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Présentation

  • : Le blog de l'Amicale des Anciens de la Légion Etrangère d'Indre-et-Loire
  • : Ce blog présente toutes les activités de l'Amicale. Vous êtes invités à transmettre vos textes et photos pour enrichir ce blog soit en contactant le Président soit en écrivant à zeraldavert@gmail.com
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Profil

  • AALE 37
  • Pierre LORAILLER 
- Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES 
- Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 
- Délégué AALP Région Centre.
  • Pierre LORAILLER - Ancien Caporal au 1er R E P et de la Police Militaire à SIDI BEL ABBES - Président de l’AALE d’Indre et Loire depuis le 01/01/2003 - Délégué AALP Région Centre.

A.A.L.E. 37

Buts : Entretenir et développer les sentiments de camaraderie et de solidarité qui caractérisent la Légion Etrangère.

Pérenniser le souvenir du Combat de Camerone.

 

Président :

LORAILLER Pierre

Mail : zeraldavert@gmail.com

 

Composition du bureau directeur :

Président d’Honneur : Général de Brigade (2S) BREUILLE Eric (Ancien Chef de Corps du 1er REG)

Vice-Président : BERTHE Francis  (Ancien du 2ème REP)

Secrétaire et Trésorière : Mlle THERET Nadine

 

Administrateurs :  

DUPUIS Rémi

LEBIGRE Yannick

 

Contrôleur aux Comptes :

Lieutenant-Colonel LANGUIN Jean-Paul 

Adjoint : BARRE Jean

 

Porte-drapeaux :

BENYAHIA Hikmat

SPEGAGNE Dominique 

 

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Musique

30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 18:52

Éditorial du COM.LE du Képi blanc N° 764

Ambassadrice, voilà bien un qualificatif qui caractérise la musique de la Légion étrangère depuis sa création. Allons plus loin et parlons même d’ambassadrice extraordinaire. L’obtention d’un disque d’or, trois mois après avoir enregistré l’album intitulé Héros en témoigne. Une légitime fierté en découle, étant la seule musique militaire à avoir jamais reçu ce titre convoité. Sollicité tout au long de l’année, le légionnaire musicien participe directement au rayonnement de la Légion étrangère, de l’armée de Terre et de la Défense, aussi bien en France qu’à l’étranger où il est tout particulièrement porteur d’une image emblématique. Si le grand public ne le voit et l’admire qu’à la parade, ce musicien en képi blanc est avant tout un légionnaire “venu volontaire”, et donc un combattant dont l’histoire est indissociable de celle de la Légion !

En effet, le musicien est le moins connu mais paradoxalement sans doute aussi le plus applaudi des légionnaires. “L’ambassadrice de la Légion étrangère”, toujours mystérieuse et toujours très sollicitée, demeure reconnaissable entre toutes. Unique en son genre, la Musique de la Légion étrangère possède une originalité qui ne limite pas son répertoire au seul et néanmoins célèbre refrain du Boudin. Du pas lent et majestueux, au port bas de ses tambours, en passant par le son aigu de ses fifres ou l’éclat de son chapeau chinois dont les queues de cheval évoquent ses origines turques, la musique de la Légion étrangère et ses légionnaires possèdent bien des secrets.

À l’origine, “le rôle des musiques militaires était à la fois d’effrayer l’ennemi, d’assurer par ses tambours et ses clairons la transmission des ordres dans la bataille, d’exciter la troupe et de rehausser l’éclat des défilés”.

Car les musiciens furent d’abord des soldats. Et à la Légion étrangère, ils le restent. Aujourd’hui encore, si les moyens de combat ont bien changé, la musique conserve sa place en tête des défilés, honneur jadis réservé aux combattants d’élite. Le musicien est recruté comme un combattant débarqué, au même titre que tous les légionnaires, avant de devenir tambour ou clairon. Tout au long de l’année, ces musiciens répètent leurs gammes plusieurs heures par jour. Mais ils n’oublient pas non plus d’entretenir leur fond de sac opérationnel au cours du mois de janvier qu’ils passent chaque année sur le terrain ou en ferme pour s’entraîner au tir et au combat.

Il n’est pas anodin que ce soit un musicien, le tambour Laï de la 3e compagnie du Régiment étranger au Mexique, qui ait fait le premier récit du combat de Camerone au colonel Jeanningros quand la colonne de secours arriva sur les lieux du combat, le 1er mai 1863 à l’aube. Grièvement blessé de sept coups de lance et de deux balles, laissé pour mort, il avait réussi pendant la nuit à s’extraire du tas de cadavres puis à se trainer sur la route de Chiquihuite. À la vue de ses camarades, il articula ces quelques mots : “Je suis le seul de la 3e compagnie…” Il fut décoré de la Légion d’honneur et sa croix est aujourd’hui conservée au Musée de la Légion à Aubagne.

Nos musiciens ont repris leurs instruments et répètent avec rigueur pour préparer Camerone. C’est dans quelques semaines. La cérémonie sera marquée par le centenaire du déclenchement de la Grande Guerre. Le thème retenu est celui “Des étrangers au service de la liberté”. Dans cette période riche et douloureuse de l’Histoire de France, la Légion étrangère a écrit des pages magnifiques d’héroïsme. De nombreux étrangers ont choisi de combattre dans le camp de la liberté. La Légion compte dans ce conflit, six mille morts et disparus sur les quarante-cinq mille hommes engagés. La Musique de la Légion y prit part, ses musiciens devenant brancardiers pour les plus âgés ou simples combattants dans les régiments de marche pour les autres.

Le 30 avril prochain, en hommage à tous ces volontaires de 1914, ce sont trois légionnaires qui seront mis à l’honneur pour porter et escorter la main du capitaine Danjou. Trois étrangers qui se sont engagés pour servir ce pays qui n’était pas le leur : le lieutenant-colonel Zlatko Sabljic, accompagné par le major Cristobal Ponce y Navarro et le caporal-chef Joaquim Da Silva. Solennellement, ils remonteront la voie sacrée accompagnés des pionniers et de la musique de la Légion étrangère.

Au son des fifres et tambours, les légionnaires musiciens apporteront ce supplément d’âme indispensable pour partager l’intensité de la cérémonie.

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