura une année. Marcel Bigeard fut ensuite député UDF de Meurthe-et-Moselle de 1978 à 1988. Après quoi, il se retira dans sa maison de Toul, où il écrivit des ouvrages racontant sa carrière militaire ou proposant ses réflexions sur l’évolution de la France. Ses funérailles ont eu lieu en la cathédrale de Toul, le 21 juin 2010.

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 09:12

Le Président Pierre LORAILLER à la tête d’une délégation d’Anciens de l’Amicale

représentera la Communauté Légionnaire

 

aux obsèques du Chef d’Escadrons (er) Georges HUGUENET

 

le mardi 10 avril à 15h00

en l’Eglise de Nantilly à SAUMUR.

 

Cet officier a effectué une grande partie de sa carrière à la Légion Etrangère

notamment au 1er Régiment de Cavalerie.

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